mercredi 8 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201003 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | CANADAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 février 2022, M. B E, représenté par Me Canadas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a pris à son encontre une mesure d'expulsion du territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de résident ou une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 72 heures à compter de la notification du jugement à intervenir et de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la même date ;
3°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
4°) de mettre à la charge de l'État le paiement à son conseil de la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour Me Canadas de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle et, en cas de refus de l'aide juridictionnelle, directement au requérant sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
-sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de compétence de son auteur ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait en l'absence d'un énoncé exhaustif des éléments relatifs à sa situation personnelle et de l'absence de prise en compte de ses attaches familiales ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale et d'une erreur de droit dès lors qu'il ne relève pas de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais de son article L. 631-2 ;
- elle méconnaît les dispositions de ce même article L. 631-2 (3°) dès lors qu'il relève de la catégorie des étrangers protégés contre une mesure d'expulsion ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a pas déclaré qu'à sa libération il envisageait de repartir au Maroc ;
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
M. E a transmis des pièces complémentaires le 1er juin 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les conclusions de M. Farges, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, de nationalité marocaine, est entré en France en août 2000 à l'âge de 17 ans et 11 mois au titre du regroupement familial avec ses parents. Il a bénéficié au même titre d'une carte de résident du 13 septembre 2000 au 12 septembre 2010, renouvelée de plein droit du 13 septembre 2010 au 12 septembre 2020. Il a sollicité le renouvellement de son titre le 19 avril 2021 ; cette demande, présentée hors délai, a été étudiée comme une première demande. Il a bénéficié d'un récépissé de court séjour en qualité de travailleur salarié du 18 mai 2021 au 17 août 2021, renouvelé jusqu'au 26 octobre 2021. Par un avis du 14 décembre 2021, consécutif à la réunion à laquelle il a été convoqué le 9 décembre 2021, la commission d'expulsion a rendu un avis favorable à son expulsion. Par un arrêté du 20 janvier 2022, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son expulsion du territoire français.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 1er juin 2022. Par suite, les conclusions tendant à son admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté du 20 septembre 2021 publié le 21 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme F C, directrice des migrations et de l'intégration, en matière de police des étrangers, notamment de mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () " Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
5. Il résulte des termes mêmes des décisions contenues dans l'arrêté en litige qu'elles comportent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent et dont le préfet avait connaissance à la date de son édiction, en particulier en ce qui concerne sa situation familiale et ses liens avec la France. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, laquelle ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, ne peut donc qu'être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni de la motivation de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de M. E, que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. E doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3. " Selon son article L. 631-2 : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : () 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été pendant toute cette période titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; () ".
8. Les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient, à elles seules, justifier légalement une mesure d'expulsion et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace grave pour l'ordre public. Lorsque l'administration se fonde sur l'existence d'une telle menace pour prononcer l'expulsion d'un étranger, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et il n'est au demeurant pas contesté, que M. E ne dispose plus de titre de séjour valide depuis le 26 octobre 2021, soit près de trois mois avant la date de la décision attaquée. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir qu'il appartiendrait à la catégorie d'étrangers relevant des dispositions de l'article L. 631-2 (3°) susmentionné.
10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. E a été condamné d'abord, le 17 novembre 2014, par le tribunal correctionnel de Nîmes à trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans, ensuite, le 22 octobre 2021, par le tribunal correctionnel de Toulouse à 12 mois d'emprisonnement dont huit avec sursis pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, commis à l'encontre de Mme D, enfin, le 2 décembre 2021, par cette même juridiction, à 24 mois d'emprisonnement dont six avec sursis, avec obligation de soins, interdiction d'entrer en contact avec la victime pour des faits d'administration de substance nuisible (benzodiazépine) à un mineur de 15 ans suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. En outre, il est mis en examen devant le juge d'instruction de Carcassonne pour des faits d'extorsion par violence, menace, contrainte de signature, promesse, secret, fonds, valeur ou bien, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie d'une libération avant le septième jour et escroquerie et vol avec violence ayant entraîné une incapacité totale de travail n'excédant pas huit jours. M. E ne conteste pas avoir été placé pour ces faits en détention provisoire du 9 juillet 2020 au 8 mars 2021 à la maison d'arrêt de Carcassonne, puis sous contrôle judiciaire par ordonnance du 2 mars 2021, avant d'être de nouveau placé en détention provisoire par une décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Carcassonne, le 23 novembre 2021, en raison du non-respect de ses obligations. Au vu de la gravité des faits pour lesquels M. E a été condamné ou est mis en examen, ainsi que de leur caractère réitéré et récent, le préfet de la Haute-Garonne a pu considérer à bon droit que son comportement caractérisait l'existence d'une menace grave et actuelle pour l'ordre public et prononcer son expulsion du territoire national sur le fondement de l'article L. 631-1 susmentionné.
11. Par suite, M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait méconnu les dispositions des articles L. 631-1 et L. 631-2 susmentionnés, ni entaché sa décision d'un défaut de base légale, d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation.
12. En cinquième lieu, M. E soutient que le préfet aurait commis une erreur de fait en considérant de manière erronée qu'il ressortait des termes du rapport du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) qu'il avait déclaré envisager de repartir au Maroc après sa libération. Il résulte des termes du rapport du SPIP en date du 23 novembre 2021, versé au dossier par le préfet, qu'il indique en réalité que l'intéressé " envisage, à sa libération, de repartir vivre dans le nord de la France ou au Maroc ". En tout état de cause, il ne résulte pas des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne se serait fondé sur cette circonstance pour prendre sa décision. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait ne peut qu'être écarté comme manquant en fait.
13. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
14. M. E se prévaut dans sa requête de la présence en France de sa mère, de son frère et de son fils, mineur, ainsi que de sa résidence en France depuis 22 ans. Toutefois, il n'établit pas l'intensité de ses relations avec sa mère et son frère, qui ne lui ont pas rendu visite lors de son incarcération. De plus, il ressort des pièces du dossier que, par une décision d'un juge marocain, la garde de son fils a été confiée à la mère de ce dernier, dont il est séparé. Si cette dernière affirme que leur fils a besoin de son père pour son évolution, cette attestation, non datée mais en tout état de cause postérieure à la décision attaquée et produite pour les besoins de la cause, ne démontre en aucune manière l'intensité des relations entre l'intéressé et son fils, pas plus que l'attestation du frère de l'intéressé, du 27 janvier 2022, au demeurant également postérieure à la décision attaquée, ces deux attestations étant non circonstanciées. Dans ces conditions, M. E ne démontre pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son fils. En outre, il ne conteste pas être sans emploi depuis le mois de juillet 2021, et il ne démontre pas d'insertion sociale et professionnelle en France. Enfin, il ne conteste pas conserver des attaches familiales dans son pays d'origine, le Maroc, où vit sa sœur et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 17 ans. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard de la menace à l'ordre public que constitue la présence en France de M. E et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations susmentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15. En septième lieu, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
16. Ainsi qu'il a été dit au point 14, il ressort des pièces du dossier que la garde exclusive du fils mineur, de nationalité marocaine, de M. E a été confiée à sa mère, ressortissante marocaine dont il est séparé. A l'inverse, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé contribuerait à l'entretien et à l'éducation de son fils. Dans ces conditions, et au regard de la gravité des faits présentés au point 10, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 susmentionné.
17. Pour les mêmes motifs et compte tenu de ce qui a été exposé aux points 10, 14 et 16, M. E n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
18. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
19. Si M. E fait valoir que la décision attaquée porterait atteinte à son droit de ne pas subir de traitements inhumains ou dégradants, garanti par les stipulations susmentionnées, il ne démontre pas qu'il serait exposé à de tels traitements dans son pays d'origine, le Maroc. Par suite, ce moyen manque en fait et doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 20 janvier 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. E tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 16 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 mars 2023.
Le rapporteur,
S. A
Le président,
T. SORIN La greffière,
S. SORABELLA
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026