LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2202713

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2202713

mardi 11 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2202713
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantLASPALLES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 mai 2022, M. B A, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 9 mars 2022 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) portant cessation des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre à l'OFII de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 200 euros par jour de retard commençant à courir dans le délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation à l'aune de la motivation du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard commençant à courir dans le délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 2 000 euros toutes taxes comprises sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée de vices de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été précédée de la procédure contradictoire et faute d'avoir été précédée d'un examen de situation de vulnérabilité ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- l'OFII s'est placé à tort en état de compétence liée ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 décembre 2023, l'OFII conclut au rejet de la requête et demande une substitution de base légale, l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile devant substituer l'article L. 551-16 du même code.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-947 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Douteaud a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant turque né le 4 mai 2000, déclare être entré sur le territoire français le 14 octobre 2021. Le 18 octobre 2021, il a déposé auprès de la préfecture de la Haute-Garonne une demande d'asile qui a été enregistrée en procédure normale. Le même jour, M. A a accepté l'offre de prise en charge de l'OFII au titre des conditions matérielles d'accueil. Le 19 janvier 2022, il a refusé l'hébergement qui lui était proposé à l'HUDA de Cahors. Par un courrier du 11 février 2022, l'OFII l'a invité à présenter dans un délai de 15 jours des observations sur la décision de de cessation des conditions matérielles d'accueil. Par une décision du 9 mars 2022, l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a notifié la cessation des conditions matérielles d'accueil. Par sa requête, M. A demande l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 décembre 2022, ses conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. La directive du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale vise à harmoniser les conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile en leur garantissant un niveau de vie digne et des conditions de vie comparables dans l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Aux termes, toutefois, de l'article 20 de cette directive : " 1. Les États membres peuvent limiter, ou dans des cas exceptionnels et dûment justifiés, retirer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lorsqu'un demandeur : / () b) ne respecte pas l'obligation de se présenter aux autorités () / 5. Les décisions portant limitation ou retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil ou les sanctions visées aux paragraphes 1, 2, 3 et 4 du présent article sont prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées. Elles sont fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21, compte tenu du principe de proportionnalité. Les États membres assurent en toutes circonstances l'accès aux soins médicaux conformément à l'article 19 et garantissent un niveau de vie digne à tous les demandeurs () 6. Les Etats membres veillent à ce que les conditions matérielles d'accueil ne soient pas retirées ou réduites avant qu'une décision soit prise conformément au paragraphe 5 ".

4. Aux termes de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, transposant ces dispositions : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : / ()2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 () ". Aux termes de l'article L. 551-15 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil peuvent être refusées, totalement ou partiellement, au demandeur dans les cas suivants :/2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l'article L. 552-8 () ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que dans le cas où les conditions matérielles d'accueil initialement proposées au demandeur d'asile ne comportent pas encore la désignation d'un lieu d'hébergement, dont l'attribution résulte d'une procédure et d'une décision particulières, le refus par le demandeur d'asile de la proposition d'hébergement qui lui est faite ultérieurement doit être regardé comme un motif de refus des conditions matérielles d'accueil entrant dans le champ d'application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non comme un motif justifiant qu'il soit mis fin à ces conditions relevant de l'article L. 551 16 du même code. Il en va ainsi alors même que le demandeur avait initialement accepté, dans leur principe, les conditions matérielles d'accueil qui lui avaient été proposées.

5. Aux termes de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de 15 jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature () ".

6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A a accepté le principe des conditions matérielles d'accueil qui lui ont été proposées le 18 octobre 2021 sans que ne lui soit précisé la désignation d'un lieu d'hébergement, dont il n'a été informé que dans un second temps. Dans ces conditions, la décision attaquée, fondée sur le motif tiré de ce que M. A n'a pas rejoint le lieu d'hébergement qui lui a été attribué dans le délai de cinq jours prescrit, doit être regardée comme une décision de refus d'octroi du bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Il y a lieu, dès lors, de substituer à la base légale erronée fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, celle de l'article L. 551-15 du même code dès lors que cette substitution n'a pas pour effet de priver l'intéressé d'une garantie, l'administration disposant du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.

7. En deuxième lieu, la décision attaquée est signée par M. D C, directeur territorial de Toulouse qui a, par une décision du 1er octobre 2020, reçu du directeur général de l'OFII délégation à l'effet de signer " tous actes, décisions et correspondances se rapportant : / 1. Aux missions dévolues à la direction territoriale de Toulouse, telles que définies par la décision portant organisation générale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

8. En troisième lieu, la décision attaquée énonce les textes de loi ainsi que les circonstances de fait sur lesquels elle est fondée. Elle renvoie en particulier à la circonstance que M. A a décliné la proposition d'hébergement de l'OFII. Ces différentes mentions sont suffisamment précises pour mettre en mesure M. A de les contester utilement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

9. En quatrième lieu, il ressort des pièces produites en défense et non contestées par M. A que le courrier du 11 février 2022 par lequel le directeur territorial de l'OFII l'a informé de son intention de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait en l'invitant à présenter ses observations dans un délai de 15 jours a été expédié au SPADA de Toulouse, où il avait déclaré résider depuis le 15 novembre 2021. Ce courrier, qui a été présenté le 16 février 2022 à l'adresse de M. A et qui est retourné à l'OFII le 7 mars 2022 accompagné de deux mentions " pli avisé non réclamé ", doit être regardé comme ayant été régulièrement notifié à l'intéressé à la date du 16 février 2022. Par ailleurs, M. A ne précise pas quels éléments il aurait pu faire valoir devant l'OFII ni en quoi ces éléments auraient été de nature à influer sur la décision de cet organisme. Dans ces conditions, le moyen tiré du non-respect de la procédure contradictoire préalable doit en tout état de cause être écarté.

10. En cinquième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée qui mentionne explicitement les circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des pièces du dossier que l'OFII n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle, ni qu'il se serait estimé en situation de compétence liée.

11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables () ".

12. Il résulte de ces dispositions que tout demandeur d'asile doit bénéficier d'un entretien personnel, destiné à évaluer sa vulnérabilité, lors de la présentation de sa première demande d'asile. En revanche, ces dispositions n'imposent pas qu'un tel entretien soit à nouveau mené, préalablement à la décision portant cessation des conditions matérielles d'accueil. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié à la fois d'un entretien de vulnérabilité et d'un avis du médecin de l'OFII lors de l'enregistrement de sa demande d'asile, n'ayant mis en évidence aucun facteur de vulnérabilité. Dès lors, il ne peut utilement se prévaloir de l'absence d'un tel entretien à l'encontre de la décision attaquée. D'autre part, par courrier du 16 février 2022, l'OFII a informé le requérant de son intention de cesser l'octroi, à son bénéfice, des conditions matérielles d'accueil, et qu'un délai de 15 jours lui était imparti pour présenter des observations. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

13. En septième et dernier lieu, pour mettre fin aux conditions matérielles d'accueil dont M. A bénéficiait, l'OFII s'est fondé sur son refus d'intégrer l'hébergement qui lui a été proposé le 19 janvier 2022.

14. Si M. A soutient qu'il n'a pas refusé l'hébergement proposé par l'OFII, il ressort des termes de la notification à se présenter à un hébergement pour demandeur d'asile du 19 janvier 2022 qu'invité par ce courrier à se présenter le 15 février 2022 à l'HUDA CEIIS de Cahors, le requérant a coché la case " NON, je refus cette orientation " et y a apposé sa signature. Ce dernier ne peut davantage soutenir que, ne parlant pas français, il n'aurait pas compris les conséquences s'attachant à un tel refus dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que M. A a déclaré avoir été informé dans une langue qu'il comprenait des conditions et modalités de refus et de cessation de ces conditions matérielles d'accueil lors de l'acceptation des conditions matérielles d'accueil qui lui ont été proposées le 18 octobre 2021. Enfin, M. A se borne à soutenir qu'il se trouverait dans une situation de grande fragilité sans toutefois l'établir. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle doivent être écartés.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

16. Les conclusions aux fins d'annulation de M. A étant rejetées, ses conclusions susvisées aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

17. Les conclusions de M. A tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Laspalles et à l'Office français de l'immigration et l'intégration.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Héry, présidente,

Mme Sarraute, première conseillère,

Mme Douteaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 11 juin 2024.

La rapporteure,

S. DOUTEAUDLa présidente,

F. HÉRY

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions