mardi 4 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201233 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | GUEYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 mars 2022, M. B F, représenté par Me Gueye, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de six mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. F soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est dépourvue de base légale, dès lors que les dispositions du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne pouvaient lui être opposées ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte atteinte à ses droits fondamentaux ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour :
- la décision attaquée est dépourvue de base légale par suite de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 612-6 à L. 612-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré enregistrés le 28 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.
M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant tunisien né le 9 mai 1975, demande l'annulation de l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de 6 mois.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. F ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 septembre 2022, ses conclusions tendant à être admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :
3. En premier lieu, par arrêté réglementaire du 20 septembre 2021 publié au recueil des actes administratifs spécial du 21 septembre 2021 et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme E D, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, en matière de police des étrangers, notamment les décisions d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision obligeant M. F à quitter le territoire sans délai doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ".
5. L'arrêté attaqué comporte, outre la signature de son auteur, la mention, en caractères lisibles du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la signature de cet arrêté, qui a pu légalement être apposée à l'aide d'un tampon humide, ne correspondrait pas à la signature originale de son auteur. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En application des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
7. L'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé pour obliger M. F à quitter le territoire français sans délai et prononcer une interdiction de retour de six mois. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la situation du requérant, a ainsi suffisamment motivé sa décision.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :/ () 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail () ". L'article L. 5221-5 du code du travail dispose : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2 () ".
9. Il résulte des dispositions précitées du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, éclairées par les travaux préparatoires des lois du 16 juin 2011 et du 7 mars 2016 dont elles sont issues, que le législateur a entendu, en conformité avec la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, permettre à l'autorité administrative de prendre, sur ce fondement, une obligation de quitter le territoire français à l'encontre des étrangers qui résident en France, régulièrement, depuis moins de trois mois, s'ils ne respectent pas la législation relative au travail.
10. M. F soutient être entré régulièrement en France dès lors qu'il est titulaire d'un titre de séjour délivré par les autorités italiennes en cours de validité. Il ne justifie toutefois pas de la date de son entrée sur le territoire français par la seule production de la première page de son passeport ne comportant pas de tampon d'entrée en France. Le requérant a déclaré lors de son audition par les services de police le 2 mars 2022 ne pas avoir fait de démarches en France pour solliciter la délivrance d'un titre de séjour. Il a en outre indiqué exercer une activité salariée en tant que coiffeur au sein d'un salon de coiffure depuis environ dix mois à la date de son audition. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que M. F se trouvait ainsi dans la situation permettant au préfet de la Haute-Garonne de l'obliger à quitter le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier, notamment des déclarations de M. F lors de son audition par les services de police le 2 mars 2022, qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien valable jusqu'au 8 juillet 2031 et qu'il travaille de manière irrégulière en France depuis dix mois. Si le requérant se prévaut de la présence de membres de sa famille en France, notamment d'un cousin de nationalité italienne qui vivrait en France depuis 10 ans, et de sa sœur, il n'établit pas l'intensité des liens développés avec ces derniers et ne justifie pas être isolé en Tunisie, où vivent son épouse et son fils, ni en Italie, où vivent sa fille et son frère. Ainsi, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de l'intéressé, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, en obligeant M. F à quitter le territoire français, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
13. En troisième et dernier lieu, pour l'ensemble des motifs qui viennent d'être énoncés, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de M. F doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision de refus de délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants :/ 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ;/ 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ;/ 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 du même code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants :/ 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ;/ () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;/ () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. F a certes déclaré lors de son audition par les services de police le 2 mars 2022 son intention de partir en Tunisie le 17 mars 2022 en se prévalant de la possession d'un billet d'avion, au demeurant produit. Il ne justifie toutefois pas, alors qu'il a déclaré lors de cette même audition être hébergé chez sa sœur et qu'il produit à l'appui de sa requête une attestation d'hébergement rédigée le 2 janvier 2022 par une personne tierce, d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Ainsi, le préfet de la Haute-Garonne a pu considérer sans entacher la décision attaquée d'une erreur de droit qu'il existait un risque que M. F se soustraie à la mesure d'éloignement prise à son encontre.
17. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. F, qui ne justifie pas comme il a été dit précédemment de l'existence en France d'attaches personnelles et familiales suffisamment intenses, le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
18. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré d'une atteinte aux droits fondamentaux doit être écarté comme n'étant pas assorti des précisions permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
20. En premier lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée, en raison de l'illégalité de la décision de refus de départ volontaire, doit être écarté.
21. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour./ Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
22. Il ressort des pièces du dossier que M. F ne justifie pas d'une ancienneté de séjour significative en France, ni comme il a été précédemment de liens particulièrement intenses sur le territoire français. S'il soutient être parent d'enfant français ou avoir sollicité l'asile, il n'en justifie pas alors qu'il a déclaré lors de son audition le 2 mars 2022 d'une part que ses enfants vivaient l'un en Tunisie et l'autre en Italie, et d'autre part ne pas avoir demandé l'asile. Dès lors, et sans qu'y fasse obstacle la double circonstance que le requérant n'a pas fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement et ne constitue pas une menace à l'ordre public, le préfet de la Haute-Garonne a pu sans entacher sa décision d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, prononcer une interdiction de retour de six mois, laquelle ne présente pas un caractère disproportionné.
23. En troisième et dernier lieu, pour les motifs énoncés précédemment, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
25. Les conclusions de M. F tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. F tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B F, à Me Gueye et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2023.
La présidente-rapporteure,
F. A
L'assesseure la plus ancienne,
N. SODDU
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026