jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2107401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CANADAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 décembre 2021, M. D C, représenté par Me Canadas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", ou tout autre titre de séjour à la suite du jugement à intervenir ;
4°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans le délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui verser sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
- l'auteure de l'acte est incompétente dès lors qu'elle ne disposait pas d'une délégation de signature lui permettant de signer l'arrêté contesté ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'incompétence négative du préfet qui s'est estimé en situation de compétence liée par l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle procède d'une inexacte application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
- elle est dépourvue de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense du préfet de la Haute-Garonne a été enregistré le 12 octobre 2022 et n'a pas été communiqué.
Par ordonnance du 28 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 14 octobre 2022.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Quessette, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien, né le 28 mars 1992, déclare être entré en France le 24 août 2018, sans toutefois en apporter la preuve. Le 3 août 2021, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Sa demande a été examinée sur le fondement des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par un arrêté du 16 novembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer le certificat de résidence sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision en date du 24 mai 2022, postérieure à l'introduction de la requête, M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, les conclusions tendant à ce que soit prononcée l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant sont devenues sans objet et il n'y a pas lieu de statuer sur sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
3. Par un arrêté en date du 20 septembre 2021, publié le lendemain au recueil n° 31-2021-325 des actes administratifs spécial de la préfecture de la Haute-Garonne, le préfet de ce département a donné délégation à Mme E B, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions relatives au refus d'admission au séjour des étrangers et mesures d'éloignement. L'arrêté attaqué entre dans le champ matériel de la délégation de signature accordée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence :
4. En premier lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen réel et sérieux de la situation de M. C, qui a, au contraire, été explicitement décrite dans l'arrêté attaqué. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen de l'incompétence négative du préfet doit ici être également écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 7° au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".
6. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tout élément permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif ou non à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. M. C, qui est de nationalité algérienne, ne peut pas, en tout état de cause, invoquer utilement les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne lui sont pas applicables, et doit être entendu comme soutenant que les stipulations précitées ont été méconnues. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui a levé le secret médical, a été victime d'un incendie en août 2020 et souffre de brûlures sur la moitié de sa surface corporelle. Le 8 octobre 2021, le collège des médecins de l'OFII a rendu un avis, versé au dossier, aux termes duquel il a estimé que l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que, au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Si, par un certificat médical du 27 septembre 2022, le médecin du service de chirurgie plastique et des brûlés de l'hôpital de Rangueil, à Toulouse, qui assure le suivi du requérant, affirme que son état de santé nécessite des soins pour une période de dix-huit mois, minimum, ce document ne contredit pas l'affirmation selon laquelle l'absence de soins ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. De plus, si M. C se prévaut d'un certificat médical du 7 décembre 2021 et de deux attestations médicales des 26 décembre 2021 et 6 février 2022 indiquant respectivement l'indisponibilité des chirurgies réparatrices et l'absence de traitement et de soins en Algérie, ces éléments ne sont pas par eux-mêmes de nature à remettre en cause l'analyse du collège des médecins de l'OFII selon lequel le défaut de prise en charge médicale de l'intéressé ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, ni ce certificat médical ni ces deux attestations médicales, ni aucune autre pièce versée au dossier par le requérant, ne sont susceptibles de faire présumer que le défaut de prise en charge médicale entraînerait pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et, par suite, ne remettent utilement en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché sa décision d'une méconnaissance des stipulations précitées de l'accord franco-algérien et d'une erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
8. En troisième lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Selon les stipulations de l'article 8 de cette convention : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Sont inopérants, devant le juge de l'excès de pouvoir, les moyens de légalité interne qui, sans rapport avec la teneur de la décision, ne contestent pas utilement la légalité des motifs et du dispositif de la décision administrative attaquée. Par suite, un requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance de ces stipulations à l'encontre d'un refus de titre de séjour en qualité d'étranger malade, sauf dans le cas où l'autorité qui édicte cette décision examine elle-même la possibilité de mauvais traitements et d'une atteinte au droit à la vie privée et familiale.
10. Comme mentionné au point 1, la demande de titre de séjour a été présentée par M. C en raison de son état de santé. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour refuser au requérant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé exclusivement sur le fait que M. C ne remplissait pas les conditions prévues par ce texte. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont sans rapport avec la teneur de la décision et doivent donc être écartés comme inopérants. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. C a vécu l'essentiel de sa vie en Algérie, où réside sa famille, en la personne de ses parents, ses trois sœurs et ses deux frères. Le requérant est, à la date de l'arrêté attaqué, sans emploi, célibataire et sans charge de famille. Il ne justifie ni de liens ni d'une intégration particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision litigieuse a été prise.
11. En quatrième lieu, M. C ne peut utilement invoquer les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour qui, par elle-même, ne fixe aucun pays de destination. Le moyen tiré de la violation de ces stipulations doit donc en tout état de cause être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour à l'encontre de celle portant obligation de quitter le territoire français.
13. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C serait exposé au risque d'être soumis à des traitements inhumains ou dégradants, procédant notamment d'une absence de soins ou de prise en charge médicale en cas de retour en Algérie. Le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui est en tout état de cause inopérant dès lors que l'obligation de quitter le territoire français ne fixe par elle-même aucun pays de destination, ne peut ainsi qu'être écarté.
14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 10, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision du 16 novembre 2021 l'obligeant à quitter le territoire français a porté une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. Pour les mêmes motifs et en l'absence de tout élément circonstancié à l'appui de sa requête, M. C ne saurait soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché sa décision portant obligation de quitter le territoire français d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
16. Les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégales, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays d'éloignement est dépourvue de base légale doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 novembre 2021. Sa requête doit donc être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions du requérant à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme sollicitée par l'avocat du requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Jérôme Canadas.
Délibéré après l'audience du 2 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Bernos, premier conseiller,
M. Quessette, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
Le rapporteur,
L. QUESSETTE
Le président,
P. GRIMAUD La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026