jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2107385 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DURAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Durand, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en le munissant dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la légalité externe :
- les décisions contestées ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
Sur la légalité interne :
- le refus de titre de séjour est contraire à l'article L.310-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision est contraire aux articles L. 313-11 7° et L. 313-14 de ce code ainsi qu'à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation ;
- elle méconnaît la circulaire du 28 novembre 2012 ;
- l'obligation de quitter le territoire est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et de ses conséquences sur sa situation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est privée de base légale par suite de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire ;
Par un mémoire en défense enregistré le 27 janvier 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, de nationalité albanaise, est entré en France le 29 juin 2016 selon ses déclarations et y réside depuis lors avec son épouse et leurs trois enfants mineurs. Il a sollicité, le 9 juillet 2019, son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale et comme salarié. Par arrêté du 28 avril 2021, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de ces décisions et le réexamen de sa situation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs :
2. En premier lieu, la directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Haute-Garonne, signataire de l'arrêté contesté, a reçu délégation pour prendre les décisions relatives au séjour et à la police des étrangers, par arrêté du 15 décembre 2020 publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n°31-2020-290. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / () ". Aux termes du 10ème alinéa de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I, sans préjudice, le cas échéant, de l'indication des motifs pour lesquels il est fait application des II et III ".
4. Il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet de la Haute-Garonne a visé les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a fait application ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également retracé les principaux éléments de la situation familiale et professionnelle de M. B, en indiquant les raisons pour lesquelles il a considéré qu'il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour et devait être éloigné du territoire. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour opposée à M. B comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement. Par suite, l'obligation de quitter le territoire, qui en l'espèce, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, est également suffisamment motivée. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui rappelle la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des risques personnels en cas de retour dans son pays d'origine, est suffisamment motivée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et notamment des termes des décisions contestées que celles-ci auraient été prises sans examen réel et sérieux de la situation du requérant.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L.313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : "Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié " () ".
7. Il ressort de la décision attaquée que le préfet s'est fondé à tort sur l'absence de contrat de travail visé par " les services compétents ", alors qu'il lui revient, dans le cas d'une demande d'autorisation de travail pour un étranger déjà présent sur le territoire national, d'instruire lui-même ou de faire instruire une telle demande, comme le prévoit l'article R.5221-15 du code du travail. Toutefois, le préfet s'est également fondé à la fois sur l'absence de demande d'autorisation de travail présentée par l'employeur et sur le défaut de visa de long séjour. Ces seuls motifs, dont la réalité n'est pas contestée par le requérant, sont de nature à justifier légalement le refus de titre de séjour opposé par le préfet sur le fondement de l'article L.313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit par suite être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
9. M. B fait valoir qu'à la date de la décision contestée, il réside en France depuis quatre ans et dix mois, avec son épouse et leurs trois enfants mineurs, âgés de 11 ans, 7 ans et 2 ans et demi. Le couple, qui est locataire d'un logement, déclare ses revenus à l'administration fiscale depuis la première année et justifie d'une bonne intégration dans la société française, attestée par plusieurs témoignages émanant des travailleurs sociaux qui les ont accompagnés, de professionnels scolaires ou de collègues de travail. Les deux enfants aînés sont scolarisés depuis quatre ans et se montrent motivés et assidus, tandis que l'épouse de M. B a suivi des cours de français lui permettant d'atteindre un niveau intermédiaire. L'insertion professionnelle de M. B, qui a bénéficié d'une promotion en 2020, est démontrée par les pièces du dossier. Toutefois, les seuls liens familiaux de M. B en France sont constitués par son épouse, qui est également en situation irrégulière, et ses enfants. Alors même que M. B n'a plus de famille en Albanie, sa mère et son frère s'étant installés en Grèce, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la cellule familiale ne pourrait s'y reconstituer et les enfants y poursuivre leur scolarité. Dès lors, la décision contestée ne porte pas au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit ainsi être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".
11. Il ressort des pièces du dossier que M. B a une formation de maçon acquise en Albanie, a passé le permis CACES pour conduire les engins de chantier, travaille depuis octobre 2016 comme ouvrier du bâtiment, et qu'il est employé depuis septembre 2017 par l'entreprise Solebat, qui a transformé son contrat en contrat à durée indéterminée en 2018 et l'a promu chef d'équipe en juillet 2020. Ainsi, l'un des motifs de la décision contestée, fondé sur l'absence de qualification et d'expérience professionnelles significative est erroné. Toutefois, ainsi que l'indique la décision contestée, ces circonstances ne constituent pas des motifs exceptionnels justifiant que la situation de M. B soit régularisée au titre du travail. Par ailleurs, les conditions de séjour de la famille B telles qu'exposé au point 9, ne caractérisent pas non plus des motifs humanitaires ou exceptionnels ouvrant droit à une régularisation au titre de la vie familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit par suite être écarté. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. B et des conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle doit être également écarté.
12. En quatrième lieu, M. B ne peut utilement invoquer les dispositions de la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui sont dépourvues de toute portée normative.
En ce qui concerne l'obligation de quitte le territoire :
13. En premier lieu, aucun moyen invoqué à l'encontre du refus de titre de séjour n'étant retenu par le présent jugement, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
14. En deuxième lieu, pour les mêmes raisons que celles exposées au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les raisons exposées au point 11, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur la situation personnelle du requérant doit être également écarté.
15. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
16. M. B fait valoir que ses enfants aînés, âgés de 11 et 7 ans, sont scolarisés depuis quatre ans à la date de la décision contestée. Toutefois, alors même que le cadet n'a été scolarisé qu'en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces enfants ne pourraient poursuivre leur cursus scolaire hors de France. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :
17. Aucun moyen invoqué à l'encontre du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire n'étant retenu par le présent jugement, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de ces décisions ne peut qu'être écarté.
Sur les autres conclusions :
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 28 avril 2021 doivent être rejetées. Par suite, les conclusions à fin d'injonction, comme celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Durand et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Carthé Mazères, présidente,
Mme C, magistrate honoraire,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
La rapporteure,
C. C
La présidente,
I. CARTHE MAZERES
Le greffier,
B. ROETS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
la greffière en chef,
ou par délégation, la greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026