mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201622 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MACHADO TORRES |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire enregistrés le 22 mars 2022 et le 22 juillet 2022 sous le n° 2201622, M. A F B E, représenté par Me Machado Torres Gil, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse et de son enfant mineur, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux formé le 18 janvier 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. F B E soutient que :
- la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle est intervenue au-delà du délai de 6 mois ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que le préfet ne bénéficie pas d'une subdélégation pour s'approprier les motifs opposés par l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à sa demande de regroupement familial ;
- la décision attaquée viole les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le principe général du droit de mener une vie familiale normale consacré par le Conseil d'État et la Cour de justice de l'Union européenne ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que son épouse et son enfant mineur auraient pu bénéficier du regroupement familial sans avoir recours à la procédure d'introduction sur le fondement des dispositions de l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il remplit les conditions exigées pour le regroupement familial prévues par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 mars 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration demande à être mis hors de cause dès lors qu'il n'est pas l'auteur de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
II. Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022 sous le n° 2204183, M. A F B E, représenté par Me Machado Torres Gil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse et de son enfant mineur, ainsi que la décision du 31 mai 2022 rejetant son recours gracieux formé le 18 janvier 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne d'accorder à son épouse le bénéfice du regroupement familial dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
M. F B E soutient que :
- la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle est intervenue au-delà du délai de 6 mois ;
- la décision attaquée est illégale dès lors que le préfet ne bénéficie pas d'une subdélégation pour s'approprier les motifs opposés par l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à la demande de regroupement familial ;
- la décision attaquée viole les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le principe général du droit de mener une vie familiale normale consacré par le Conseil d'État et la Cour de justice de l'Union européenne ;
- la décision attaquée viole les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que son épouse et son enfant mineur auraient pu bénéficier du regroupement familial sans avoir recours à la procédure d'introduction sur le fondement des dispositions de l'article R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il remplit les conditions exigées pour le regroupement familial prévues par l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 août 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration demande à être mis hors de cause dès lors qu'il n'est pas l'auteur de la décision attaquée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2201622 et n° 2204183 sont présentées par le même requérant, concernent la même procédure de regroupement familial et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
2. M. B E, ressortissant brésilien, a déposé une demande de regroupement familial le 25 mars 2021 en faveur de son épouse et de son enfant mineur. Le silence gardé par le préfet de la Haute-Garonne a fait naître le 25 septembre suivant une décision implicite de rejet. Par décision du 13 décembre 2021, le préfet de la Haute-Garonne a expressément refusé de faire droit à cette demande. Le recours gracieux formé le 18 janvier 2022 par M. F B E contre cette décision a été implicitement rejeté. Par une décision du 31 mai 2022, le préfet de la Haute-Garonne a ensuite rejeté ce recours gracieux. Par sa requête enregistrée sous le n° 2101622, M. F B E demande au tribunal d'annuler la décision du 13 décembre 2021 ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux. Par sa requête enregistrée sous le n° 2204183, il demande au tribunal d'annuler la décision du 13 décembre 2021 et la décision du 31 mai 2022.
Sur le cadre du litige :
3. Aux termes de R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité compétente pour délivrer l'autorisation d'entrer en France dans le cadre du regroupement familial est le préfet (). Cette autorité statue sur la demande de regroupement familial dans un délai de six mois à compter du dépôt par l'étranger du dossier complet de cette demande. L'absence de décision dans ce délai vaut rejet de la demande de regroupement familial.".
4. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
5. En l'espèce, le silence gardé pendant six mois par le préfet de la Haute-Garonne sur la demande de M. F B E a fait naître le 25 septembre 2021 une décision implicite de rejet, conformément aux dispositions citées au point 3. Toutefois, par une décision du 13 décembre 2021, le préfet a expressément rejeté la demande de regroupement familial présentée par l'intéressé. Dans ces conditions, cette seconde décision s'est substituée à la première et les conclusions à fin d'annulation, ainsi que les moyens dirigés contre la décision implicite initiale, doivent être regardés comme dirigés contre la décision expresse du 13 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Aux termes de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : /1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; / () ". Aux termes de l'article R. 434-6 du même code : " Sous réserve des dispositions de l'article L. 434-7, le bénéfice du regroupement familial peut être accordé au conjoint et, le cas échéant, aux enfants de moins de dix-huit ans de l'étranger, qui résident en France, sans recours à la procédure d'introduction. / Pour l'application du premier alinéa est entendu comme conjoint l'étranger résidant régulièrement en France sous couvert d'une carte de séjour temporaire d'une durée de validité d'au moins un an ou d'une carte de séjour pluriannuelle qui contracte mariage avec le demandeur résidant régulièrement en France dans les conditions prévues aux articles R. 434-1 et R. 434-2 ".
7. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'il se prononce sur une demande de regroupement familial, le préfet est en droit de rejeter la demande dans le cas où l'intéressé ne justifierait pas remplir l'une des conditions légalement requises, notamment en cas de présence anticipée sur le territoire français du conjoint bénéficiaire de la demande qui n'y réside pas régulièrement. Il dispose, toutefois, d'un pouvoir d'appréciation et n'est pas tenu par les dispositions précitées, notamment dans le cas où il est porté une atteinte excessive au droit du demandeur de mener une vie familiale normale tel qu'il est protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour refuser à M. F B E le bénéfice du regroupement familial au profit de son épouse, le préfet de la Haute-Garonne s'est exclusivement fondé sur la circonstance que leur mariage est antérieur à l'entrée sur le territoire français de son épouse le 1er octobre 2019 et que cette dernière est bénéficiaire d'un titre de séjour " visiteur " valable jusqu'au 1er octobre 2022. Toutefois, ainsi qu'il vient d'être dit au point 7, si la présence en France de l'épouse de M. F B E pouvait, le cas échéant, justifier le refus de regroupement familial, il appartenait au préfet de la Haute-Garonne, qui n'était pas en situation de compétence liée, de procéder à un examen de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment des incidences de son refus sur la situation personnelle et familiale de M. F B E au regard du droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, en se bornant à indiquer dans sa décision que la demande de M. F B E devait être rejetée du seul fait de la présence en France de son épouse à la date de sa demande, le préfet de la Haute-Garonne s'est, à tort, estimé lié par le séjour de celle-ci sur le territoire français et a ainsi méconnu l'étendue de son pouvoir d'appréciation. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit dès lors être accueilli.
9. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance./ Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. F B E est marié depuis le 2 janvier 2019 à Mme D, qu'un enfant est né de cette union le 1er septembre 2020 et qu'ils partagent une communauté de vie comme en atteste le bail de leur habitation principale conclu à leurs deux noms. Dans ces circonstances, compte tenu des conditions du séjour de M. F B E et de son épouse en France, et de l'incidence qu'aurait sur leur vie familiale et sur leur jeune enfant, un retour, même temporaire, de Mme D au Brésil pour initier la procédure de regroupement familial, le requérant est fondé à soutenir qu'en refusant de faire droit à sa demande, le préfet de la Haute-Garonne a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et a ainsi méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. F B E est fondé à demander l'annulation de la décision du 13 décembre 2021 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a rejeté la demande de regroupement familial en faveur de son épouse et de son enfant mineur. Par voie de conséquence, la décision du 31 mai 2022 du préfet de la Haute-Garonne rejetant le recours gracieux formé par le requérant doit également être annulée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution./ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".
13. Eu égard au motif d'annulation retenu et sous réserve d'un changement dans la situation de droit ou de fait de M. F B E, le présent jugement implique nécessairement que le préfet de la Haute-Garonne fasse droit à sa demande. Il y a lieu, dans ces conditions, d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne d'accorder le bénéfice du regroupement familial à l'épouse et à l'enfant de M. F B E, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 13 décembre 2021 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de faire droit à la demande de regroupement familial de M. F B E au bénéfice de son épouse et de son enfant mineur ainsi que la décision du 31 mai 2022 rejetant son recours gracieux formé le 18 janvier 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de faire droit à la demande de regroupement familial présentée par M. F B E au bénéfice de son épouse, Mme D, et de leur enfant mineur dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera à M. F B E la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A F B E, au préfet de la Haute-Garonne et à l'office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La rapporteure,
B. C
La présidente,
F. HÉRY La greffière,
S. BALTIMORE
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
2, 2204183
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026