vendredi 9 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202016 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | DELAVAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 avril 2022, M. E A, représenté par Me Delavay, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 mars 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Plaisance-du-Touch pour une durée de six mois, l'a obligé à demeurer au domicile de son épouse sis dans cette commune tous les jours de 20h à 6h, l'a obligé à se présenter tous les jours, deux fois par jour, aux services de la gendarmerie nationale, lui a fait interdiction de circuler hors du périmètre d'assignation sans autorisation préalable et lui a ordonné la remise de ses titres et documents d'identité et de voyage ;
2°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 3 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'une erreur de droit et de fait, dès lors qu'il était incarcéré à la date de la décision ;
- il est entaché d'une erreur de droit et méconnaît l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il fixe à six mois la durée de son assignation à résidence ;
- il est entaché d'une erreur de droit et méconnaît l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il l'oblige à se présenter deux fois par jour aux services de la gendarmerie nationale, sans préciser par ailleurs si cette obligation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ;
- il est entaché d'une erreur de droit et méconnaît l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ce qu'il l'oblige à demeurer pendant une durée de dix heures consécutives par jour dans les locaux qu'il désigne, alors que le recours qu'il a introduit devant le Conseil d'Etat contre le décret prononçant son extradition vers la Fédération de Russie est toujours pendant et qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- les modalités d'exécution de l'assignation à résidence prononcée à son encontre portent une atteinte disproportionnée à ses droits et à sa situation familiale, alors qu'il est déjà placé sous contrôle judiciaire.
Par des mémoires en défense enregistrés les 5 janvier et 10 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision obligeant M. A à se présenter deux fois par jour aux services de la gendarmerie nationale, et au rejet du surplus de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Par une ordonnance du 28 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 mars suivant.
Un mémoire a été produit par le préfet de la Haute-Garonne le 9 mai 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Dans cette affaire, la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Frindel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité russe, a fait l'objet, le 8 juin 2020, d'un arrêté de la préfète des Landes portant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction du territoire pour une durée de trois ans. Par un décret du 24 septembre 2021, le Premier ministre a accordé aux autorités russes sa réextradition. Par un arrêté du 28 février 2022, la préfète des Landes lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans. Par un arrêté du 31 mars 2022, dont M. A demande au tribunal l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Plaisance-du-Touch (31) pour une durée de six mois, l'a obligé à se présenter tous les jours à 11h et à 17h à la gendarmerie de cette commune, l'a obligé à demeurer tous les jours de 20h à 6h au domicile de sa conjointe situé dans cette commune, lui a fait interdiction de quitter le territoire de cette commune sans autorisation préalable et l'a obligé à remettre son passeport et ses documents d'identité et de voyage.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet :
2. Le préfet fait valoir que la mesure obligeant M. A à se présenter deux fois par jour aux services de la gendarmerie nationale ne produit plus d'effet depuis le 7 février 2023, date à laquelle ont été modifiées ses modalités de pointage, et soutient dès lors qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre cette mesure. Toutefois, la modification ainsi opérée concerne les modalités d'application de l'arrêté du 4 octobre 2022 renouvelant l'assignation à résidence du requérant et n'est donc pas susceptible de priver d'objet les conclusions dirigées contre la décision du 31 mars 2022, seule contestée. L'exception de non-lieu opposée par le préfet ne peut donc qu'être écartée.
En ce qui concerne la légalité de la mesure d'assignation à résidence :
3. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". L'assignation à résidence prévue par cet article ne peut, en vertu de l'article L. 732-3 du même code, excéder une durée de quarante-cinq jours et est renouvelable une fois dans la même limite de durée. En outre, l'article L. 731-3 du même code dispose : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Lorsque l'assignation à résidence est prononcée sur le fondement du 1° de l'article L. 731-3 précité, elle ne peut excéder une durée de six mois. Une telle assignation ne peut être prononcée que lorsque la mesure d'éloignement prononcée à l'encontre d'un étranger ne peut être exécutée immédiatement et qu'il n'existe pas, à la date à laquelle elle est ordonnée, de perspective raisonnable d'exécution.
4. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme D B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Haute-Garonne, en vertu d'une délégation de signature consentie par le préfet de ce département le 20 septembre 2021 et régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture le lendemain. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la circonstance que M. A était incarcéré à la date de la décision attaquée est sans incidence sur sa légalité.
6. En troisième lieu, pour prononcer la décision attaquée, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur la circonstance que le requérant n'a pas satisfait à la mesure d'éloignement prise à son encontre, que l'exécution d'office immédiate de son expulsion ne pouvait avoir lieu faute de document d'identité ou de voyage en cours de validité et sur le fait qu'il était nécessaire d'obtenir un laissez-passer consulaire et de prévoir l'organisation matérielle du départ. Il en a déduit que M. A ne pouvait quitter immédiatement le territoire français, mais que son éloignement demeurait une perspective raisonnable.
7. Toutefois, l'administration peut faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée, est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
8. En faisant valoir, dans son mémoire en défense, que le contexte de la guerre en Ukraine et les tensions diplomatiques avec la Russie, pays d'origine du requérant, de même que la fermeture de l'espace aérien entre la France et la Russie, s'opposaient à l'éloignement de M. A, le préfet doit être regardé comme soutenant qu'il n'existait pas de perspective raisonnable d'éloignement à la date de la décision attaquée et comme sollicitant à cet égard une substitution de motifs. Ces éléments de fait, corroborés par les pièces produites par l'administration et qui ne sont pas contestés par le requérant, sont de nature à caractériser le motif tiré de l'impossibilité d'exécution immédiate de l'éloignement et de l'absence de perspective raisonnable d'exécution prévu à l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, visé par la décision attaquée. Par suite, il y a lieu de faire droit à la substitution de motif sollicitée dès lors qu'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif de fait qui est de nature à la justifier légalement, que cette substitution ne prive l'intéressé d'aucune garantie et qu'il a été mis à même, dans le cadre de la procédure contradictoire devant le tribunal, de présenter ses observations. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que la décision l'assignant à résidence pour une durée de six mois est entachée d'une erreur de droit et ne peut utilement prétendre qu'elle méconnaît l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. En quatrième lieu, en raison de l'indépendance des procédures administratives et judiciaires, la circonstance que le requérant soit placé sous contrôle judiciaire en application d'un arrêt de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Pau du 1er avril 2022 est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, alors en outre que cette dernière est antérieure à cet arrêt.
10. En cinquième lieu, aux termes du 2° de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence d'un étranger en application de l'article L. 731-3 précité " lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ".
11. La décision attaquée fait obligation à M. A de se présenter tous les jours aux services de la gendarmerie nationale, à 11h et à 17h. Dès lors, d'une part, qu'il n'est pas précisé si cette obligation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés et, d'autre part, qu'elle excède le nombre maximal d'une présentation par jour, le requérant est fondé à soutenir que la décision méconnaît les dispositions précitées et à en obtenir, dans cette mesure, l'annulation.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures. / Lorsque l'étranger assigné à résidence fait l'objet d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une décision d'interdiction administrative du territoire français, ou si son comportement constitue une menace pour l'ordre public, la durée de cette plage horaire peut être portée à dix heures consécutives par période de vingt-quatre heures ". L'article R. 733-1 du même code prévoit que l'autorité administrative peut imposer une telle obligation à l'étranger faisant l'objet d'une assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 731-3 précité.
13. La décision attaquée impose à M. A de demeurer tous les jours entre 20h et 6h dans les locaux qu'elle désigne, en l'occurrence, le domicile de son épouse. Le requérant ne saurait utilement soutenir que le préfet ne pouvait l'obliger à demeurer dans ces locaux au motif qu'aucune mesure d'exécution ou d'éloignement ne pourra avoir lieu avant que le Conseil d'Etat ne statue sur sa demande d'annulation du décret de réextradition mentionné précédemment, dès lors que l'assignation à résidence prononcée sur le fondement de l'article L. 731-3, et ses modalités d'application, visent précisément les hypothèses où il n'existe pas de perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement. Par ailleurs, si M. A soutient que le préfet ne pouvait légalement l'obliger à demeurer dans les locaux désignés dans la décision contestée pendant une plage de dix heures par jour, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, déjà condamné par le passé, a été condamné le 12 avril 2018 par la cour d'appel de Toulouse à une peine de cinq années d'emprisonnement pour des faits de détention frauduleuse de faux documents administratifs, vol aggravé par deux circonstances, vol en réunion et destructions de biens d'autrui par des moyens dangereux pour les personnes, commis entre le 26 janvier et le 30 mars 2016. Compte tenu de la gravité de ces faits, et alors même qu'ils dateraient de six ans avant la décision attaquée, c'est sans erreur de droit que le préfet a considéré que le comportement de M. A constituait une menace pour l'ordre public, justifiant de porter à dix heures la plage horaire durant laquelle ce dernier doit demeurer au domicile désigné par cette décision. Le moyen tiré de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article L. 733-2 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
14. En septième et dernier lieu, M. A soutient que la décision attaquée, en particulier du fait du périmètre dans lequel il est assigné, à savoir le territoire de la commune de Plaisance-du-Touch, est disproportionnée, le prive de toute possibilité de réinsertion et l'empêche de s'occuper de sa famille. Toutefois, en se bornant à soutenir que les lieux de formation susceptibles de l'intéresser se situent en dehors de son périmètre d'assignation, qu'il devra se rendre aux convocation du service pénitentiaire d'insertion et de probation et qu'il est susceptible d'effectuer des travaux d'intérêt général en dehors de sa commune d'assignation, enfin qu'il doit accompagner le fils de son épouse à ses rendez-vous médicaux, il ne démontre pas sérieusement que la décision en litige serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise, alors que cette dernière prévoit la possibilité pour le requérant de solliciter des autorisations ponctuelles de circuler en dehors du périmètre de son assignation et qu'il n'est ni établi ni même allégué qu'il aurait adressé une telle demande qui lui aurait été refusée.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à obtenir l'annulation de la décision du 31 mars 2022 en tant qu'elle lui fait obligation de se présenter deux fois par jour aux services de la gendarmerie nationale et en tant qu'elle ne précise pas si cette obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés.
Sur les frais liés au litige :
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. A au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 31 mars 2022 est annulé en tant qu'il prévoit une obligation de deux présentations par jour aux services de la gendarmerie nationale et en tant qu'il ne précise pas si cette obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Delavay et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 26 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Rousseau, conseillère,
M. Frindel, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.
Le rapporteur,
T. FRINDEL
La présidente,
V. POUPINEAULa greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026