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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202245

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202245

mardi 25 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202245
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantKOSSEVA-VENZAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 avril 2022, M. A B, représenté par Me Kosseva-Venzal, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 15 mars 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer le titre de séjour sollicité avec droit au travail ou à tout le moins de réexaminer sa situation en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement des entiers dépens du procès ainsi qu'une somme de 2 000 euros à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ou, dans l'hypothèse où sa demande d'aide juridictionnelle serait rejetée, cette même somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Les décisions attaquées :

- sont entachées d'un défaut de motivation ;

- sont entachées d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission de titre de séjour conformément à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

La décision portant refus d'admission au séjour :

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est privée de base légale ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle et familiale ;

- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

La décision fixant le pays de renvoi :

- est privée de base légale ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle et familiale ;

- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par une ordonnance en date du 16 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée 20 mars 2023 à 12h00.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Un mémoire, enregistré le 16 mars 2023, a été présenté pour M. B et n'a pas été communiqué.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention d'application du 19 juin 1990 de l'accord de Schengen du 14 juin 1985 entre les gouvernements des Etats de l'Union économique Benelux, de la République fédérale d'Allemagne et de la République française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Truilhé, président-rapporteur,

- et les observations de Me Kosseva-Venzal, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien né le 15 septembre 1971 à Ghardimaou (Tunisie), a déclaré être entré sur le territoire français le 22 octobre 2005 sous couvert d'un visa de court séjour touristique valable du 21 au 27 octobre 2005 et a sollicité le 15 mars 2021 son admission au séjour en faisant notamment valoir son mariage avec une ressortissante française, sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 mars 2022, la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination aux motifs que s'il s'est marié le 19 septembre 2020 à Lavelanet (Ariège) avec une ressortissante française, il ne détient pas de visa de long séjour, qu'il ne peut se prévaloir de la dérogation prévue par l'article L. 423-2 dudit code dès lors qu'il ne justifie pas d'une entrée régulière en France, qu'il n'apporte en effet aucune preuve de son entrée en France dans le délai légal de son visa Schengen suivant son entrée en Allemagne, qu'il s'est en tout état de cause maintenu en toute illégalité sur le territoire français à l'expiration de son visa, que s'il est marié, il est sans enfant à charge et non dépourvu d'attaches familiales à l'étranger, qu'il ne produit aucune preuve de son insertion particulière en France, que s'il déclare apporter un soutien matériel et moral à son épouse en situation de handicap, il ne ressort pas, eu égard au caractère récent de leur mariage, qu'ils ne puissent supporter la séparation nécessaire à l'obtention d'un visa de long séjour réglementaire et retourner dans son pays d'origine où il n'allègue pas être isolé, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'il ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé, et qu'il n'allègue pas être exposé à des peines ou traitements contraires à l'article 8 de la même convention en cas de retour en Tunisie. Le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Par une décision du 16 novembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. En conséquence, sa demande d'admission provisoire à ce dispositif est devenue sans objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

3. En premier lieu, il résulte de la motivation, décrite au point 1, de l'arrêté du 15 mars 2022 que les décisions contenues dans l'arrêté comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, l'arrêté attaqué doit être regardé comme suffisamment motivé.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces dispositions auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.

5. M. B soutient que les décisions contenues dans l'arrêté du 15 mars 2022 sont entachées d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. Toutefois, d'une part, le moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant en tant qu'il est dirigé contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. D'autre part, s'agissant la décision statuant sur sa demande d'admission au séjour, le requérant fait valoir son mariage avec une ressortissante française et sa présence en France depuis le 22 octobre 2005. Il est constant que l'intéressé ne dispose pas d'un visa de long séjour. S'il ressort des pièces du dossier que M. B est entré dans l'espace Schengen par l'Allemagne, sous couvert d'un visa de court séjour touristique valable du 21 au 27 octobre 2005 délivré par les autorités allemandes, le requérant n'établit ni même n'allègue s'être déclaré aux autorités françaises ainsi qu'il y était tenu en application des stipulations de l'article 22 de de la convention d'application du 19 juin 1990 de l'accord de Schengen auxquelles renvoient les dispositions de l'article L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la suite du franchissement de la frontière entre l'Allemagne et la France. En outre, M. B n'établit pas sa présence continue sur le territoire français depuis le 22 octobre 2005 par la production de certificats de travail pour des périodes d'emploi très disparates de 2005 à 2011. La seule production d'une ordonnance médicale en date du 29 mai 2015 ne saurait suffire à établir une présence continue en France durant cette année. Dans ces conditions, à défaut de pouvoir se prévaloir d'un visa de long séjour, d'une entrée régulière sur le territoire français et d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée, le moyen tiré du vice de procédure qui entacherait cette décision à raison de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. " L'article L. 423-2 du même dispose que : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. " L'article L. 412-1 du même code prévoit que : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour () ".

7. Il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que M. B ne peut se prévaloir de la détention d'un visa de long séjour, ni d'une entrée régulière sur le territoire français. Il n'est ainsi pas fondé à soutenir qu'il remplissait les conditions prévues par les dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Par suite, la préfète n'a pas méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de l'admettre au séjour.

8. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "

9. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait effectivement sollicité son admission exceptionnelle au séjour, ni fait valoir des considérations humanitaires. Par suite, et dès lors que la préfète de l'Ariège n'était pas tenue d'examiner d'office si le requérant pouvait prétendre à un titre de séjour fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 dudit code.

10. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

11. Il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que M. B ne peut se prévaloir d'une présence continue sur le territoire français depuis le 22 octobre 2005. Les certificats de travail produits par l'intéressé ne sauraient caractériser une insertion professionnelle en France dès lors qu'il ne ressort pas de ces documents qu'il aurait exercé en France une activité professionnelle après 2014, soit depuis environ sept années à la date de la décision attaquée. En outre, s'il se prévaut de son mariage célébré le 28 septembre 2020 avec une ressortissante française, la circonstance qu'il puisse être séparé temporairement de son épouse pour rejoindre son pays d'origine, où il n'établit pas être dépourvu d'attaches, afin d'obtenir un visa de long séjour auquel est subordonné la délivrance du titre de séjour n'est pas de nature à porter une atteinte disproportionnée à son droit au respect d'une vie privée et familiale dès lors que cette séparation ne présente qu'un caractère temporaire et qu'elle est le résultat de l'entrée irrégulière du requérant sur le territoire français. Enfin, si M. B soutient sans être contesté que son épouse et son père résidant en France souffrent de problèmes de santé, il ne démontre pas que sa présence auprès de ceux-ci serait indispensable. Dans ces conditions, la décision litigieuse n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.

13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, la préfète de l'Ariège n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait privée de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, la préfète de l'Ariège n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Ariège en date du 15 mars 2022.

Sur les conclusions accessoires :

17. Le présent jugement ne faisant pas droit aux conclusions à fin d'annulation, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction sous astreinte, celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles relatives aux dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Kosseva-Venzal et à la préfète de l'Ariège.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.

Le président-rapporteur,

J-C. TRUILHÉ

L'assesseur le plus ancien,

G. DÉDEREN

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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