mercredi 25 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2201703 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 mars et 7 juin 2022 Mme B D, épouse A, représentée par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 janvier 2022 par lequel la préfète du Tarn a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, en fixant le pays dont elle a la nationalité comme pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard, à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le paiement de la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les moyens communs dirigés contre l'arrêté dans son ensemble :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision contestée est entachée d'un vice de procédure dès lors que la préfète n'a pas saisi la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, dès lors qu'elle justifie résider en France depuis plus de 10 ans ;
- elle méconnaît les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 § 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour sur laquelle elle est fondée ;
- elle est illégale dès lors que son séjour en France était protégé sur le fondement du 1°, 5° et 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2022 le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête, en faisant valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
Mme D épouse A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 5 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, épouse A, ressortissante algérienne, née le 5 septembre 1944 est entrée en France selon ses déclarations, le 3 juillet 2003, munie de son passeport algérien et d'un visa touristique. Après avoir obtenu une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnant d'un étranger malade, laquelle n'a pas été renouvelée, elle a fait l'objet, le 14 septembre 2005, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français que l'intéressée n'a visiblement pas exécuté. Elle a alors sollicité une carte de résident algérien en se prévalant d'une ancienneté de séjour en France de dix ans. Le préfet du Tarn a rejeté sa demande et l'a, à nouveau, obligée à quitter le territoire français par un arrêté du 1er avril 2014 dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Toulouse, puis par la cour administrative d'appel de Bordeaux mais que l'intéressée n'a pas exécuté. En septembre 2015, Mme D, épouse A, a sollicité son admission au séjour en qualité d'étranger malade et obtenu un certificat de résidence valable du 2 mars 2016 au 2 mai 2017. Le 4 avril 2017, elle en a sollicité le renouvellement, ainsi que son admission au séjour en qualité d'ascendant à charge. Le préfet du Tarn a rejeté sa demande et l'a obligée à quitter le territoire français par un arrêté du 28 décembre 2017, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Toulouse, puis par la cour administrative d'appel de Bordeaux mais à nouveau non exécuté. Le 13 avril 2021, l'intéressée a déposé une nouvelle demande de titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale et de sa résidence habituelle en France supérieure à dix ans. Le 24 décembre 2021 Mme D, épouse A, dépose un second dossier dans lequel elle sollicite la délivrance d'un titre de séjour en qualité de " visiteur ". Par un arrêté du 19 janvier 2022, la préfète du Tarn a refusé de délivrer à Mme D, épouse A, les titres de séjour sollicités, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement. Par la présente requête, la requérante demande au tribunal d'annuler les décisions contenues dans l'arrêté précité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs dirigés contre l'arrêté dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, qui disposait d'une délégation accordée par le préfet de ce département par un arrêté du 1er décembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer notamment les refus de titre de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, en vertu des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
4. L'arrêté contesté portant refus de titre de séjour et mesure d'éloignement, qui vise les textes sur lesquels il se fonde, rappelle le parcours de Mme D, épouse A, en France, et présente les éléments essentiels de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, indiquant qu'elle est séparée, sans ressources et non dépourvue de liens en Algérie où résident quatre de ses cinq enfants majeurs. Alors que le caractère suffisant de la motivation d'une décision administrative ne se confond pas avec le bien-fondé de ses motifs, la décision en litige comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle de la requérante, ni des pièces du dossier, que la préfète du Tarn n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles : " Les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent après le contrôle médical d'usage un certificat valable un an renouvelable et portant la mention " visiteur " () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. "
7. Il résulte de ces stipulations que la délivrance du certificat prévu à l'article 7 de l'accord franco-algérien est subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour. Or, Mme D, épouse A, est entrée sur le territoire français munie seulement d'un visa de court séjour. Pour ce seul motif, la préfète du Tarn pouvait légalement rejeter sa demande de titre de séjour formée sur le fondement de ces stipulations.
8. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ()7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ".
9. D'une part, si Mme D, épouse A, se prévaut d'une présence de plus de dix ans sur le territoire français, les pièces qu'elle produit ne sont pas suffisamment variées et nombreuses, pour chacune des années concernées, aux fins d'établir qu'elle résidait de manière habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée. A cet égard, la requérante ne produit, qu'un avis d'imposition au titre de l'année 2011 et, au titre de l'année 2012, elle ne produit des justificatifs qu'à partir du 9 juillet 2012. Par ailleurs, elle ne démontre pas sa présence en France pour les périodes du 29 janvier au 8 avril 2013, du 20 janvier au 17 avril et du 1er juillet au 25 novembre 2015, du 7 août 2018 au 8 janvier 2019 ou encore du 1er mai au mois d'août 2021. Par suite, en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", la préfète du Tarn n'a pas méconnu les stipulations du 1° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
10. D'autre part et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
11. Mme D, épouse A, qui a déclaré être entrée en France le 3 juillet 2003 munie d'un passeport algérien et d'un visa touristique, soutient qu'en refusant de l'admettre au séjour, le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu'elle est présente sur le territoire national depuis près de 14 ans. Toutefois, outre ce qui vient d'être exposé, la requérante n'apporte aucune précision quant à la stabilité et l'intensité des liens personnels qu'elle aurait noués sur le territoire français. Il est constant qu'elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire en dépit de trois mesures d'éloignement prises à son encontre et qu'elle n'a pas exécutées. Si elle invoque la circonstance qu'elle réside chez son fils M. E A, de nationalité française, et qu'elle s'occupe de ses petits-enfants, il ressort des pièces du dossier, que ce dernier a déclaré en 2014 que Mme D, épouse A, vivait depuis six ans à Nancy chez un de ses frères. Par ailleurs, Mme D, épouse A, qui ne justifie pas que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale, est divorcée, sans ressources en France, et n'est pas dépourvue de tous liens familiaux en Algérie où résident en particulier quatre de ses cinq enfants. L'intéressée ne démontre pas, au surplus, être en situation de dépendance vis-à-vis de son fils présent en France. Enfin, les seules attestations versées au dossier ne suffisent pas à faire état d'une intégration particulière de l'intéressée en France. Dans ces conditions, la décision litigieuse n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du 5° et 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-2-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :/ 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. "
13. Mme D, épouse A, soutient que la préfète aurait dû saisir la commission du titre de séjour au regard de sa situation et de sa durée de présence en France. Toutefois, il résulte des dispositions précitées que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du seul cas des étrangers justifiant résider habituellement en France depuis plus de dix ans ou qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces dispositions, ou par les stipulations de l'accord franco-algérien ayant le même objet, et auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité. D'une part, il résulte de ce qui a été dit au point 9 que Mme D, épouse A, ne justifiait pas de dix ans de résidence habituelle sur le territoire français. D'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 11 que la requérante n'établit pas être en situation de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en France. Par suite, la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour et le moyen tiré du vice de procédure résultant de l'absence de saisine de la commission de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur des enfants doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
15. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision portant refus de séjour aurait pour effet de séparer les petits-enfants de la requérante de leurs propres parents ni de les priver de la possibilité de rencontrer leur grand-mère. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté, en tout état de cause.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
16. En premier lieu, il résulte de l'examen de la légalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour que Mme D, épouse A, n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
17. En second lieu et pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 9 et 11, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doivent être écartés.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme D, épouse A, tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 janvier 2022 de la préfète du Tarn doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions que la requérante présente à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D, épouse A, est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D, épouse A, et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. Sorin, président,
M. Hecht, premier conseiller,
Mme Pétri, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
T. C
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
S. HECHT
La greffière,
F. LE GUIELLAN
La République mande et ordonne au préfet du Tarn, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026