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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2200916

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2200916

mardi 7 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2200916
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantALLENE ONDO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 17 février et 8 mars 2022, Mme C B, représentée par Me Allene Ondo, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 18 juin 2021 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat, au visa de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, une somme de 1 800 euros à son conseil, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la part contributive prévue en la matière.

Elle soutient que :

Les décisions attaquées :

- sont insuffisamment motivées ;

La décision portant refus d'admission au séjour :

- est illégale dès lors qu'elle était fondée à obtenir un titre de séjour au regard des articles 4, 5 et 14 de la convention franco-ivoirienne ;

- le préfet aurait dû saisir la DIRECCTE ou l'inviter à solliciter de son employeur qu'il fasse la demande en application de son obligation d'information tirée de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est dépourvue de base légale ;

- entraîne des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle ;

La décision portant fixation du pays de renvoi :

- est dépourvue de base légale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est irrecevable en ce qu'elle est tardive.

Par une ordonnance en date du 13 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 30 janvier 2023 à 12 h 00.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Truilhé, président-rapporteur.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C B, ressortissante ivoirienne née le 21 novembre 1969 à Abidjan (Côte d'Ivoire), a déclaré être entrée en France pour la dernière fois le 23 juillet 2019, munie d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour portant la mention " diplomatique " de quatre-vingt-dix jours, valable du 20 janvier 2019 au 20 janvier 2021. Le 1er février 2021 elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en France sur le fondement des stipulations de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 18 juin 2021, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination aux motifs que son admission au séjour ne répondrait pas à des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, qu'elle ne détient pas de visa de long séjour ni un contrat de travail visé par l'administration du ministère chargé de l'emploi pour bénéficier d'un titre de séjour de plein droit en application des stipulations de la convention franco-ivoirienne, qu'elle ne détiendrait pas une qualification, une expérience particulière et significative ou un diplôme de nature à constituer un motif exceptionnel d'admission au séjour au titre du travail, qu'elle se déclare mariée mais n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'elle serait en cours de séparation avec son mari résidant en Côte d'Ivoire, que ses liens en France ne sont pas anciens, stables et intenses, qu'elle n'établit pas être dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, que dans ces conditions il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'elle ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé et qu'elle n'établit pas être exposée à des traitements contraires à l'article 3 de la même convention en cas de retour en Côte d'Ivoire. La requérante demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle, en date du 21 décembre 2021, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire est devenue sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

3. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation () ". L'article 38 du décret du 19 décembre 1991 susvisé prévoit que : " Lorsqu'une action en justice ou un recours doit être intenté avant l'expiration d'un délai devant les juridictions de première instance ou d'appel, l'action ou le recours est réputé avoir été intenté dans le délai si la demande d'aide juridictionnelle s'y rapportant est adressée au bureau d'aide juridictionnelle avant l'expiration dudit délai () ". Aux termes de l'article 39 de ce décret : " En matière civile, lorsqu'une demande d'aide juridictionnelle en vue de se pourvoir en matière civile devant la Cour de cassation est adressée au bureau d'aide juridictionnelle établi près cette juridiction avant l'expiration du délai imparti pour le dépôt du pourvoi ou des mémoires, ce délai est interrompu. Un nouveau délai court à compter du jour de la réception par l'intéressé de la notification de la décision du bureau d'aide juridictionnelle ou, si elle est plus tardive, de la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné (). "

4. Il résulte de ces dispositions que, d'une part, le délai de recours contentieux de trente jours est valablement interrompu dès lors que la demande d'aide juridictionnelle a été présentée dans ce délai. D'autre part, le nouveau délai de recours court à nouveau à compter de la date à laquelle la décision du bureau d'aide juridictionnelle a été notifiée à l'intéressé ou, si elle est plus tardive, à la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a sollicité le 30 juin 2021 le bénéfice de l'aide juridictionnelle pour contester la légalité de l'arrêté du 18 juin 2021 qui lui a été notifié le 26 juin 2021. Cette demande d'aide juridictionnelle, présentée dans le délai de recours de trente jours ouvert pour la contestation des décisions en litige, a eu pour effet de proroger ce délai. Il ressort en outre de la décision d'aide juridictionnelle versée au dossier que le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal de grande instance de Toulouse a accordé le 21 décembre 2021 à Mme B l'aide juridictionnelle totale. Toutefois, il ne peut être établi par les pièces du dossier la date à laquelle la décision d'admission à l'aide juridictionnelle a été notifiée à Mme B. Par suite, il n'est pas établi la date à laquelle cette décision est devenue définitive et, ce faisant, la requête ne peut être regardée comme tardive et la fin de non-recevoir opposée en défense ne peut être accueillie.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

6. Il résulte de la motivation, décrite au point 1, de la décision portant refus d'admission au séjour que celle-ci non seulement vise les stipulations des articles 1, 5, 10 et 14 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Par suite, contrairement à ce qui est soutenu, ladite décision est suffisamment motivée. Par voie de conséquence, et dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français sont rappelées, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit également être écarté. Par ailleurs, en dehors de l'hypothèse d'absence de délai de départ volontaire ou de rejet d'une demande expresse d'un délai supérieur à trente jours, la décision fixant le délai de départ volontaire de trente jours n'a pas le caractère d'une décision devant être motivée au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Ainsi, la requérante, qui n'établit pas avoir demandé un délai de départ supérieur à trente jours, ne peut utilement soutenir que la décision fixant le délai de départ volontaire de trente jours serait insuffisamment motivée. Enfin, il résulte également de la motivation, décrite au point 1, de la décision fixant le pays de renvoi que celle-ci comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée et qu'elle est, par suite, suffisamment motivée.

En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations. / Le délai mentionné à l'article L. 114-3 au terme duquel, à défaut de décision expresse, la demande est réputée acceptée ne court qu'à compter de la réception des pièces et informations requises. / Le délai mentionné au même article au terme duquel, à défaut de décision expresse, la demande est réputée rejetée est suspendu pendant le délai imparti pour produire les pièces et informations requises () ".

8. Mme B soutient qu'en application de son obligation d'information tirée des dispositions précitées, le préfet de la Haute-Garonne, en vue de l'examen de sa demande d'admission au séjour en qualité de salarié sur le fondement des stipulations de l'article 5 de la convention franco-ivoirienne, aurait dû l'inviter à solliciter de son employeur qu'il fasse une demande d'autorisation de travail auprès de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Toutefois, il ressort des termes de l'arrêté que le préfet n'a pas estimé que la demande de titre de séjour dont il était saisi était incomplète, mais a opposé à l'intéressée des conditions de fond, de sorte que Mme B ne peut utilement se prévaloir d'un manquement par le préfet aux dispositions précitées de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration imposant à l'administration d'inviter le demandeur à compléter un dossier lacunaire au plan procédural.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1() ". Il appartient à l'autorité administrative, saisie d'une demande de titre de séjour sur le fondement de ces dernières dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité professionnelle ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

10. Si Mme B se prévaut d'une promesse d'embauche dans le cadre d'un contrat dont la durée n'est pas déterminée, pour un emploi d'agent d'entretien, ce seul élément ne suffit pas à établir qu'elle serait intégrée au plan professionnel. En outre, cet élément n'est pas à lui seul suffisant, au regard de son absence d'expérience et de qualifications professionnelles et des caractéristiques de l'emploi concerné, pour la faire regarder comme justifiant d'un motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur de droit en estimant que la situation de Mme B ne répondait pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 précité.

11. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne susvisée, publiée au Journal officiel de la République française le 23 avril 1995 : " Pour un séjour de plus de trois mois : () - les ressortissants ivoiriens à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation ". Et selon les termes de l'article 5 de cette même convention bilatérale : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet État, justifier de la possession : () 2° D'un contrat de travail visé par l'autorité compétente dans les conditions prévues par la législation de l'État d'accueil ". En outre, l'article 14 de cette convention stipule que : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux Etats. "

12. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne a examiné la demande de régularisation de Mme B à la fois sur le fondement de l'article L. 435-1 et sur celui de l'article 5 de la convention relative à la circulation et au séjour des personnes entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire, signée à Abidjan le 21 septembre 1992. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne, après avoir examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour de la requérante uniquement au regard des considérations humanitaires et motifs exceptionnels invoqués par l'intéressée au titre de sa vie privée et familiale, a pu également, sans entacher sa décision d'une erreur de droit, lui refuser la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement des stipulations de l'article 5 de la convention franco-ivoirienne, au seul motif qu'elle ne disposait pas, à la date de l'arrêté attaqué, du visa de long séjour requis par les stipulations précédemment visées.

13. D'autre part, dès lors que Mme B n'a pas produit le visa de long séjour requis et que ce motif suffisait à fonder légalement le refus de séjour, le préfet n'était pas tenu, contrairement à ce que fait valoir la requérante, de saisir la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, de sa demande d'autorisation de travail avant d'édicter la décision litigieuse.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, la requérante, n'ayant pas démontré l'illégalité du refus de d'admission au séjour, n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui des conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.

15. En second lieu, d'une part, si Mme B soutient que la décision attaquée aurait pour conséquence de la séparer de sa fille avec qui elle entretient des liens, elle n'apporte aucun élément probant permettant d'établir qu'elle entretiendrait effectivement des liens d'une particulière intensité avec sa fille sur le territoire français. D'autre part, si l'intéressée soutient qu'un retour sur le territoire français aurait un caractère aléatoire puisqu'entièrement subordonné au bon vouloir de l'autorité consulaire, elle ne produit en tout état de cause aucun élément de nature à étayer ses allégations. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait de nature à entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle. Par suite, le moyen doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

16. La requérante n'ayant pas démontré l'illégalité du refus d'admission au séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondée à s'en prévaloir, par la voie de l'exception, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme B doivent être rejetées. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que sa demande relative aux frais de procédure.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, à Me Allene Ondo et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 21 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.

Le président-rapporteur,

J-C. TRUILHÉ

L'assesseur le plus ancien,

G. DÉDEREN

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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