LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200805

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200805

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200805
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantSELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 février 2022, 15 février 2023 et 2 mai 2023, M. B A, représenté par Me Vimini, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2021 par lequel la maire de Mostuéjouls a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison individuelle sur un terrain situé lieu-dit " Le Calcadis ", ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre à la commune de Mostuéjouls de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous une astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de procéder à une nouvelle instruction de sa demande dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et sous une astreinte de 250 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Mostuéjouls le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- la maire de Mostuéjouls ne pouvait légalement lui opposer le défaut d'obtention d'un permis d'aménager ;

- les dispositions de l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) " Liaucous " sur lesquelles l'arrêté attaqué est, notamment, fondé sont illégales dès lors qu'elles ne pouvaient légalement fixer un nombre maximal de niveaux des constructions, lequel est, en tout état de cause, respecté par le projet ; en outre, ce dernier respecte la règle de hauteur maximale des constructions prévue à l'article 4 des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal valant plan local de l'habitat et plan de déplacement (PLUi-HD) de la communauté de communes Millau Grands Causses, applicables dans la zone 1AUH ;

- l'arrêté attaqué est, en tout état de cause, entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que le projet en litige prévoit de ne réaliser que deux niveaux d'habitation (R+1) et non trois (R+2), la présence d'un vide sanitaire ou d'une cave d'une hauteur inférieure à 1,80 m ne pouvant s'analyser comme un niveau supplémentaire ;

- il n'y a pas lieu de faire droit aux demandes de substitution de base légale et de motif sollicitées par la commune de Mostuéjouls.

Par des mémoires, enregistrés les 15 décembre 2022, 23 mars 2023 et 5 juin 2023, la commune de Mostuéjouls, représentée par Me Maillot, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- aucun des moyens soulevés n'est fondé ;

- l'arrêté attaqué peut être légalement fondé sur les dispositions de l'article 1AUH 9 du règlement du PLUi-HD et celles de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, en l'absence de raccordement possible aux réseaux publics d'eau potable et d'assainissement au droit de la parcelle en litige, et dès lors que la commune n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par qui ces travaux pourront être réalisés.

Par une ordonnance du 29 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 juillet suivant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Frindel ;

- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public ;

- les observations de Me Vimini, représentant M. A, et celles de Me Montesinos- Brisset, représentant la commune de Mostuéjouls.

Considérant ce qui suit :

1. Le 21 mai 2021, M. A a déposé une demande de permis de construire une maison individuelle, lieu-dit " Le Calcadis ", à Mostuéjouls (12), sur une parcelle cadastrée section E n°729. Par un arrêté du 12 août 2021, la maire de la commune a rejeté sa demande. Monsieur A a formé contre cet arrêté un recours gracieux, reçu le 15 octobre 2021. Le silence gardé par l'administration pendant un délai de deux mois a fait naître une décision implicite de rejet le 15 décembre 2021. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / () ". Aux termes de l'article R. 424-5 du même code : " () / Si la décision comporte rejet de la demande, () elle doit être motivée. / () ". Aux termes de l'article A. 424-3 du même code : " L'arrêté indique, selon les cas ; / () b) Si le permis est refusé ou si la déclaration préalable fait l'objet d'une opposition ; / () ". Aux termes de l'article A. 424-4 de ce code : " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A. 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision () ".

3. L'arrêté attaqué, après avoir visé notamment le code de l'urbanisme, le code du patrimoine et le plan local d'urbanisme intercommunal valant plan local de l'habitat et plan de déplacement (PLUi-HD) de la communauté de communes Millau Grands Causses approuvé le 26 juin 2019, indique que le projet est situé dans les abords d'un monument historique et dans une zone soumise à un risque de glissement de terrain, que la demande de permis de construire concerne un projet de construction d'une maison individuelle sur une parcelle située en zone 1AUHa du PLUi-HD, correspondant à une zone d'urbanisation future à dominante d'habitat dont la desserte en réseaux est insuffisante et pour laquelle peut être envisagé un développement ultérieur organisé à court/moyen terme, que cette parcelle est située dans le périmètre de l'OAP " Liaucous ", que le projet d'aménagement de la zone devra être composé d'une offre d'habitat individuel pur à groupé (maisons mitoyennes) en R+1 d'environ cinq à sept logements, qu'une bande d'implantation des constructions a été définie au sud du site dans le but de prolonger la forme urbaine du noyau villageois existant et que les nouvelles constructions doivent respecter l'ambiance villageoise du site en recréant un noyau villageois reprenant les mêmes codes architecturaux que le centre ancien, que l'OAP prévoit une frange tampon au nord-est du site permettant d'intégrer le projet à son environnement ainsi qu'une desserte de l'ensemble de la zone par deux points d'accès, qu'aucune demande de permis d'aménager n'a été déposée pour définir un projet d'aménagement sur l'ensemble de la zone et que la demande de permis de construire litigieuse est la première demande individuelle en R+2 déposée dans cette zone d'environ 0,8 hectare. Au terme de cette énumération, dont la logique n'est pas clairement explicitée, l'arrêté attaqué mentionne que, " considérant l'ensemble de ces éléments ", le permis de construire est refusé. Une telle motivation ne permettait pas à M. A de comprendre clairement les motifs sur lesquels s'est fondée la maire de Mostuéjouls pour rejeter sa demande. Par suite, M. A est fondé à soutenir que l'arrêté contesté est insuffisamment motivé.

4. Si la commune de Mostuéjouls demande au tribunal de procéder à une substitution de motif et de base légale de l'arrêté contesté en faisant valoir que ce dernier pouvait légalement être fondé sur les dispositions de l'article 1AUH 9 du règlement du PLUi-HD et celles de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, en l'absence de raccordement possible aux réseaux publics d'eau potable et d'assainissement au droit de la parcelle en litige, et dès lors que la commune n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par qui ces travaux pourront être réalisés, cette éventuelle substitution ne saurait, en tout état de cause, remédier au vice de forme résultant de l'insuffisance de motivation de cette décision.

5. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens invoqués dans la requête ne sont pas susceptibles de fonder l'annulation de la décision contestée.

6. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 12 août 2021 par lequel la maire de Mostuéjouls a rejeté sa demande de permis de construire, ainsi que, par voie de conséquence, de la décision implicite rejetant son recours gracieux formé contre cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

7. L'annulation prononcée par le présent jugement implique seulement, en application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, que la maire de Mostuéjouls réexamine la demande de permis de construire déposée par M. A. Il y a donc lieu de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Mostuéjouls sur ce fondement. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Mostuéjouls, sur le fondement de ces mêmes dispositions, une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté attaqué du 12 août 2021 portant refus de permis de construire et la décision implicite rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint à la maire de Mostuéjouls de réexaminer, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, la demande de permis de construire déposée par M. A.

Article 3 : La commune de Mostuéjouls versera à M. A une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Mostuéjouls.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Meunier-Garner, présidente,

Mme Rousseau, conseillère,

M. Frindel, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le rapporteur,

T. FRINDEL

La présidente,

M.-O. MEUNIER-GARNER

La greffière,

B. RODRIGUEZ

La République mande et ordonne au préfet de l'Aveyron en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

No 2200805

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions