vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202813 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | FRANCOS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 mai 2022 et un mémoire enregistré le 24 juin 2022, Mme B C, représentée par Me Francos, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des dispositions de l'article L. 911- du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, à titre principal, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à titre subsidiaire, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence du signataire de l'acte ;
- elles sont entachés d'un défaut motivation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-1, 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet s'étant estimé lié par le rejet de sa demande de réexamen ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle puisque l'éloignement l'expose à des risques graves pour sa vie privée ; elle a été victime d'excision et d'un réseau de traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle dans son pays d'origine, la France est le seul pays au sein duquel elle a réussi à échapper au mariage forcé et au réseau qui l'a exploité ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée base légale dès lors qu'elle se fonde sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des risques qu'elle encourt en cas de retour dans son pays d'origine ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle et des conséquences emportées sur sa situation ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle est privée de base légale dès lors qu'elle se fonde sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle puisqu'elle vit depuis plus de trois ans en France, où elle a établi le centre de ses intérêts privés et familiaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juin 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Zemihi substituant Me Francos, représentant Mme C, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et soutient que la décision fixant le pays de renvoi est illégale, qu'elle est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, que Mme C a fui le Nigéria il y a plus de cinq ans pour avoir été victime d'un mariage forcé, qu'elle a été insérée dans un réseau d'exploitation des êtres humains, qu'elle a contracté une dette qu'elle n'est pas en mesure de rembourser, qu'elle est arrivée en France par ses propres moyens, que si devant la Cour nationale du droit d'asile elle a déclaré être entrée sur le territoire français à l'initiative du réseau, elle a fui seule à destination de la France au départ de Turin, qu'en septembre 2018, arrivée à Toulouse, elle détruit la carte SIM de son téléphone pour ne plus être contactée par le réseau, puis elle a demandé l'asile et a pris l'attache de l'association " Mouvement du Nid " qui accompagne les victimes de réseaux de traite, qu'il s'agit d'un faisceau d'indices de nature à établir l'extraction du réseau de traite, que les décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile ont reconnu qu'elle appartenait au groupe social des femmes nigérianes victimes de la traite des êtres humains, que tous ces éléments auraient dû conduire le préfet à considérer qu'il existait un risque en cas de retour dans son pays, que le tribunal a jugé dans une situation analogue qu'il existait une violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
-les observations de Mme C, assistée de M. D, interprète en anglais, qui répond aux questions du magistrat,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, née le 31 mars 1995 à Illushi (Nigeria), de nationalité nigériane a déclaré être entrée sur le territoire français le 25 septembre 2018. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 9 octobre 2018. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 15 janvier 2019. Par une décision du 15 novembre 2019, la Cour nationale du droit d'asile a définitivement rejeté son admission au bénéfice de l'asile. L'intéressée a également sollicité, le 10 avril 2020 son admission au séjour en qualité d'étranger malade. Le préfet de la Haute-Garonne, le 14 octobre 2020 a pris à son encontre un arrêté lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, dont la légalité a été confirmée tant par le tribunal que par la Cour administrative d'appel de Bordeaux. Mme C a introduit une demande de réexamen de sa demande d'asile le 16 novembre 2021. Cette demande a été déclarée irrecevable par l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 novembre 2021 et le 1er mars 2022, la Cour nationale du droit d'aile a confirmé cette décision. Le 2 mai 2022, le préfet de la Haute-Garonne a pris un arrêté l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, l'interdisant de retour sur le territoire pour une durée d'un an et fixant le pays de renvoi. Par sa requête, Mme C demande l'annulation de cet arrêté du 2 mai 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme E, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait d'une délégation de signature accordée par un arrêté du 6 avril 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture à l'effet de signer les arrêtés établis dans le champ de compétence de sa direction et notamment les décisions d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
3. En second lieu, l'arrêté attaqué vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise les faits sur lesquels l'autorité préfectorale s'est fondée pour édicter les décisions contestées, notamment les conditions d'entrée et de séjour de Mme C et la procédure de sa demande d'asile. Il rappelle la première mesure d'éloignement, confirmée par la Cour administrative d'appel de Bordeaux et le rejet de sa demande de réexamen de sa demande d'asile. L'arrêté précise également qu'elle est célibataire et sans enfants à charge et que ses liens personnels et familiaux ne sont pas anciens, intenses et stables. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué sera écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ", Aux termes de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L.542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () b) une décision d'irrecevabilité en application du 3° de l'article L.531-32 () "
5. Il ressort des mentions portées sur l'application " TelemOfpra " qui ne sont d'ailleurs pas contestés, que la décision obligeant la requérante à quitter le territoire français a été édictée suite à la décision d'irrecevabilité du 30 novembre 2021 prise par l'office français de protection des réfugiés et apatrides sur la demande de réexamen de la demande d'asile présentée par Mme C, que la Cour nationale du droit d'asile a d'ailleurs confirmée le 1er mars 2022. Par suite, le préfet, qui ne s'est pas estimé en compétence liée, a pu légalement prendre la mesure litigieuse sur la base des dispositions précitées.
6. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de Mme C avant de prendre à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français.
7. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ()2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Mme C soutient qu'elle a été victime d'un mariage forcé et d'une excision dans son pays d'origine, qu'elle a également été victime d'un réseau de traite des êtres humaines aux fins d'exploitation sexuelle et que la France, le pays où elle a fixé son centre des intérêts privés est le seul pays au sein duquel elle a réussi à échapper au mariage forcé et au réseau qui l'a exploité. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme C, entrée en France en septembre 2018, dont les demandes d'admission au séjour au titre de l'asile puis en qualité d'étranger malade ont été rejetées, est célibataire et sans charge de famille et qu'elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-trois ans dans son pays d'origine, où vivent encore sa mère, son frère et sa sœur. Dans ses conditions, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme C, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Pour les mêmes raison la décision n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que la décision portant fixation du pays de renvoi serait privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
10. En deuxième lieu, selon l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
11. Mme C soutient avoir été victime d'un mariage forcé avec un homme de cinquante ans son aîné qui aurait enlevé son petit frère pour la faire revenir dans le domicile conjugal. Elle craint également d'être exposée à des persécutions par les membres de son ancien réseau de prostitution en raison de sa sortie du réseau et par les membres de la communauté nigériane en raison de son appartenance à un groupe des femmes exploitées à des fins sexuelles. Toutefois l'intéressée n'apporte pas davantage devant le tribunal que devant les instances chargées de l'asile la preuve de ce qu'elle se serait distanciée du réseau qui l'a exploitée ou qu'elle serait menacée par l'homme avec lequel elle a été contrainte de se marier en cas de retour au Nigéria. Il suit de la, que Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi édictée à son encontre porte atteinte à son droit à ne pas être soumise à des traitements inhumains et dégradants tel que protégé par les stipulations et dispositions précitées des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En troisième et dernier lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de Mme C avant de prendre à son encontre une décision portant fixation du pays de renvoi.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an serait privée de base légale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français
14. En second lieu, la requérante soutient qu'en édictant l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation. Toutefois, Mme C n'a été admise sur le territoire français que pour le temps de l'examen de sa demande d'asile et de sa demande de titre de séjour pour raison de santé, qui ont été toutes deux rejetées. Si Mme C soutient qu'elle a établi en France, le pays où elle vit depuis plus de trois ans, le centre de ses intérêts privés et familiaux, elle ne produit aucun élément à l'appui de ses allégations. Enfin l'intéressée s'est soustraite à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet sera écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées. Il en ira de même, par voie de conséquence, pour les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et pour celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à Me Francos et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
M. F
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026