jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2200918 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | FAUGERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 17 février 2022 et le 14 février 2023, M. C, représenté par Me Faugère, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 7 février 2022 par laquelle le département du Lot a prononcé à son encontre une sanction disciplinaire portant exclusion temporaire de ses fonctions pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au département du Lot de le réintégrer définitivement et de le rétablir dans ses droits dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 700 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du département du Lot la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'acte attaqué n'est pas justifiée ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la sanction a été prononcée plus de quatre mois après sa suspension provisoire, les principes des droits de la défense et du contradictoire n'ont pas été respectés, que le délai de convocation devant le conseil de discipline n'a pas été respecté et qu'il n'est pas justifié que le président du conseil de discipline ait mis aux voix les autres sanctions figurant dans l'échelle des sanctions ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L.531-1 du code général de la fonction publique ;
- elle a été prise en méconnaissance de la règle non bis in idem dès lors qu'il a fait l'objet d'une mesure prise à titre conservatoire pour les mêmes faits ;
- les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis et ne sont pas, en tout état de cause, de nature à justifier la sanction critiquée, qui est dès lors, disproportionnée ;
- il est fondé à demander à ce qu'une injonction sous astreinte soit prononcée.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 juillet 2022, le département du Lot conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 2 mars 2023 par une ordonnance du 15 février précédent.
Vu :
- la décision attaquée ;
- l'ordonnance n°2200910 du 24 février 2022 du juge des référés ;
- et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code général de la fonction publique,
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n°89-822 du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jorda,
- les conclusions de Mme Carvalho, rapporteure publique,
- les observations de Me Faugere représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C a été recruté par le département du Lot en qualité de contractuel, le 1er août 2005, avant d'être titularisé à compter du 1er avril 2009. Il exerce les fonctions d'agent d'entretien polyvalent et logistique à temps complet au centre départemental de l'enfance du Lot, à Cahors. Le 6 septembre 2021, le président du département du Lot l'a suspendu de ses fonctions à titre conservatoire puis, par une décision du 7 février 2022, lui a infligé une sanction disciplinaire portant exclusion temporaire de ses fonctions pour une durée d'un an. Cette décision a été suspendue par une ordonnance n°2200910 du 24 février 2022. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler la décision du 7 février 2022.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dans sa version en vigueur à la date de la décision contestée et désormais codifié à l'article L. 532-1 du code général de la fonction publique, " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité investie du pouvoir de nomination ".
3. L'arrêté attaqué a été signé par M. Serge Rigal, président du conseil départemental du Lot. Or, dès lors que M. C, nommé en qualité d'agent d'entretien qualifié stagiaire le 14 avril 2008, a été titularisé par un arrêté du président du conseil départemental du Lot le 23 mars 2009, en application des dispositions précitées, M. A était compétent pour prononcer une sanction disciplinaire à son égard. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté manque en fait et doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article 19 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'administration doit informer le fonctionnaire de son droit à communication du dossier. Aucune sanction disciplinaire autre que celles classées dans le premier groupe par les dispositions statutaires relatives aux fonctions publiques de l'Etat, territoriale et hospitalière ne peut être prononcée sans consultation préalable d'un organisme siégeant en conseil de discipline dans lequel le personnel est représenté. L'avis de cet organisme de même que la décision prononçant une sanction disciplinaire doivent être motivés ". Ces dispositions imposent à l'autorité qui prononce la sanction de préciser dans sa décision les griefs qu'elle entend retenir à l'encontre de l'agent concerné de sorte que ce dernier puisse à la seule lecture de la décision qui lui est notifiée connaître les motifs de la sanction qui le frappe et les raisons pour lesquelles elle estimait que les faits reprochés étaient de nature à justifier la sanction prononcée
5. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les dispositions utiles de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, de la loi du 9 juillet 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et du décret du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière. Il précise également les éléments déterminants de la procédure disciplinaire, notamment le rapport disciplinaire rédigé le 17 septembre 2021 et la tenue d'un conseil de discipline le 3 février 2022. Enfin, il est mentionné les faits reprochés à M. C, à savoir son attitude déplacée en inadéquation totale avec le rôle et les missions qui lui sont confiés à l'égard d'une jeune maman accueillie au sein du centre départemental de l'enfance, laquelle s'est déclarée déstabilisée et très inquiète de son comportement inadapté à son égard, les manquements à ses obligations professionnelles de dignité, à la moralité et à l'exemplarité attendues d'un agent, les conséquences de son comportement sur le bon fonctionnement du service et l'atteinte à l'image de la fonction publique et au cadre d'emplois auquel il appartient. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En troisième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C a été reçu le 6 septembre 2021 par le directeur et le chef des ressources humaines, en présence de la directrice du centre départemental de l'enfance, qui lui ont fait part des faits reprochés notamment de la plainte d'une usagère, à laquelle d'ailleurs il a répondu en rédigeant un rapport à l'attention des membres du conseil de discipline qui s'est réuni, une première fois, le 12 octobre 2021 et en adressant, le 15 octobre 2021, un courrier au procureur de la République. De plus, il ressort des pièces du dossier que le rapport d'enquête rédigé par la procureure de la République honoraire, qui comportait en annexe 6, la plainte déposée par l'usagère, lui a été communiqué ainsi que ses annexes, par un courriel du 27 janvier 2022, et qu'il a présenté ses observations sur ce rapport dans un courrier non daté mais transmis aux membres du conseil de discipline, avant la tenue du second conseil de discipline le 3 février 2022. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il n'aurait pas eu connaissance des éléments fondant la sanction prise à son encontre et notamment de la plainte déposée par l'usagère. Par ailleurs, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a été mis à même de prendre connaissance des griefs qui lui étaient reprochés et de présenter des observations aussi bien auprès de sa hiérarchie qui l'a reçue que devant les membres du conseil de discipline, il n'est pas davantage fondé à soutenir que la procédure disciplinaire aurait été menée à charge et que ses droits à la défense auraient été méconnus.
7. D'autre part, s'il soutient que le délai légal minimum de convocation au conseil de discipline du 3 février 2022 n'a pas été respecté, il ressort des pièces du dossier qu'il s'agissait de la seconde convocation du conseil de discipline, lequel s'était réuni une première fois le 12 octobre 2021 et avait sursis à statuer dans l'attente du rapport d'enquête rédigé par la procureure de la République honoraire. En tout état de cause, il n'établit pas que cette circonstance l'aurait privé d'une garantie ou aurait exercé une influence sur l'avis ainsi rendu. Enfin, le conseil de discipline ayant adopté à la majorité des membres présents la proposition de sanction portant exclusion temporaire d'une durée d'un an faite par le président du conseil départemental, M. C ne peut pas utilement faire valoir que l'obligation de mise aux voix n'a pas été respectée, cette obligation ne s'imposant que lorsque la proposition de sanction faite par l'administration n'a pas été retenue.
8. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la décision attaquée a été prise à la suite d'une procédure irrégulière en méconnaissance des droits de la défense, du délai minimum de convocation à un conseil de discipline et de la mise aux voix des votes au sein d'une telle instance doit être écarté.
9. En quatrième lieu, le requérant fait valoir que l'arrêté attaqué du 7 février 2022 a été pris en méconnaissance des délais fixés par l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Toutefois, ces dispositions, qui sont entrées en vigueur le 1er mars 2022, n'étaient pas applicables en l'espèce. En tout état de cause, lesdites dispositions, qui codifient l'ancien article 30 de la loi du 13 juillet 1983, concernent les mesures portant suspension de fonctions, et non pas les sanctions disciplinaires, de sorte que le requérant ne peut utilement s'en prévaloir pour contester la légalité de l'arrêté du 7 février 2022. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure en raison de la méconnaissance du délai prévu à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique et de la méconnaissance de cet article doivent être écartés comme inopérants.
10. En cinquième lieu, M. C soutient qu'il a été sanctionné deux fois pour les mêmes faits dès lors qu'il a d'abord été suspendu provisoirement de ses fonctions à compter du 6 septembre 2021. Toutefois, étant une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service, la mesure de suspension ne constitue pas une sanction disciplinaire. Par suite, M. C n'est pas fondé à faire valoir que la règle non bis in idem a été méconnue.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 29 de la loi du 13 juillet 1983 portant droit et obligation des fonctionnaires : " Toute faute commise par un fonctionnaire dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions l'expose à une sanction disciplinaire sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / () Troisième groupe : / () l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de seize jours à deux ans () ".
12. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
13. Comme indiqué au point 6, la sanction portant exclusion temporaire des fonctions pour une durée d'un an prononcée à l'encontre de M. C est motivée par l'attitude déplacée qu'il a eu à l'égard d'une jeune maman accueillie au sein du centre départemental de l'enfance, dont le président du départemental du Lot a considéré qu'elle caractérisait un manquement à son obligation professionnelle de dignité, ainsi qu'à la moralité et à l'exemplarité attendues d'un agent exerçant ses fonctions, qu'elle perturbait le bon fonctionnement du service et qu'elle portait atteinte à l'image de la fonction publique et au cadre d'emplois auquel M. C appartient.
14. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C, qui connaissait le parcours de vie de l'usagère qui s'est plainte de ses propos et de son comportement, notamment le fait qu'elle avait été placée à l'aide sociale à l'enfance dès l'âge de treize ans, qu'elle avait été maltraitée par ses deux précédents compagnons, que deux de ses enfants avaient été placés et qu'elle avait été installée en semi-autonomie, par le centre départemental de l'enfance, dans un appartement à l'extérieur du foyer pour échapper à la violence du père de son plus jeune enfant qu'elle élevait donc seule, l'a appelée une dizaine de fois entre le 26 août et le 2 septembre 2021. Il a par ailleurs échangé avec elle plusieurs SMS, sans lien avec l'exercice de ses fonctions, dont il ressort qu'il avait adopté envers elle une attitude familière et ambigüe, alors même qu'il en connaissait la vulnérabilité et la fragilité.
15. D'autre part, si M. C conteste son attitude inappropriée à l'égard de l'intéressée, en particulier le soir du 2 septembre 2021, il ressort des pièces du dossier notamment des dires très circonstanciés et cohérents de l'usagère retranscris, dès le lendemain, dans son dépôt de plainte, qu'il s'est rendu en début de soirée à son domicile sans que cette dernière ne l'ait invité et qu'il n'en est reparti qu'en milieu de soirée alors même que la jeune personne lui avait fait comprendre à plusieurs reprises qu'elle souhaitait le voir partir. Les échanges de SMS produits au dossier permettent à cet égard d'établir qu'il s'est imposé auprès de cette jeune usagère, dont aucun message ne permet en revanche d'établir que, comme il le soutient, elle l'aurait sollicité pour qu'il vienne chez elle monter un meuble à chaussures, a fortiori dans la soirée du 2 septembre 2021. Ainsi, et contrairement à ce que soutient M. C, il ressort des pièces du dossier qu'il s'est présenté au domicile de l'usagère de sa propre initiative, en dehors des heures de service et sans aucun lien avec l'exercice de ses fonctions et que cette situation était contraire à la volonté de l'intéressée.
16. Il ressort des dires circonstanciés de l'usagère, dont les déclarations sincères et mesurées sont par ailleurs corroborées par le témoignage de la directrice du centre qui l'a accompagnée pour porter plainte, que les propos et le comportement de M. C, entre le 26 août et le 2 septembre 2021, et en particulier le soir du 2 septembre 2021, l'ont mise très mal à l'aise et l'ont même effrayée, ce qui a justifié que le centre départemental de l'enfance la réintègre dans le foyer dès le lendemain, mettant ainsi momentanément en suspend le projet de semi-autonomie initié peu avant. Il ressort en outre des déclarations de M. C, telles qu'elles figurent dans le rapport qu'il a lui-même établi à l'intention des membres du conseil de discipline, qu'il connaissait parfaitement l'histoire douloureuse de l'usagère, avait conscience de son extrême vulnérabilité et de la confiance qu'elle lui portait, ainsi que du statut de père dans lequel elle l'avait placé, statut dont il a abusé en tout connaissance de cause. Les propos irrespectueux et parfois même très dégradants qu'il a tenus, dans ce même rapport, à l'égard de cette usagère, dont il commente l'apparence physique de manière grossière et déplacée, révèlent par ailleurs l'absence totale de respect qu'il avait à son égard et le peu de cas qu'il en faisait.
17. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. C occupait alors des fonctions auprès d'un public composé de jeunes adultes fragiles et vulnérables, seuls avec un jeune enfant, ayant une histoire de vie souvent chaotique et difficile, dont il avait les clés et auprès desquels il avait pour mission de prodiguer aide matérielle et soutien logistique, dans le cadre du projet de réinsertion et de reprise en main conduit par le centre départemental de l'enfance, qui accueille ces jeunes adultes et leurs enfants dans des conditions souvent compliquées. De ce fait, et compte tenu de la spécificité de sa mission et du public auprès duquel elle s'exerçait, il lui revenait de conserver une attitude professionnelle et bienveillante, avec la distance nécessaire. En entreprenant d'établir une relation personnelle et ambiguë avec l'usagère dont s'agit, qui ne le souhaitait d'ailleurs pas et ne l'y avait pas encouragé, et en usant pour ce faire de ses prérogatives et de son statut, M. C a commis une faute qui revêt, compte tenu du contexte dans lequel les faits reprochés se sont produits, de la vulnérabilité particulière de l'usagère qui en a été la victime et des répercussions de tels faits sur le fonctionnement du service et sur son image, eu égard à la mission poursuivie par le centre départemental de l'enfance, une gravité particulière. Par suite, la sanction d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée d'un an n'est pas disproportionnée.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la sanction du 7 février 2022 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du conseil départemental du Lot, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. C, au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au président du conseil départemental du Lot.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
Mme Jorda, conseillère,
Mme Péan, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
La rapporteure,
V. JORDALa présidente,
S. CHERRIERLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet du Lot en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026