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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200465

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200465

vendredi 12 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200465
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantOUDDIZ-NAKACHE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 27 janvier 2022, le 28 février 2022 et le 4 avril 2022, M. A C, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 décembre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours, sous astreinte de 300 euros par jour de retard en application des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'auteur de l'acte est incompétent faute d'une délégation de signature régulière, dépourvue de caractère général et publiée ;

- en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait été empêché ;

- la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée ;

- le préfet, saisi d'une demande de titre de séjour salarié, devait en saisir la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi et a donc méconnu les dispositions de l'article R. 5221-17 du code du travail ;

- la décision est entachée d'erreur de droit faute d'examen des circonstances de l'espèce ;

- cette décision méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision méconnaît le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- cette décision méconnaît le b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de son pouvoir de régularisation au titre du travail ;

- le refus de séjour viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée des mêmes illégalités ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- cette décision méconnaît l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- cette décision est disproportionnée.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête de M C.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 10 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 27 février 2023.

Un mémoire présenté pour M. C et enregistré le 23 février 2023 n'a pas été communiqué.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. Grimaud, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né le 5 août 1990 entré en France, selon ses déclarations, le 13 janvier 2019, a demandé un titre de séjour sur le fondement du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du b) de l'article 7 du même accord, le 13 juillet 2021. Par un arrêté du 24 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui accorder ce titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Par un arrêté du 20 septembre 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial n° 31-2021-325, le préfet de la Haute-Garonne a régulièrement consenti une délégation de signature générale et permanente à Mme E D, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions limitées au champ d'intervention de sa direction, notamment, les décisions établies en matière de police des étrangers, en particulier les décisions défavorables au séjour, les décisions d'éloignement et les interdictions de retour sur le territoire français. Eu égard aux termes précis de cette délégation, qui ne présente aucun caractère général ou permanent, et au fait que M. C n'établisse pas que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas été absent ou empêché le 24 décembre 2021, date de signature de la décision, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

3. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 de ce code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. La décision attaquée vise le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ainsi que le b) de l'article 7 de cet accord et mentionne les considérations de fait et de droit justifiant, selon le préfet de la Haute-Garonne, qu'il ne soit pas fait droit à la demande de titre de séjour de M. C. Elle est par suite suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, qui a, au contraire, été explicitement examinée dans l'arrêté attaqué. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6 nouveau, ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord / () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ". Aux termes des stipulations de l'article 9 de cet accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) (a à d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ". Par ailleurs, aux termes des dispositions de l'article R. 5221-1 du code du travail : " I. - Pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu'elles sont employées conformément aux dispositions du présent code : / 1° Etranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse ; / 2° Etranger ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne pendant la période d'application des mesures transitoires relatives à la libre circulation des travailleurs ". Aux termes des dispositions de l'article R. 5221-17 de ce code : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger ".

7. D'une part, la procédure d'admission exceptionnelle au séjour, si elle ne peut être regardée comme dispensant d'obtenir l'autorisation de travail exigée par les dispositions de l'article R. 5221-1 du code du travail, est distincte de la procédure d'octroi d'un titre de séjour en vue d'exercer un emploi salarié, de sorte qu'il n'est pas nécessaire que l'autorisation de travail soit délivrée préalablement à ce qu'il soit statué sur la délivrance de la carte de séjour temporaire. Il s'ensuit que le préfet de la Haute-Garonne, qui a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail présentée par M. C en raison des caractéristiques de l'emploi auquel il postulait et du caractère insuffisant de son expérience et de ses qualifications, n'a pas méconnu les dispositions de l'article R. 5221-17 du code du travail en se dispensant de saisir la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de l'examen de la demande d'autorisation de travail présentée par le requérant.

8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C ne disposait pas d'un visa de long séjour. Le préfet de la Haute-Garonne pouvait dès lors et pour ce seul motif rejeter, en vertu de l'article 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la demande présentée par le requérant sur le fondement du b) de l'article 7 de cet accord. Il pouvait également à bon droit, en raison de l'absence de présentation de visa de long séjour, se dispenser de soumettre la demande d'autorisation de travail de l'intéressé à la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Les moyens tirés de la méconnaissance de ces stipulations et dispositions doivent donc être écartés.

9. Enfin, si le requérant se prévaut d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée en qualité d'agent d'entretien émise par la société Djib'net le 8 juin 2021, fonction dans laquelle il dispose d'une expérience d'environ trois ans, ces circonstances, qui ont bien été examinées par le préfet de la Haute-Garonne dans le cadre de son pouvoir exceptionnel de régularisation, ne manifestent eu égard aux caractéristiques de l'emploi, à l'absence de qualification spécifique du requérant, à la durée de son expérience et enfin à l'ensemble de ses liens privés et familiaux, aucun élément exceptionnel qui aurait justifié son admission au séjour sur ce fondement. M. C n'est dès lors pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne procédant pas à sa régularisation au titre du travail.

10. En quatrième lieu, aux termes du paragraphe 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5°) Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familiale, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. C résidait en France depuis moins de trois ans à la date d'intervention de la décision attaquée et, si l'un de ses frères y réside également, il ressort des pièces du dossier que le requérant, entré en France dans le cadre d'un visa de court séjour qui n'impliquait pas d'installation durable, a vécu toute sa vie en Algérie, pays qu'il n'a quitté qu'à l'âge de vingt-neuf ans et où résident encore ses parents. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant, qui est célibataire sans enfant, aurait, en dehors de la présence de son frère, développé des attaches privées et familiales sur le territoire français. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 9 ci-dessus, son insertion socioprofessionnelle est demeurée limitée, de telle sorte qu'elle n'est pas davantage de nature à traduire un ancrage durable en France. Dès lors, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision litigieuse a été prise. Dans ces conditions, les moyens tirés de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien doivent être écartés. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qui aurait été commise dans l'appréciation de sa situation personnelle.

12. En dernier lieu, M. C ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 313-14 de ce code, qui ne sont pas applicables aux ressortissants algériens. Les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent donc être écartés comme inopérants.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

13. M. C se prévaut, à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, des moyens qu'il a déjà soulevés à l'encontre de la décision de refus de séjour. Il y a lieu, dès lors, d'écarter ces moyens pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 3 à 12 ci-dessus.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

14. En premier lieu, si M. C soutient que cette décision méconnaît les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du b) de l'article 7 de cet accord, ces moyens, tirés de la violation de stipulations ayant pour objet de prévoir des critères d'octroi d'un titre de séjour, sont inopérants à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français.

15. En second lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

16. Si le préfet de la Haute-Garonne a estimé que M. C ne représente pas une menace pour l'ordre public, il ressort des pièces du dossier que le requérant a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 25 mai 2020, qu'il n'a pas exécutée, qu'il ne résidait en France que depuis moins de trois ans à la date de la décision attaquée et que ses liens avec la France sont limités, pour l'essentiel, à la présence de son frère. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait adopté une mesure disproportionnée en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 24 décembre 2021. Sa requête doit donc être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

18. Le présent jugement, dès lors qu'il rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C, n'implique la prescription d'aucune mesure d'exécution. Les conclusions présentées à cette fin par le requérant doivent dès lors être rejetées.

Sur les frais relatifs au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Sadek la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Sadek.

Délibéré après l'audience du 22 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

M. Bernos, premier conseiller,

M. Quessette, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2023.

L'assesseur le plus ancien,

M. BERNOS

Le président,

P. GRIMAUD La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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