mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201629 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | FRANCOS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 22 mars 2022 et 7 septembre 2023, M. B F et Mme A F agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille mineure, E F, représentés par Me Francos, avocat, demandent au tribunal :
1°) d'admettre leur fille E F au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 9 mars 2022 par laquelle le directeur général adjoint de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 23 novembre 2021 du directeur territorial de l'OFII de Toulouse refusant d'admettre leur fille E F au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile ;
3°) d'enjoindre à l'OFII d'admettre leur fille E F au bénéfice de ces conditions, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII le paiement à son conseil d'une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- la décision contestée est signée par une personne incompétente pour ce faire ;
- elle entachée d'un défaut de motivation, notamment en fait ;
- elle n'a pas été édictée à la suite d'une procédure contradictoire, dès lors que leur fille n'a pas bénéficié d'un entretien ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation, et en particulier de son état de vulnérabilité ;
- elle est entachée d'erreurs de fait et de droit en tant qu'elle ne pouvait se fonder sur la circonstance que la demande d'asile de leur fille constituait une demande de réexamen de demande d'asile, dès lors que l'enfant est née après le rejet de la demande d'asile de ses parents ;
- l'OFII s'est cru à tort en situation de compétence liée pour rejeter la demande au motif qu'il s'agissait d'un réexamen de demande d'asile ;
- la décision en litige est entachée d'un défaut de base légale du fait de l'incompatibilité des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avec les objectifs de l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de leur fille ;
- elle méconnait l'intérêt supérieur de leur enfant, tel que consacré au 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 septembre 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. et Mme F ne sont pas fondés.
Par une décision du 25 octobre 2022, M. B F et Mme A F agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille E F ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure.
Considérant ce qui suit :
1. M. B F et Mme A F, ressortissants nigérians, ont déposé des demandes d'asile qui ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 29 juin 2018, confirmées par décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 20 mai 2019. Ils ont déposé une demande d'asile le 1er juillet 2019 au nom de leur fille, E, née le 20 mai 2019. Par une décision du 23 novembre 2021, le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Toulouse a refusé d'admettre la jeune enfant au bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le recours administratif préalable obligatoire formé contre cette décision a été rejeté par une décision du directeur général adjoint de l'OFII du 9 mars 2022. Par la présente requête, M. et Mme F, agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille mineure, E, demandent au tribunal d'annuler cette dernière décision.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. M. et Mme F, agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille mineure ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2022, il n'y a pas lieu de statuer sur leurs conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 9 mars 2022 :
3. En premier lieu, par une décision du 10 novembre 2020, librement accessible sur le site internet de l'OFII, le directeur général de l'OFII a donné à M. C G, directeur général adjoint de l'Office, délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du directeur général, tous les actes ou décisions dans le cadre des textes en vigueur. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le directeur général de l'OFII n'aurait pas été absent ou empêché le jour d'édiction de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants : / () 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; / () La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. ".
5. Aux termes de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-15 est écrite, motivée et prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle prend effet à compter de sa signature. / Dans un délai de deux mois à compter de la notification de cette décision, le bénéficiaire peut introduire un recours devant le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à peine d'irrecevabilité du recours contentieux. La décision comporte la mention des voies et délais dans lesquels ce recours peut être formé. /Le directeur général de l'office dispose d'un délai de deux mois pour statuer. A défaut, le recours est réputé rejeté. Toute décision de rejet doit être motivée ".
6. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire. ".
7. La décision par laquelle le directeur général de l'OFII rejette le recours administratif préalable obligatoire, prévu par les dispositions précitées de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, exercé à l'encontre d'une décision refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil doit être motivée en application de ces dispositions, comme de celles de l'article L. 551-15 du même code et du 8° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
8. La décision contestée du 10 février 2022 vise les articles L. 551-15, D. 551-17 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquels elle se fonde. Elle mentionne que M. et Mme F ont enregistré une première demande d'asile le 28 mars 2018, que leur fille, E, est née postérieurement à l'enregistrement de cette demande, le 27 mars 2019, et que par application d'une jurisprudence du Conseil d'Etat du 27 janvier 2021 (requête n° 445958), le rejet de cette demande par une décision de la CNDA du 20 mai 2019 est réputé l'être tant pour les parents que pour l'enfant. Elle ajoute que la demande d'asile enregistrée le 1er juillet 2019 pour l'enfant E F doit en conséquence être regardée comme une demande de réexamen au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, et alors que l'OFII n'est pas tenu d'indiquer l'ensemble des éléments se rapportant à la situation personnelle de l'enfant, mais seulement ceux qui fondent sa décision, la décision contestée est suffisamment motivée en droit et en fait au regard des exigences des dispositions précitées.
9. En troisième lieu, il ne résulte pas des dispositions précitées de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni d'aucune autre disposition, que les décisions refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, qui répondent à une demande des intéressés, doivent intervenir à l'issue d'une procédure contradictoire. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait été adoptée en méconnaissance du principe du contradictoire.
10. En quatrième lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 531-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile de présenter une demande en son nom et, le cas échéant, en celui de ses enfants mineurs qui l'accompagnent. En cas de naissance ou d'entrée en France d'un enfant mineur postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'étranger est tenu, tant que l'OFPRA ou, en cas de recours, la CNDA, ne s'est pas prononcé, d'en informer cette autorité administrative ou cette juridiction. La décision rendue par l'Office ou, en cas de recours, par la CNDA, est réputée l'être à l'égard du demandeur et de ses enfants mineurs, sauf dans le cas où le mineur établit que la personne qui a présenté la demande n'était pas en droit de le faire.
11. Ces dispositions ne font cependant pas obstacle à ce que les parents d'un enfant né après l'enregistrement de leur demande d'asile présentent, postérieurement au rejet définitif de leur propre demande, une demande au nom de leur enfant. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point précédent que la demande ainsi présentée au nom du mineur doit alors être regardée, dans tous les cas, comme une demande de réexamen au sens de l'article
L. 531-41 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. La demande ainsi présentée au nom du mineur présentant le caractère d'une demande de réexamen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé à la famille, conformément aux dispositions de l'article L. 551-15 du même code, sous réserve d'un examen au cas par cas tenant notamment compte de la présence au sein de la famille du mineur concerné.
13. Il est constant, ainsi qu'il a été dit au point 1 que les époux F ont présenté, chacun en ce qui les concerne, des demandes d'asile qui ont été rejetées par décisions de l'OFPRA du 29 juin 2018, confirmées par décisions de la CNDA du 20 mai 2019. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 à 12 que les décisions prises le 20 mai 2019 par la CNDA doivent être réputées avoir été prises également à l'égard de E, fille mineure des époux F, née antérieurement à l'édiction de ces décisions, le 27 mars 2019. Dans ces conditions, la demande d'asile présentée au nom de E F le 1er juillet 2019 doit nécessairement être regardée comme une demande de réexamen de demande d'asile. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'OFII aurait commis à ce titre une erreur de fait ou de droit.
14. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'au seul motif que la demande d'asile déposée au nom de la jeune E F doive être regardée comme une demande de réexamen de demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, l'OFII se serait cru en situation de compétence liée pour lui refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil et n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation, et notamment de son état de vulnérabilité.
15. En sixième lieu, aux termes du 5 de l'article 20 de la directive 2013/33/UE : " 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs. ".
16. Les requérants soutiennent que les dispositions des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles se fonde la décision contestée sont incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013. Cependant, ces dispositions internes prévoient expressément, conformément aux objectifs du point 5 précité de l'article 20 de ladite directive, que la décision défavorable en matière de conditions matérielles d'accueil ne peut être prise qu'au terme d'un examen au cas par cas, fondé sur la situation de vulnérabilité de la personne concernée. Par suite, le moyen doit être écarté.
17. En dernier lieu, si les requérants font état du jeune âge de leur fille et de la situation de précarité dans laquelle elle se trouve du fait même de son statut de demandeuse d'asile, ces circonstances ne suffisent pas à caractériser, alors que la famille est hébergée et qu'aucun problème de santé n'est invoquée, une situation de vulnérabilité justifiant l'octroi des conditions matérielles d'accueil. Dès lors, le directeur général de l'OFII a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, refuser d'accorder à l'enfant E Oyasande le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant tel qu'il est consacré par les stipulations du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. et Mme F doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent également être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'OFII, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont les requérants demandent le versement au profit de leur conseil sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. et Mme F tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme F est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B F et Mme A F, à Me Francos et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO
L'assesseure la plus ancienne,
N. SODDU
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026