mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200127 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RASOAVELOSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2022, Mme C B, représentée par Me Rasoaveloson, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 9 novembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Garonne a retiré son agrément d'assistante maternelle ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Haute-Garonne de la munir, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, d'une attestation tenant lieu d'agrément, valable jusqu'à la délivrance de l'agrément définitif ;
3°) de condamner le département de la Haute-Garonne au paiement d'une somme de 30 000 euros en réparation des préjudices causés par ladite décision ;
4°) de mettre à la charge du département de la Haute-Garonne le paiement d'une somme de 2 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- son illégalité lui a occasionné des troubles dans ses conditions d'existence.
Par deux lettres des 13 janvier et 20 avril 2022, le tribunal a invité Mme B à produire dans un délai de quinze jours, les pièces n° 1 à 18 annoncées dans sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".
2. Aux termes de l'article R. 412-2 du code de justice administrative : " Lorsque les parties joignent des pièces à l'appui de leurs requêtes et mémoires, elles en établissent simultanément un inventaire détaillé. Sauf lorsque leur nombre, leur volume ou leurs caractéristiques y font obstacle, ces pièces sont accompagnées d'une copie. Ces obligations sont prescrites aux parties sous peine de voir leurs pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. () ".
3. Par une décision du 9 novembre 2021, le président du conseil départemental de la Haute-Garonne a retiré, sur le fondement de l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, l'agrément en qualité d'assistante maternelle de Mme C B, au motif principalement que les conditions d'accueil ne garantissaient pas la sécurité des enfants accueillis. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cette décision et la condamnation du département de la Haute-Garonne au paiement d'une indemnité de 30 000 euros en réparation des préjudices subis.
4. En premier lieu, en dépit des demandes de production, mises à disposition du conseil de la requérante au moyen de l'application " Télérecours " les 13 janvier et 20 avril 2022, Mme B n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, produit les pièces annoncées dans sa requête. Dès lors, ces pièces, à savoir notamment diverses attestations de tiers et photographies du logement de l'intéressée, ne peuvent qu'être écartées des débats.
5. En deuxième lieu, si la requérante soutient que la décision de retrait d'agrément est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte et d'un défaut de motivation, ces moyens de légalité externe ne peuvent qu'être écartés comme manifestement infondés au sens du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative dès lors, d'une part, que Mme D A, cheffe du service modes d'accueil à la direction adjointe protection maternelle et infantile de la direction enfance et famille du conseil départemental de la Haute-Garonne et signataire de la décision attaquée, bénéficie, en vertu d'un arrêté de délégation du 6 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département du même mois, d'une délégation de signature du président du conseil départemental dans le cadre de ses attributions et compétences, d'autre part, qu'il résulte de ce qui a été exposé au point 3 que ladite décision comporte les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement.
6. En troisième et dernier lieu, si Mme B soutient que la décision de retrait d'agrément a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ces moyens ne peuvent qu'être écartés comme n'étant assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien au sens du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en l'absence de toute pièce venant à leur soutien.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de Mme B doivent être rejetées par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que, par voie de conséquence, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions indemnitaires, ses conclusions aux fins d'injonction, ses conclusions indemnitaires et celles présentées en matière de frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B.
Fait à Toulouse, le 4 juillet 2023.
Le président de la 1ère chambre,
J-C. TRUILHÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026