LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202244

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202244

mardi 6 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202244
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantDUJARDIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 avril et 28 juin 2022, Mme C A D, représentée par Me Dujardin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté 11 mars 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer, dans un délai d'un mois, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de la munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet du Tarn de réexaminer, dans un délai d'un mois, sa situation sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de la munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au profit de son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :

- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions prescrivant l'émission collégiale de l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle porte sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

- elle est privée de base légale ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par courrier du 16 mai 2022, la requérante a informé le tribunal de son intention de maintenir sur le fondement de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 16 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 16 février 2023 à 12 h 00.

Mme A D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Zabka,

- et les observations de Me Maquet, substituant Me Dujardin, pour Mme A D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A D, ressortissante camerounaise née en 1968, est entrée en France le 8 août 2014, sous couvert d'un visa de court séjour, puis a bénéficié, à compter du 28 janvier 2016, d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étranger malade, renouvelée jusqu'au 23 mai 2019. La décision de refus de renouvellement de séjour qui lui a été opposée le 9 août 2019 a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Toulouse du 8 octobre 2020, lequel a enjoint au préfet du Tarn de lui renouveler son titre de séjour. A la suite de ce jugement, Mme A D s'est vu délivrer le 14 octobre 2020 une nouvelle carte de séjour temporaire en qualité d'étranger malade, dont elle a sollicité le renouvellement le 1er septembre 2021. Par un arrêté en date du 11 mars 2022, le préfet de Tarn lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à destination du pays dont elle a la nationalité, au motif, principalement, qu'il résultait de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 2 novembre 2021 que si l'état de santé de Mme A D nécessitait une prise en charge dont l'absence pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Cameroun et son état de santé lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine. Par la présente requête, l'intéressée demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

S'agissant de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :

2. En premier lieu, si Mme A D soutient que l'absence de communication de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 2 novembre 2021, par lequel ce dernier a estimé que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié au Cameroun et que son état de santé lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine, entache d'un vice de procédure les décisions attaquées, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait à l'autorité préfectorale de communiquer cet avis à la requérante. Au demeurant, le préfet du Tarn a produit l'avis précité à l'instance. Il s'ensuit que le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Le premier alinéa de l'article R. 425-13 de ce code prévoit notamment que : "() Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège ".

4. D'une part, l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII le 2 novembre 2021 sur la situation de Mme A D porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant " et a été signé par les trois médecins composant le collège de médecins. Cette mention du caractère collégial de l'avis fait foi jusqu'à preuve du contraire. La requérante n'apportant aucun élément de nature à remettre en cause le caractère collégial de cet avis, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour est entachée à cet égard d'un vice de procédure.

5. D'autre part, il ressort du bordereau de transmission de l'avis du collège de médecins, communiqué par l'OFII au préfet du Tarn, ainsi que de l'avis du 2 novembre 2021, que le rapport médical relatif à l'état de santé de la requérante a été établi par le Dr A, et que ce médecin n'a pas siégé au sein du collège composé des docteurs Theis, Leclair et Gerlier. Par suite, le second moyen tiré du vice de procédure relatif à la composition du collège de médecins de l'OFII invoqué par Mme A D doit être écarté.

6. En troisième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

7. Pour refuser de renouveler le droit au séjour de Mme A D, le préfet du Tarn s'est fondé notamment sur l'avis du 2 novembre 2021 évoqué ci-dessus, lequel indique que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier d'un traitement adapté.

8. En l'espèce, pour contester l'appréciation portée sur son état de santé et sur l'accès effectif aux soins dans son pays d'origine par le préfet du Tarn, la requérante, qui souffre d'un diabète de type 2 et d'hypertension artérielle, se prévaut de deux certificats médicaux établis les 7 avril et 9 juin 2022 par le docteur B qui indiquent que l'accès effectif au traitement qu'elle suit n'est pas garanti partout dans son pays d'origine et d'un rapport de l'organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) en date du 15 février 2019 sur l'accès à des soins de santé et à une éducation spécialisée au Cameroun. Ces seuls éléments, alors au demeurant que le docteur Renard Dubois, conseillère santé au sein du cabinet du directeur général de l'OFII, a précisé, à l'occasion d'un échange de courriels avec les services de la préfecture qui n'est pas utilement contredit, que le Janumet, médicament qui lui est prescrit en France, est bien disponible au Cameroun, ne sont pas susceptibles par eux-mêmes d'établir que la requérante ne pourrait accéder à son traitement au Cameroun. Par suite, en lui refusant le renouvellement du titre de séjour sollicité, le préfet du Tarn n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En cinquième, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

10. Mme A D soutient que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée. Elle fait valoir, en particulier, qu'elle vit en France depuis 2014 et qu'elle bénéficie d'une bonne intégration professionnelle dès lors qu'elle a suivi plusieurs formations et qu'elle été titulaire de plusieurs contrats à durée déterminée depuis le mois d'août 2019, dont le dernier, conclu jusqu'au 31 mars 2022 avec la fondation Bon Sauveur d'Alby, en qualité d'ouvrier d'entretien. Toutefois, son droit de travailler ne constituait que l'accessoire du droit au séjour accordé pour la seule durée de ses soins médicaux et n'avait, dès lors, pas vocation à se maintenir hors de ce cadre. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que la requérante ne possède aucune attache familiale en France et qu'elle est la mère de deux enfants majeurs qui vivent tous les deux au Cameroun. Enfin, ainsi qu'il a été dit, la requérante peut bénéficier d'un traitement médical approprié dans son pays d'origine, où rien ne s'oppose à ce qu'elle reconstitue sa cellule familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de renouvellement de séjour pour soutenir que l'obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale. Ce moyen doit être écarté.

12. En second lieu, aux termes du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8 du présent jugement, le préfet du Tarn n'a pas méconnu les dispositions précitées en obligeant Mme A D à quitter le territoire français. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'inexacte application de ces dispositions doivent donc être écartés.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme A D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours pour soutenir que la décision fixant le pays de destination serait privée de base légale. Ce moyen doit être écarté.

15. En second lieu, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

16. Il résulte des motifs exposés au point 8 du présent jugement que Mme A D n'est pas fondée à soutenir qu'eu égard à son état de santé, elle risquerait d'être soumise à des traitements inhumains ou dégradants résultant d'une absence de prise en charge médicale en cas de retour dans son pays d'origine. Par ailleurs, si l'intéressée se prévaut également des risques encourus dans son pays d'origine en raison de la situation géopolitique et, notamment, de la présence du groupe Boko Haram, elle n'apporte aucun élément permettant de caractériser les risques ainsi allégués. Par suite, la décision fixant le pays de renvoi ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 11 mars 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Sa requête doit par suite être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requérante, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction de la requérante doivent donc être rejetées.

Sur les frais liés au litige et sur les dépens :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, la somme réclamée par Mme A D au profit de son conseil en application de ces dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A D, au préfet du Tarn et à Me Dujardin.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

Le rapporteur,

N. ZABKA

Le président,

J-C. TRUILHÉ

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026