mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200501 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MOMASSO MOMASSO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 31 janvier 2022, Mme C E, représentée par Me Momasso Momasso, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence mention " vie privée et familiale ", à titre subsidiaire de lui délivrer un titre de séjour mention " artisan ", à titre très subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour mention " salarié " et, à titre infiniment subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour mention " étudiant " ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des stipulations du 5° de l'article 6, du b) de l'article 7, de l'article 5 et du titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision contestée est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- la décision contestée est insuffisamment motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme E été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C E, née le 23 juin 1989, ressortissante algérienne, est entrée en France le 22 septembre 2015 munie d'un visa touristique. Le 14 mars 2017, l'intéressée a sollicité son admission au bénéfice de l'asile, mais sa demande a é été définitivement rejetée le 7 novembre 2017 par la cour nationale du droit d'asile. Mme E a ensuite sollicité, le 12 novembre 2018, la délivrance d'un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale. Le 22 janvier 2020, la requérante a fait l'objet d'un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne et confirmé par le tribunal administratif de Toulouse, le 2 février 2021. Le 26 avril 2021, la requérante a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 11 octobre 2021, le préfet de la Haute-Garonne lui a refusé l'admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de ce dernier arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 20 septembre 2021, publié le même jour au recueil n° 31-2021-325 des actes administratifs de la préfecture de la Haute-Garonne, le préfet de ce département a donné délégation à Mme F D, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer les décisions relatives à la police des étrangers et notamment les refus de séjour et les mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte des termes mêmes des décisions contenues dans l'arrêté en litige qu'elles comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent et dont le préfet avait connaissance à la date de son édiction. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.
S'agissant de son admission au séjour en qualité d'étudiante :
4. En troisième lieu, aux termes du titre III du protocole de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent, sur présentation, soit d'une attestation de préinscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention " étudiant " ou " stagiaire " () ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre () du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. () ". En vertu de ces stipulations, pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français dans le cadre du titre III, relatif notamment au séjour des étudiants, du protocole annexé à cet accord, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité revêtu d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme E, qui ne conteste pas être entrée en France le 22 septembre 2015 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour, remplissait, à la date de la décision en litige, les conditions pour se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence en qualité d'étudiante sur le fondement des stipulations précitées, dont la délivrance est soumise, en particulier, aux termes de l'article 9 de l'accord franco-algérien, à la justification d'un visa de long séjour. Au demeurant, elle ne démontre pas ni n'allègue être dans l'impossibilité de retourner en Algérie afin d'y solliciter le visa long séjour requis pour bénéficier du statut d'étudiant en France. Dès lors, le préfet de la Haute-Garonne a pu à bon droit, pour ce motif, et sans commettre ni erreur de droit, ni erreur manifeste d'appréciation, refuser de délivrer à la requérante le titre de séjour sollicité.
S'agissant de son admission au séjour au titre de l'activité professionnelle :
6. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 7 de l'accord franco-algérien susvisé : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du " ministre chargé de l'emploi ", un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française " ; selon l'article 5 de cet accord : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour y exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les condition fixées aux articles 7 et 7 bis " ; et aux termes de l'article 9 de ce même accord : " () Pour être admis à entrer et à séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis alinéa 4 (lettres c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. Ce visa de long séjour accompagné de pièces et documents justificatifs permet d'obtenir un certificat de résidence () ". Il résulte de ces stipulations combinées de l'accord franco-algérien que l'obtention d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " est subordonnée à la double condition que le demandeur justifie d'une autorisation temporaire de travail en cours de validité et d'un visa de long séjour, la détention d'un visa de long séjour étant également requise pour la délivrance d'un certificat de résidence autorisant l'exercice d'une activité professionnelle autre que salarié.
7. Mme E se prévaut, d'une part, d'une promesse d'embauche et d'une demande d'autorisation de travail pour un contrat à durée indéterminée à temps plein en qualité d'assistante administrative, établies respectivement les 2 mars et 15 février 2021 par la gérante de la société " Secrétaire Inbox " ainsi qu'une demande d'autorisation de travail pour un contrat à durée indéterminée à temps partiel, en qualité d'aide-ménagère, établi le 6 septembre 2021 par Mme A et, d'autre part, de la création de son entreprise sous le statut d'autoentrepreneur, dans le domaine de la vente de parfums et cosmétiques sur internet. Toutefois, il est constant qu'elle n'est titulaire ni d'un contrat de travail dûment visé par les services du ministre chargé de l'emploi, ni d'un visa de long séjour requis pour bénéficier des dispositions des articles 5 et 7(b) de l'accord franco-algérien, ainsi que lui a opposé le préfet dans la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance par le préfet de la Haute-Garonne des stipulations précitées de l'accord franco-algérien, ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation sur ce fondement, ne peuvent qu'être écartés.
S'agissant de son admission au séjour au titre de la vie privée et familiale :
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. " Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
9. Mme E, entrée en France à l'âge de 27 ans munie d'un visa court séjour, soutient qu'elle justifie d'efforts d'intégration et d'attaches personnelles en France, où elle réside depuis plus de six ans. Toutefois, célibataire et sans charge de famille, elle n'établit pas être dans l'impossibilité de poursuivre sa vie dans son pays d'origine où elle a vécu l'essentiel de sa vie, où réside une grande partie de sa famille et où elle exerçait un emploi d'enseignante avant son entrée sur le territoire français. Par ailleurs, son implication pour développer son apprentissage de la langue française, son investissement au service des autres étudiants et la production d'une promesse d'embauche et d'une autorisation de travail ne suffisent pas à démontrer d'une intégration particulière sur le territoire français alors qu'elle ne dispose pas de logement propre et qu'elle ne justifie pas de liens d'une particulière ancienneté, stabilité et intensité en France, où elle s'est maintenue en toute illégalité en dépit d'une mesure d'éloignement édictée à son encontre le 22 janvier 2020 et devenue définitive. Dans ces conditions, Mme E n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait méconnu les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en refusant de l'admettre au séjour à ce titre.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi :
10. La requérante, qui n'établit pas l'illégalité de la décision portant refus de séjour attaquée, n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français. Elle n'est pas davantage fondée à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette obligation de quitter le territoire français, dont elle n'a pas non plus démontré l'illégalité, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. D'une part, aux termes des dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. " Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. " Ainsi, la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
13. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que Mme E, qui n'a jamais bénéficié de titre de séjour en France, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre en janvier 2020, qu'elle n'a pas exécutée. En outre, comme il a été dit plus haut et ainsi que le mentionne l'arrêté en litige, l'intéressée, célibataire et sans enfant, n'établit pas disposer en France d'attaches privées ou familiales particulières. Dans ces conditions, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est suffisamment motivée au regard des dispositions précitées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme E tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 octobre 2021 du préfet de la Haute-Garonne doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'elle présente à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.
Le président-rapporteur,
T. B
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026