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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2201464

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2201464

jeudi 13 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2201464
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSADEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 mars 2022, M. B A, représenté par Me Sadek, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Tarn de lui délivrer un titre de séjour d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- il a été signé par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure dès lors que la préfète n'a pas saisi la commission du titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, dès lors qu'il justifie résider en France depuis plus de dix ans ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 14 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que la préfète a adopté une lecture discriminatoire de l'article L. 435-2 déjà cité en excluant de son bénéfice les ressortissants algériens ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant des conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Malgré une mise en demeure de défendre envoyée le 13 janvier 2023, le préfet du Tarn n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 13 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 16 mars 2023 à 12 h 00.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant algérien né le 21 mars 1974 à Oran (Algérie), déclare être entré en France le 2 novembre 2007 sous couvert d'un visa de court séjour d'une durée de quinze jours. Le 29 juillet 2021, l'intéressé a déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture du Tarn. Par un arrêté du 29 novembre 2021, la préfète du Tarn a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français. Le 14 décembre 2021, M. A a présenté une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1986. Par un nouvel arrêté, en date du 20 janvier 2022, notifié le 25 du même mois, la préfète du Tarn a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, qui disposait d'une délégation accordée par le préfet de ce département par un arrêté du 1er décembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer notamment les refus de titre de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux de la préfète du Tarn vise les articles applicables de l'accord franco-algérien modifié et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il est ainsi suffisamment motivé en droit. Il précise ensuite les motifs justifiant le refus d'admission au séjour de M. A sur les fondements invoqués ainsi que ceux pour lesquels il ne porte pas, eu égard à la situation personnelle de l'intéressé, une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La décision portant refus de séjour est ainsi suffisamment motivée en fait. Le refus de séjour étant suffisamment motivé, l'obligation de quitter le territoire français et la décision d'accorder à l'intéressé un délai de départ volontaire de trente jours, qui n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, sont aussi suffisamment motivées. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi, qui indique que le requérant n'établit pas qu'il serait exposé à des peines ou traitements dégradants dans son pays, est elle aussi suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué, pris en ses différentes décisions, doit être écarté comme manquant en fait.

4. En troisième et dernier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de la requérante, ni des pièces du dossier, que la préfète du Tarn n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles et justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. "

6. L'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit, en usant à cette fin du pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.

7. S'il est constant que M. A possède le statut de compagnon d'Emmaüs depuis le 28 novembre 2015, soit depuis plus de six ans à la date de la décision en litige et qu'aux termes des attestations produites par les membres de la communauté Emmaüs d'Albi, il apparaît qu'il exerce ses fonctions de vendeur avec responsabilité, fiabilité et assiduité, il ne produit toutefois aucun élément de nature à établir qu'il disposerait de perspectives sérieuses d'intégration en dehors de cette structure, comme un projet professionnel défini, une promesse d'embauche ou un contrat de travail, étant relevé que M. A est toujours hébergé par l'association. Ainsi, son intégration demeure limitée à la structure associative qui l'accompagne. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Tarn a entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de son pouvoir de régularisation.

8. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans / () ".

9. Si M. A se prévaut d'une présence de plus de dix ans sur le territoire français, les pièces qu'il produit ne sont pas suffisamment variées et nombreuses, pour chacune des années concernées, aux fins d'établir qu'il résidait de manière habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée. A cet égard, le requérant ne produit aucune pièce de nature à justifier sa présence continue sur le territoire français entre le 2 novembre 2007 et le 21 septembre 2012 et les pièces produites entre le 21 septembre 2012 et le 28 novembre 2015, date de son entrée au sein de la communauté Emmaüs d'Albi sont insuffisantes pour démontrer sa présence continue sur le territoire français. Par suite, en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", la préfète du Tarn n'a pas méconnu les stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

10. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

11. Si M. A soutient qu'en refusant de l'admettre au séjour, la préfète du Tarn aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu'il est présent sur le territoire français depuis le 2 novembre 2007, il ressort toutefois des pièces du dossier et de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement que le requérant n'établit pas résider de manière continue en France depuis le 2 novembre 2007 et ne démontre pas la stabilité et l'intensité des liens personnels qu'il aurait noués sur le territoire français, notamment quant à ses perspectives professionnelles et aux conditions dans lesquelles il participe à l'entretien et à l'éduction de sa fille mineure. En outre, il est constant qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français en dépit d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre et non exécutée. Enfin, les seules attestations versées au dossier ne suffisent pas à faire état d'une intégration particulière de l'intéressé en France. Dans ces conditions, la décision litigieuse n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-2-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :/ 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. "

13. M. A soutient que la préfète aurait dû saisir la commission du titre de séjour au regard de sa situation et de sa durée de présence en France. Toutefois, il résulte des dispositions précitées que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du seul cas des étrangers justifiant résider habituellement en France depuis plus de dix ans ou qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces dispositions, ou par les stipulations de l'accord franco-algérien ayant le même objet, et auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité. D'une part, il résulte de ce qui a été dit au point 9 du présent jugement que le requérant ne justifie pas de dix ans de résidence habituelle sur le territoire français. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que l'intéressé n'établit pas être en situation de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en France. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure tenant au défaut de saisine de la commission du titre de séjour ne peut qu'être écarté.

14. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur des enfants doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision portant refus de séjour aurait pour effet de séparer M. A de son enfant mineure, dont il n'est pas allégué qu'elle aurait la nationalité française et qui vit chez sa mère. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit en tout état de cause être écarté.

16. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation. " Le principe de non-discrimination prévu par ces stipulations concerne la jouissance des droits et libertés reconnus par cette convention et ses protocoles additionnels.

17. Si M. A allègue que les ressortissants algériens sont moins bien traités que les ressortissants d'autres Etats relevant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette différence de traitement résulte en tout état de cause d'une différence de situation qui est la conséquence nécessaire de la conclusion de l'accord franco-algérien, qui a, de par l'article 55 de la Constitution, une valeur supérieure à la loi. Il suit de là que la décision attaquée ne méconnaît pas le principe d'égalité. Elle ne méconnaît pas plus l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

18. Il résulte de ce qui a été dit aux points 9, 11 et 15 du présent jugement que la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Pour les mêmes motifs, la préfète n'a pas entaché la décision litigieuse d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

19. Il résulte de ce qui a été dit au point 15 du présent jugement que la décision attaquée n'a pas été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel la préfète du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions en injonction qu'il a également formées ainsi que de ses conclusions relatives à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet du Tarn et à Me Sadek.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2023 à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.

Le rapporteur,

N. C

Le président,

J-C. TRUILHÉ

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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