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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202689

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202689

mardi 9 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202689
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantMACHADO TORRES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 mai 2022, Mme D B C, représentée par Me Machado Torres, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Mme B C soutient que :

S'agissant de la décision de refus de séjour :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur d'appréciation au regard de ces stipulations ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- le préfet de la Haute-Garonne s'est estimé à tort en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ volontaire ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;

- dans l'hypothèse où l'arrêté attaqué ne serait pas annulé, le tribunal devra lui accorder un délai de départ volontaire, le cas échéant renouvelable ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- aucune décision portant interdiction de retour n'ayant été prise à l'encontre de Mme B C, les conclusions tendant à son annulation doivent être rejetées ;

- les autres moyens soulevés par Mme B C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B C, ressortissante brésilienne née le 18 novembre 1999, est entrée en France le 11 décembre 2018. Elle a sollicité le 1er décembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Mme B C demande l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours en fixant le pays de destination, ainsi que d'une décision du même jour portant interdiction de retour.

Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer l'admission provisoire de Mme B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les conclusions tendant à l'annulation d'une décision portant interdiction de retour :

4. Il ne ressort pas des mentions de l'arrêté attaqué du 13 avril 2022, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne aurait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de Mme B C. Dès lors, ainsi que le fait valoir le préfet de la Haute-Garonne, les conclusions de la requérante tendant à l'annulation d'une telle décision, inexistante, doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'arrêté attaqué pris dans son ensemble :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent./ A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". En application des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

6. L'arrêté attaqué comporte les considérations utiles de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme B C, l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixer le pays de renvoi. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la situation de la requérante ni, en raison des règles gouvernant le secret médical, de préciser la nature de ses difficultés de santé, a ainsi suffisamment motivé son arrêté.

7. En second lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de Mme B C.

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

8. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable./ La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat./ Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé./ Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".

9. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

10. La décision attaquée a été prise après avis du 21 mars 2022 du collège de médecins de l'OFII, lequel a estimé que l'état de santé de Mme B C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que l'intéressée peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permet de voyager sans risque.

11. Mme B C soutient être atteinte de graves difficultés de santé, être astreinte à un suivi médical régulier et avoir subi en novembre 2021 une intervention en chirurgie bariatrique ayant nécessité un repos à domicile pendant 15 jours. Elle ne produit toutefois aucun élément à l'appui de sa requête de nature à contester sérieusement l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII et pour établir que, du fait de ses pathologies, elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé au Brésil. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français :/ () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

14. Pour les motifs énoncés précédemment s'agissant du refus de séjour et dès lors que Mme B C n'établit pas qu'elle ne pourra pas accéder effectivement dans son pays d'origine aux soins requis par son état de santé, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

16. Il ressort des pièces du dossier que Mme B C est entrée en France en décembre 2018, à l'âge de 19 ans. Elle n'établit pas, par les pièces qu'elle produit, sa résidence habituelle en France depuis cette date. La requérante se prévaut tout d'abord de sa relation avec un ressortissant français avec lequel elle envisagerait de se marier, mais ne justifie toutefois pas, par les éléments qu'elle produit, de l'ancienneté de cette relation. Elle se prévaut ensuite de la présence en France de ses parents ainsi que de nombreux membres de sa famille, dont plusieurs sont de nationalité française. Toutefois, son père, titulaire d'une carte d'étudiant valable jusqu'en novembre 2022, n'a pas vocation à demeurer en France, et sa mère et sa sœur majeure sont en situation irrégulière sur le territoire français. A ce titre, Mme B C ne justifie pas, en tout état de cause, qu'elle serait la seule à même de prendre soin de sa mère, du fait des difficultés de santé de cette dernière, atteinte d'un diabète de type 2. Ainsi, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de la requérante et malgré ses efforts d'insertion, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas, en prenant la décision attaquée, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Dès lors, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard de ces stipulations en prenant l'arrêté attaqué.

17. En troisième lieu, Mme B C soutient que le préfet de la Haute-Garonne a commis des erreurs de fait en indiquant dans la décision attaquée qu'elle était célibataire et qu'elle était dépourvue de liens familiaux anciens, intenses et stables en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante a indiqué dans sa demande de délivrance d'un titre de séjour être célibataire. De plus, le préfet de la Haute-Garonne, qui mentionne dans la décision attaquée la présence en France des parents et des sœurs de l'intéressée, ne saurait être regardé comme ayant entaché sa décision d'une erreur de fait en mentionnant que Mme B C ne justifiait pas de l'ancienneté, de l'intensité et de la stabilité de ses liens familiaux en France. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.

18. En quatrième et dernier lieu, pour l'ensemble des motifs qui viennent d'être énoncés, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision obligeant Mme B C à quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

20. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas./ Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

21. D'une part, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne se serait estimé en situation de compétence liée pour fixer le délai de départ accordé à Mme B C pour quitter le territoire français.

22. D'autre part, Mme B C ne fait état d'aucune circonstance particulière, à la date de la décision attaquée, qui aurait justifié que le préfet de la Haute-Garonne lui accorde un délai de départ volontaire supérieur au délai de droit commun de trente jours. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation doit être écarté.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

24. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". L'article L. 122-1 du même code dispose : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".

25. L'étranger qui sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour ne saurait ignorer, en raison même de l'accomplissement de cette démarche, qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, qu'il pourra, en cas de refus, faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il est, par ailleurs, conduit à l'occasion du dépôt de sa demande, qui doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle en préfecture, à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il est également loisible à l'étranger, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire ou élément nouveau. Le droit de l'intéressée d'être entendue avant que n'intervienne le refus de titre de séjour est ainsi assuré par la procédure prévue et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'espèce, Mme B C n'aurait pas eu, au cours de l'instruction de sa demande, la possibilité de faire état de tous éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle et susceptibles d'influer sur le sens de la décision se prononçant sur cette demande. En particulier, elle n'établit pas avoir sollicité, en vain, un entretien avec les services préfectoraux ou avoir été empêchée de faire valoir ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration et du droit d'être entendu doit être écarté.

26. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de renvoi doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

27. Les conclusions de Mme B C tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Mme B C est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B C, à Me Machado Torres et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 18 avril 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Héry, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.

La présidente-rapporteure,

F. A

L'assesseure la plus ancienne,

N. SODDU

La greffière,

S. BALTIMORE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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