LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202342

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202342

mardi 23 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202342
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantGOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 avril 2022 et le 26 avril 2023, Mme C E, M. B F et Mme D F, représentés par Me Becquevort, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2021 par lequel le maire de la commune de Toulouse a autorisé la société XF Investissement à construire un ensemble collectif de huit logements, ensemble les deux décisions de rejet de leurs recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Toulouse, une somme de 1 500 euros à leur verser à chacun sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le permis méconnaît les dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme, dès lors que les consultations engagées par la commune ont été faites avant que le dossier, qui a été complété à deux reprises, ne soit complet ;

- le dossier était insuffisant quant à l'appréciation de l'impact de la construction sur les maisons avoisinantes car la notice ne précise pas que l'îlot comporte uniquement des maisons individuelles alors que ni les plans ni les photographies ne font apparaître les constructions de manière à apprécier l'impact sur celles-ci ;

- le dossier comporte des contradictions et incohérences entre le plan de masse et la notice s'agissant de la hauteur du toit à l'égout et de la configuration du garage ;

- le projet méconnaît l'article 6 du règlement de la zone UI alors qu'il ne pouvait faire l'objet d'aucune dérogation au titre des articles L. 152-5 et suivants du code de l'urbanisme, s'agissant de l'implantation en limite par rapport à la voie ;

- le projet méconnaît l'article 7 du règlement de la zone UI du PLU dès lors que le local à ordures ménagères et le local vélo ne sauraient être considérés comme constituant un local technique et ne pouvaient dès lors être implantés en limite ;

- le projet méconnaît l'article 9 du règlement de la zone qui autorise une emprise au sol de 50 %, soit 291,50 m² alors qu'en l'espèce la surface totale du terrain est de 583 m² ;

- le projet méconnaît l'article 12 du règlement de la zone UI du PLU dès lors qu'une partie du stationnement dédié aux vélos se trouve en sous-sol et n'est accessible que par un escalier ;

- le projet est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 28 juillet 2022, le 21 septembre 2022 et le 22 mai 2023, la société XF Investissement, représentée par Me Gendre, conclut au rejet de la requête et à la condamnation in solidum des requérants à lui verser une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable faute pour les requérants d'établir leur intérêt à agir ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 octobre 2022, la commune de Toulouse, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en tant qu'elle est présentée par les époux F, qui ne versent pas au débat la preuve d'envoi au pétitionnaire de la notification de leur recours gracieux, sur le fondement de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;

- la requête est irrecevable faute pour les requérants d'établir leur intérêt à agir ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Un mémoire présenté pour la commune de Toulouse a été enregistré le 14 juin 2023 et n'a pas été communiqué.

Un mémoire présenté pour Mme E et M. et Mme F a été enregistré le 23 juin 2023 et n'a pas été communiqué.

Par décision du 23 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juin 2023.

Par lettre datée du 26 avril 2022, Me Becquevort a indiqué qu'en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, Mme C E a été désignée comme étant la représentante unique des signataires de la requête n° 2202342.

Par un jugement n° 2202342 du 9 février 2024, le tribunal a sursis à statuer sur les conclusions de Mme E pour permettre à la société XF Investissement de régulariser le vice relevé au point 15 de ce jugement jusqu'à l'expiration d'un délai fixé à six mois, et a réservé tous autres droits et moyens des parties jusqu'en fin d'instance.

Par un mémoire en date du 5 avril 2024 et un mémoire non communiqué du 11 juin 2024, la commune de Toulouse conclut aux mêmes fins que précédemment.

Elle fait valoir qu'elle a délivré à la société SCCV l'Initiale un permis de construire modificatif qui régularise le vice relevé par le jugement avant dire-droit du tribunal.

Par des mémoires en date des 5 avril 2024 et 24 mai 2024, la société XF investissement et la SCCV L'Initiale, représentées par la SELAS D'AVOCATS ATCM concluent à l'admission de l'intervention volontaire de la SCCV L'initiale, au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles font valoir en outre que :

- par arrêté du 17 janvier 2022, le permis de construire initial a été transféré à la société SCCV L'Initiale qui en a sollicité la régularisation ;

- le vice constaté dans le jugement avant dire droit est régularisé ;

- aucun des moyens soulevés contre le permis modificatif n'est fondé.

Par un mémoire enregistré le 2 mai 2024, Mme C E, M. B F et Mme D F, représentés par Me Becquevort, concluent aux mêmes fins que précédemment et demandent qu'une somme de 2 500 euros, à verser à chacun, soit mise à la charge de la commune sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils font valoir en outre que :

- si le vice a été régularisé par l'inversion entre le local boîte aux lettres et celui dédié aux deux roues, c'est désormais le local boîte aux lettres qui méconnaît les dispositions de l'article 7 du règlement de la zone UI du PLU ;

- le permis modificatif méconnaît les dispositions de l'article 13 du règlement écrit du PLU dès lors que le cheminement piéton est pris en compte dans le calcul de l'espace libre d'un seul tenant et que les surfaces dédiées aux ordures ménagères, aux boîtes aux lettres et aux vélos ont augmenté, ce qui a mécaniquement diminué les espaces libres minimum prévus par ces dispositions ;

- il méconnaît les dispositions de l'article 9 du règlement écrit du PLU, dès lors que l'augmentation de l'emprise du bloc dédié au local ordures ménagères, aux boîtes aux lettres et aux vélos entraîne une augmentation de l'emprise du projet qui dépasse celle autorisée.

Par ordonnance du 19 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 3 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lequeux, rapporteure,

- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,

- et les observations de Me Becquevort représentant les requérants, de Me Chapel, représentant la commune de Toulouse et de Me Lonjou, représentant la société SCCV L'initiale.

Considérant ce qui suit :

1. La société XF Investissement a déposé le 24 juin 2021 un dossier de demande de permis de construire un bâtiment collectif de huit logements en R+2 sur les parcelles cadastrées sous les n°s AB 59 et AB 172, situées au 31 rue Noémie Dessales. Par arrêté du 10 novembre 2021, le maire de la commune de Toulouse a accordé le permis de construire demandé, dont Mme E, d'une part, et les époux F, d'autre part, ont sollicité le retrait. Au point 15 de son jugement n° 2202342, le tribunal a jugé que la séparation entre le local à ordures ménagères et le local à vélos était située, au niveau où il entre en contact avec l'alignement de la voie publique et, dès lors, pour une partie de ce local, à une distance inférieure à 3 mètres de la limite séparative, méconnaissant les dispositions de l'article 7 du règlement arrêté par le plan local d'urbanisme pour cette zone. Le tribunal a sursis à statuer sur les conclusions de Mme E et des époux F pour permettre à la société XF Investissement de régulariser ce vice. Le maire de la commune de Toulouse a, par arrêté du 27 mars 2024, délivré un permis de construire modificatif à la société SCCV L'Initiale à qui le permis de construire initial avait été transféré par arrêté du 17 janvier 2022.

2. Aux termes de l'article 7.1 du règlement écrit de la zone UI du plan local d'urbanisme applicable, toute construction " 7.1.1 soit peut être implantée sur la limite séparative à condition de s'inscrire dans la surface verticale définie sur cette limite séparative, par une construction voisine existante, / 7.1.2 soit, doit respecter une distance minimale par rapport aux limites séparatives égale à la moitié de la hauteur de la construction, mesurées, conformément aux définitions situées dans l'annexe " lexique-Définitions " du présent règlement, avec un minimum de 3 m (D inférieur ou égal à H/2, min 3m) ". L'article 7.5 du même règlement précise que : " Les constructions à usage de stationnement des véhicules et de locaux techniques ou de stockage dont la couverture est traitée en espaces verts d'une épaisseur d'au moins 30 cm de terre végétale et dont la hauteur hors tout ne dépasse pas 1,50 m au-dessus du terrain naturel, peuvent s'implanter, soit sur limites séparatives, soit à une distance minimal de 3m de ces limites séparatives ". Enfin, les dispositions communes du plan local d'urbanisme prévoient en leur article 7.2.6 que : " les locaux ou ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des réseaux, des bâtiments (y compris les garde-corps destinés exclusivement à assurer la sécurité du personnel pour des intervention techniques) ou des opérations d'aménagement , ainsi que les antennes, paraboles, paratonnerres, pylônes, réservoirs, château d'eau, capteurs solaires, éoliennes sont admis et ne sont pas soumis aux dispositions réglementaires de l'article 7 de la zone concernée ".

3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que le permis de construire modificatif prévoit désormais à l'entrée de la parcelle deux bâtiments distincts dont l'un, en limite séparative, est dédié aux ordures ménagères et l'autre est destiné aux vélos, ces deux ouvrages étant séparés par un passage en porte-à-faux abritant, sur le mur du local ordures ménagères, les boîtes aux lettres. Il en résulte que le permis de construire modificatif a régularisé le vice constaté au point 15 du jugement avant dire droit, le local dédié aux deux roues se trouvant désormais à plus de trois mètres de la limite séparative.

4. En deuxième lieu, le local permettant le stockage et l'enlèvement des ordures ménagères par le service dédié grâce à une porte à horloge aux heures de levée sur la voie publique, qui constitue, en raison tant de son objet que de ses caractéristiques, un local technique, peut en application des dispositions de l'article 7.2.6 précité être implanté en limite séparative. Si la façade de ce local, interne à la parcelle, côté entrée piéton, abritée par un débord de toit, est destinée à accueillir les boîtes aux lettres, cette fonctionnalité donnée à la partie extérieure et abritée du local, ne peut être regardée à elle seule comme une construction et en tout état de cause devrait être considérée comme un élément technique de la construction qui pourrait bénéficier des mêmes dispositions que le local d'ordures ménagères. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le lieu d'implantation des boîtes aux lettres méconnaîtrait les dispositions de l'article 7.1 du règlement écrit applicable.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 13 du règlement écrit du document d'urbanisme applicable : " () Une superficie en pleine terre doit être aménagée () / Cette superficie doit correspondre à au moins : / 25 % de la surface de l'unité foncière si la surface minéralisée liée au stationnement des véhicules est égale ou supérieure à 15 % de la surface de l'unité foncière. / 15 % de la surface de l'unité foncière dans les autres cas. / De plus, pour les constructions supérieures à 300 m² de surface de plancher, 10 % d'espaces libres (voir la définition dans le lexique annexé au présent règlement) doivent être organisés de manière paysagère d'un seul tenant conformément aux dispositions communes de l'article 11 alinéa 11.10 ". Aux termes du lexique auquel renvoient les dispositions précitées : " les espaces libres sont les espaces communs non construits , hors de toute circulations motorisées, des stationnements et des prospects minimum ".

6. D'une part si les requérants soutiennent que le permis modificatif a conduit à prendre en compte le cheminement piéton comme partie intégrante des espaces libres devant représenter au moins 10 % de la surface de l'unité foncière, d'un seul tenant, alors qu'il ne respecte pas la règle de prospect, il ressort du plan de masse que le cheminement piéton, dans sa partie située en parallèle de la propriété de Mme E, le long de la construction principale, est bien situé à plus de 3 mètres de distance de la limite séparative et respecte ainsi la règle de prospect minimum, contrairement à ce que soutiennent les requérants.

7. D'autre part, si les requérants soutiennent que l'augmentation des surfaces de l'ensemble du local situé à l'entrée de la parcelle a eu pour effet une diminution des espaces de pleine terre, il ressort de la notice explicative du permis de construire modificatif dans sa version demandée en mars 2024 que les espaces de pleine terre représentent 20,8 % de la superficie de la parcelle, soit 124 m², et 7 m² de moins que la version précédente déposée en février, qui ne comportait pas d'aire de stationnement de vélo en extérieur. Il en résulte que l'augmentation de la surface de l'espace destiné au stationnement des vélos a bien été prise en compte dans le calcul des espaces de pleine terre entre les deux demandes de permis de construire modificatif. Aussi, dès lors que la seule surface de stationnement minéralisée est d'une surface inférieure à 15 % de l'unité foncière, le permis de construire modificatif, en prévoyant dans sa notice une proportion de 20,8 % de la superficie de la parcelle, chiffre dont l'inexactitude n'est pas démontrée par les requérants, ne méconnaît pas les dispositions précitées qui imposaient une surface d'espace libre de pleine terre de 15 %.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article 9.1.1 du règlement écrit de la zone UI du plan local d'urbanisme applicable : " L'emprise au sol, (exprimée par le coefficient d'emprise au sol), des constructions existantes et futures situées sur une même unité foncière ne peut excéder 50 % de la superficie totale de cette unité foncière ". Aux termes du lexique annexé au plan local d'urbanisme : " () en sont exclues : / les locaux ou ouvrages techniques () / les emplacements couverts réservés aux deux-roues / () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que la surface totale des parcelles du terrain d'assiette est de 596 m². Les dispositions précitées permettent une emprise au sol maximale de 298 m². Si les requérants soutiennent que l'emprise au sol de l'ensemble de la construction principale et des annexes serait de 298,18 m² au stade du permis de construire modificatif, il résulte de la définition de l'emprise au sol donnée par le lexique du PLU que doivent en être exclues les locaux techniques et les emplacements couverts dédiés aux deux-roues, de sorte qu'en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 9.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation du permis de construire initial accordé le 10 novembre 2021 et du permis de construire modificatif en date 27 mars 2024. Leur requête doit donc être rejetée.

Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge des frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme E et M. et Mme F est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Toulouse et des sociétés XF Investissement et SCCV L'Initiale tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E, à la commune de Toulouse, à la société SCCV L'Initiale et à la société XF Investissement.

Délibéré après l'audience du 5 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Grimaud, président,

Mme Lequeux, conseillère,

Mme Lucas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.

La rapporteure,

A. LEQUEUX

Le président,

P. GRIMAUDLa greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions