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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200293

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200293

mardi 7 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200293
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDURAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2022, M. C A, représenté par Me Durand, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2021 par lequel la préfète du Tarn lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens ainsi qu'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la même somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

L'ensemble des décisions :

- ont été prises par une autorité incompétente ;

- sont entachées d'un défaut de motivation en droit et en fait ;

- ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

La décision portant refus de séjour :

- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

La décision fixant le pays de destination :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'une erreur de droit en tant que la préfète s'est crue liée par les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile ;

- méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L.721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile eu égard aux risques encourus dans son pays d'origine.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 décembre 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance en date du 8 décembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 23 décembre 2022 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant chinois, né le 10 mai 1974 à Fujian (Chine), est entré en France une première fois en septembre 2008 sous couvert d'un visa Schengen de sept jours délivré par les autorités consulaires allemandes. A la suite du rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, il a fait l'objet d'une première obligation de quitter le territoire français le 11 janvier 2010 par le préfet de police de Paris. A la suite d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour au titre de l'insertion professionnelle, il a fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français le 13 août 2019 par le préfet du Tarn. Le 25 octobre 2021, il a déposé une nouvelle demande d'admission exceptionnelle au séjour à la fois au titre de la vie privée et familiale et au titre de l'insertion professionnelle auprès de la préfète du Tarn en se prévalant de sa relation de concubinage avec une compatriote en situation régulière et d'une promesse d'embauche en qualité de chef sushi. Par un arrêté en date du 22 décembre 2021, la préfète du Tarn a refusé de l'admettre au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination, aux motifs qu'il ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'en particulier il n'établissait pas sa relation de concubinage avec sa compatriote Mme E qui se déclarait domiciliée en Seine-Saint-Denis, il ne justifiait pas sa présence continue en France de 2012 à 2017 et s'il produisait une promesse de contrat de travail à durée indéterminée avec une société de restauration à Albi pour un poste de cuisinier, il ne démontrait pas une antériorité dans l'emploi significative, que, compte tenu de l'absence de lien familial avéré en France et de la présence d'une enfant majeure en Chine, il n'était pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et qu'il n'établissait pas être exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. M. A demande l'annulation de cet arrêté dans toutes ses dispositions.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il n'y a pas lieu, en l'absence d'urgence, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'ensemble des décisions :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, qui disposait d'une délégation accordée par la préfète de ce département par un arrêté du 1er décembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer notamment les refus de titre de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, il résulte de la motivation, décrite au point 1, de l'arrêté du 22 décembre 2021 que les décisions contenues dans l'arrêté comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, l'arrêté attaqué doit être regardé comme suffisamment motivé.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Et aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour () ". Le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces dispositions auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.

6. M. A soutient que les décisions contenues dans l'arrêté du 22 décembre 2021 sont entachées d'un vice de procédure au regard des dispositions précitées du 4° de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. Toutefois, d'une part, le moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant en tant qu'il est dirigé contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. D'autre part, s'agissant de la décision statuant sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, si le requérant fait valoir qu'il réside habituellement en France depuis septembre 2008, soit depuis treize ans à la date de ladite décision, il ne produit aucun justificatif de sa présence sur le territoire national en 2014 et il ne saurait sérieusement justifier de cette présence pour les années 2015 et 2016 par la seule production de deux attestations de tiers. Dans ces conditions, en l'absence de preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision de refus de séjour, le moyen tiré du vice de procédure qui entacherait cette décision à raison de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ne peut qu'être écarté.

7. En quatrième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de la motivation de l'arrêté contesté, que la préfète du Tarn n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. A. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi seraient à cet égard entachées d'erreur de droit doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

8. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "

9. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de ces dispositions, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".

10. D'une part, alors qu'il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que M. A ne justifie pas de sa présence en France pour les années 2014 à 2016 et qu'il est constant que sa fille majeure réside en Chine, il n'établit pas entretenir une relation de concubinage, voire une simple relation affective, avec sa compatriote Mme E, titulaire d'un droit au séjour en France, qui se présente dans son attestation en sa faveur comme " une ancienne collègue " et se déclare domiciliée en Seine-Saint-Denis. Dans ces conditions, M. A ne justifie d'aucun motif exceptionnel ou considération humanitaire de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour au titre de la vie privée et familiale.

11. D'autre part, à supposer que M. A détienne une compétence professionnelle en matière de chef sushi, ce qu'aucune pièce versée au dossier, et notamment pas son certificat d'aptitude professionnelle de " cuisinier en cuisine occidentale " délivré en 2004 par les autorités chinoises, n'atteste, les seules circonstances qu'il justifie d'un emploi salarié de cuisinier dans un restaurant asiatique de Montbéliard (Doubs) de mai 2017 à septembre 2018 et qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche dans une société de restauration asiatique d'Albi ne sauraient constituer un motif exceptionnel ou a fortiori une considération humanitaire de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié.

12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur de droit ou de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

13. En second lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

14. Pour les mêmes motifs que ceux développés au point 9, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'autorité préfectorale a méconnu les dispositions et stipulations précitées ou que la décision de refus de séjour serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ou de ses conséquences sur ladite situation.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, la décision portant refus d'admission exceptionnelle au séjour n'étant pas illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale.

16. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle qui entacherait la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux développés au point 9.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

18. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de la motivation de la décision fixant le pays de renvoi, que la préfète du Tarn se serait crue liée par les décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile.

19. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "

20. Si le requérant soutient qu'il encourt des risques de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Chine, il ne produit aucun élément à l'appui de son moyen qui ne peut, dès lors, qu'être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète du Tarn du 22 décembre 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation, les conclusions relatives à l'injonction ne peuvent qu'être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante en l'espèce, verse au conseil du requérant la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

24. La présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées par M. A au titre dudit article ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet du Tarn et à Me Durand.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.

Le président-rapporteur,

J-C. D

L'assesseur le plus ancien,

G. DÉDEREN La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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