LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202627

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202627

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202627
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAMARI DE BEAUFORT-TERCERO-YEPONDE ATY AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mai 2022, M. C B, représentée par Me Tercero, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 12 avril 2022 par lequel la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de deux mois à compter de la décision à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros à verser à son conseil par application de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ou en cas de rejet de la demande d'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat cette même somme par application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

- elles ont méconnu son droit à être entendue tels que protégé par les articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par les principes généraux du droit de l'Union européenne ;

- elles sont insuffisamment motivées dès lors que le préfet n'a pas étudié les risques d'exposition à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen individuel de sa situation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur sa situation personnelle compte tenu des craintes liées à sa situation de victime d'un réseau de traite humaine ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de la sauvegarde de l'intérêt supérieur de l'enfant et méconnait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle méconnaît son droit à vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est contraire aux obligations mises à la charge de la France par les instruments internationaux de lutte contre la traite humaine : le rapport du 6 juillet 2017 Groupe des experts sur la lutte contre la traite humaine du Conseil de l'Europe (GRETA) et les recommandations émises par le Comité des Parties de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains à la France en date du 13 octobre 2017 ;

- elle méconnaît l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle n'a pas été informée de ses droits et est fondée à se prévaloir du délai de réflexion pendant lequel aucune mesure d'éloignement ne peut être prise, ni exécutée ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 12 et 13 de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains du 16 mai 2005 dès lors qu'elle aurait pu bénéficier de l'assistance aux victimes et du délai de rétablissement et de réflexion ;

- les dispositions des articles 12 et 13 de la Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains du 16 mai 2005 ne sont pas correctement transposées en droit interne ;

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

- elle est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu des risques encourus en cas de retour au Nigéria ;

Par des pièces enregistrées le 17 mai 2022 et par un mémoire en défense enregistré le 13 juin 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les observations de Me Tercero, représentant Mme B, absente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que la requérante est la mère d'un enfant de quatre ans, qu'elle a été orientée à Montpellier, d'où son absence à l'audience, qu'elle a vécu en Italie puis en Allemagne, que la Cour nationale du droit d'asile a rejeté sa demande d'asile, qu'elle a déposé plainte à la gendarmerie du Fossat contre le réseau qui l'a exploitée, que les autorités judiciaires considèrent cependant qu'elles ne sont pas compétentes pour poursuivre des réseaux en Italie, que la requérante est suivie par l'Amicale du Nid, qu'il est prévu une commission de sortie de la prostitution en juillet 2022, que la décision fixant le pays de renvoi est contraire à l'article 3 et à l'article 4 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car il existe un risque qu'elle soit de nouveau soumise au réseau de traite des êtres humains, que la mesure d'éloignement doit être annulée, car son parcours démontre sa qualité de victime d'un réseau de traite, que la Cour nationale du droit d'asile a reconnu sa qualité de victime mais a estimé qu'elle ne s'était pas suffisamment éloignée du réseau de traite, que le retour vers le Nigéria entraînerait des conséquences pour elle et son enfant contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, que la législation française ne reconnaît le droit à une information sur le délai de réflexion qu'aux femmes qui ont été interpelées sur la voie publique et transpose donc insuffisamment les obligations découlant des instruments internationaux qu'un rapport du groupe des experts, mis à jour récemment, relève que les associations qui assurent en pratique le dispositif de parcours de sortie ont des moyens insuffisants, qu'alors même que Mme B a été reconnue comme victime par les autorités de l'asile, elle ne bénéficie d'aucune droit la protégeant de l'éloignement, qu'elle n'a pas bénéficié de l'information prévue à l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la requérante a fui le réseau en raison d'une grossesse que le réseau lui demandait d'interrompre, que son statut de victime est reconnu, que le préfet ne pouvait ignorer cette situation et le dépôt de plainte, que la préfecture avait donc l'obligation de s'abstenir de l'éloigner, que devant la Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C 66/21, l'avocat général a estimé qu'à partir du moment où un État membre estime qu'un ressortissant de pays tiers relève du champ d'application de la directive 2004/81 parce qu'il l'a identifié comme étant une victime de la traite des êtres humains, il ne peut exécuter aucune décision de transfert à l'égard de ce dernier pendant le délai de réflexion qui lui est accordé en application de l'article 6, paragraphe 2, de cette directive.

- la préfète de l'Ariège n'étant ni présente ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, née le 31 décembre 1999 à Edo State (Nigéria), de nationalité nigériane déclare être entrée sur le territoire français le 22 mars 2019 afin d'y solliciter l'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile par une décision du 31 mai 2021. Par une décision en date du 17 février 2022, la Cour nationale du droit d'asile a confirmé le rejet de sa demande d'asile. Par un arrêté en date du 12 avril 2022, la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an. Par sa présente requête, Mme B demande au tribunal d'annuler ces décisions.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui dépose plainte contre une personne qu'il accuse d'avoir commis à son encontre des faits constitutifs des infractions de traite des êtres humains ou de proxénétisme, visées aux articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal, ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions, se voit délivrer, sous réserve qu'il ait rompu tout lien avec cette personne, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. ". Aux termes de l'article R. 425-1 du même code : " Le service de police ou de gendarmerie qui dispose d'éléments permettant de considérer qu'un étranger, victime d'une des infractions constitutives de la traite des êtres humains ou du proxénétisme prévues et réprimées par les articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal, est susceptible de porter plainte contre les auteurs de cette infraction ou de témoigner dans une procédure pénale contre une personne poursuivie pour une infraction identique, l'informe : 1° De la possibilité d'admission au séjour et du droit à l'exercice d'une activité professionnelle qui lui sont ouverts par l'article L. 425-1 ; / 2° Des mesures d'accueil, d'hébergement et de protection prévues aux articles R. 425-4 et R. 425-7 à R. 425-10 ; / 3° Des droits mentionnés à l'article 53-1 du code de procédure pénale, notamment de la possibilité d'obtenir une aide juridique pour faire valoir ses droits. / Le service de police ou de gendarmerie informe également l'étranger qu'il peut bénéficier d'un délai de réflexion de trente jours, dans les conditions prévues à l'article R. 425-2, pour choisir de bénéficier ou non de la possibilité d'admission au séjour mentionnée au 1°. / Ces informations sont données dans une langue que l'étranger comprend et dans des conditions de confidentialité permettant de le mettre en confiance et d'assurer sa protection. / Ces informations peuvent être fournies, complétées ou développées auprès des personnes intéressées par des organismes de droit privé à but non lucratif, spécialisés dans le soutien aux personnes prostituées ou victimes de la traite des êtres humains, dans l'aide aux migrants ou dans l'action sociale, désignés à cet effet par le ministre chargé de l'action sociale. ". Aux termes de l'article R. 425-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Pendant le délai de réflexion, aucune mesure d'éloignement ne peut être prise à l'encontre de l'étranger en application de l'article L. 611-1, ni exécutée. () ".

4. Les dispositions de l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile chargent les services de police d'une mission d'information, à titre conservatoire et préalablement à toute qualification pénale, des victimes potentielles de faits de traite d'êtres humains. Ainsi, lorsque ces services ont des motifs raisonnables de considérer que l'étranger pourrait être reconnu victime de tels faits, il leur appartient d'informer ce dernier de ses droits en application de ces dispositions. En l'absence d'une telle information, l'étranger est fondé à se prévaloir du délai de réflexion pendant lequel aucune mesure de reconduite à la frontière ne peut être prise, ni exécutée, notamment dans l'hypothèse où il a effectivement porté plainte par la suite.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est présentée à la gendarmerie du Fossat le 24 octobre 2021 pour dénoncer des faits de traite des êtres humains dont elle a été victime et afin de porter plainte contre sa proxénète. Durant son audition, elle a expliqué de manière précise les conditions dans lesquelles elle a été contrainte de se prostituer, a donné l'identité de sa proxénète qui vit au Nigéria ainsi que ses coordonnées téléphoniques, a fait le récit de son séjour en Lybie pendant lequel elle a été placée dans une maison close et de son voyage jusqu'à Naples où elle s'est prostituée dans les rues et a exposé les raisons de sa fuite en Allemagne après qu'elle soit tombée enceinte et que sa proxénète ait exigé qu'elle avorte. La plainte qu'elle a déposée contre sa proxénète, qui a été transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Foix, et les éléments recueillis lors de son audition permettaient raisonnablement aux services de gendarmerie de considérer que Mme B était victime de faits de traite des êtres humains. Il ne ressort cependant pas des pièces du dossier que ces services l'aient informée de ses droits en application de l'article R. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'une telle information, Mme B peut se prévaloir du délai de réflexion pendant lequel aucune mesure d'éloignement à la frontière ne peut être prise, ni exécutée. Par suite, Mme B est fondée à soutenir que la préfète de l'Ariège a commis une erreur de droit en édictant une obligation de quitter le territoire français à son encontre.

6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de l'arrêté en date du 12 avril 2022 par laquelle la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ainsi que, par voie de conséquence, des décisions du même jour fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions accessoires :

7. L'exécution du présent jugement implique que la préfète de l'Ariège procède au réexamen de la situation de Mme B et la mette en possession d'une autorisation provisoire de séjour. Il y a lieu de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.

8. Enfin, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 250 euros à verser à Me Tercero sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B, la somme ci-dessus sera directement versée à l'intéressée.

D E C I D E :

Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 12 avril 2022 de la préfète de l'Ariège est annulé.

Article 3 : Il est enjoint à la préfète de l'Ariège de procéder au réexamen de la situation de Mme B dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.

Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de Mme B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Tercero renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Tercero une somme de 1 250 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 250 euros sera versée à Mme B.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Tercero et à la préfète de l'Ariège.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 202Le magistrat désigné,

F. A La greffière,

S. EL HANDOUZ

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions