mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202861 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 mai et 26 septembre 2022, Mme A B épouse E, représentée par Me Sadek, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 mars 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale", sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une somme de 1 500 euros à son conseil, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
L'ensemble des décisions :
- sont entachées d'une incompétence de leur signataire ;
- sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
La décision portant refus d'admission au séjour :
- est entachée d'un défaut de motivation ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'article 6 (5°) de l'accord franco-algérien ;
- est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 7 (b) de l'accord franco-algérien et de l'article R. 5221-17 du code du travail ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 3 § 1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'un défaut de motivation ;
La décision portant fixation du pays de renvoi :
- est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 17 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 1er février 2023 à 12 h 00.
Mme B épouse E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Sadek, présantant Mme B épouse E.
Une note en délibéré, enregistrée le 14 mars 2023, a été présentée pour Mme B épouse E et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B épouse E, ressortissante algérienne née le 4 mai 1984 à Arzew (Algérie), est entrée en France le 3 octobre 2017 munie d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour valable du 10 juillet 2017 au 5 janvier 2018 et a sollicité son admission au bénéfice de l'asile le 28 mars 2018. La Cour nationale du droit d'asile a définitivement rejeté sa demande par décision du 3 juin 2019 et l'intéressée a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français le 18 septembre 2019. Elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en France, le 21 octobre 2021 en faisant valoir ses liens personnels et familiaux en France ainsi qu'une promesse d'embauche pour un poste de secrétaire à temps complet, sur le fondement des articles 6 (5°) et 7 (b) de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 22 mars 2022, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination aux motifs qu'elle a sciemment détourné la procédure d'obtention de visa, que l'ancienneté et la continuité de sa présence en France ne sont pas établies, qu'elle ne démontre pas avoir créé en France des liens personnels et familiaux qui au regard de leur ancienneté, intensité et stabilité, pourraient justifier une régularisation, que son époux fait également l'objet d'une mesure d'éloignement, que leurs enfants ont vocation à les suivre dans leur pays d'origine où elle n'établit pas être dans l'impossibilité de poursuivre sa vie, ni être dépourvue d'attaches, qu'elle ne détient pas le visa de long séjour requis pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié, qu'elle n'établit pas bénéficier d'une qualification et d'une expérience significative et particulière dans le domaine de l'emploi envisagé, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'elle ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé, qu'elle n'établissait pas être exposée à des traitements contraires à l'article 3 de la même convention en cas de retour en Algérie. La requérante demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 20 septembre 2021, publié le 21 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Haute-Garonne, le préfet a donné délégation à Mme F C, directrice des migrations et de l'intégration à l'effet de signer les décisions de refus de séjour, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manque en fait et doit être écarté.
3. En second lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué, ni des pièces du dossier, que le préfet de la Haute-Garonne se serait abstenu de procéder à un examen suffisamment réel et sérieux de la situation de Mme B épouse E.
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
4. En premier lieu, il résulte de la motivation, décrite au point 1, de la décision portant refus d'admission au séjour que celle-ci non seulement vise les dispositions des articles 6 (5°) et 7 (b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, mais comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Par suite, contrairement à ce qui est soutenu, ladite décision est suffisamment motivée.
5. En deuxième lieu, aux termes du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
6. A supposer que Mme B épouse E soit présente de manière continue sur le territoire français depuis son entrée en France en 2017 sous couvert d'un visa de court séjour, il est constant qu'elle ne justifie ni de ressources ni d'un logement personnel, et qu'elle s'est maintenue en France de manière irrégulière, en dépit d'une première mesure d'éloignement. Si elle se prévaut de la présence en France de son époux et de leurs enfants, il ressort des pièces du dossier que son époux fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Rien ne s'oppose donc à ce que sa cellule familiale se reconstruise hors de France et notamment en Algérie, où leurs enfants mineurs ont vocation à les suivre. Par la présence en France de membres de sa famille, Mme B épouse E n'établit pas qu'elle aurait noué sur le territoire national des liens d'une particulière stabilité, ancienneté et stabilité dès lors notamment qu'elle ne justifie pas entretenir de relation avec eux. Dans ces conditions, Mme B épouse E, qui ne justifie d'aucune intégration particulière en France, n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre au séjour sur le fondement des stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni qu'il aurait méconnu celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions, renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5,7,7bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises. () ".
8. Aux termes de l'article R. 5221-14 du code du travail : " Peut faire l'objet de la demande prévue à l'article R. 5221-11 () l'étranger résidant en France sous couvert d'une carte de séjour, d'un récépissé de demande ou de renouvellement de carte de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 5221-3 du même code : " L'autorisation de travail peut être constituée par l'un des documents suivants : () 14° Le contrat de travail ou la demande d'autorisation de travail visés par le préfet, dans l'attente de la délivrance des cartes de séjour mentionnées aux 5°, 6°, 7°, 8° et 9°. Pour l'application de l'article R. 5221-17, les modèles de contrat de travail mentionnés au présent article sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'immigration ". Aux termes de l'article R. 5221-11 du même code : " La demande d'autorisation de travail relevant des 5°, 6°,7°, 8°, 9°,9° bis, 12° et 13° de l'article R. 5221-3 est faite par l'employeur. () ". Et selon l'article R. 5221-15 de ce code : " Lorsque l'étranger est déjà présent sur le territoire national, la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est adressée au préfet de son département de résidence. " Enfin, aux termes de l'article R. 5221-17 dudit code : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger. " Les dispositions précitées du code du travail prévoient que la demande d'autorisation de travail présentée par un étranger déjà présent sur le territoire national doit être adressée au préfet par l'employeur. Le préfet saisi d'une telle demande est tenu de la faire instruire et ne peut refuser l'admission au séjour de l'intéressée au motif que ce dernier ne produit pas d'autorisation de travail ou de contrat de travail visé par l'autorité compétente. Toutefois, aucune stipulation de l'accord franco-algérien ni aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet, saisi par un étranger déjà présent sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un visa de long séjour, d'examiner la demande d'autorisation de travail ou de la faire instruire par les services compétents du ministère du travail, préalablement à ce qu'il soit statué sur la délivrance du certificat de résidence.
9. Mme B épouse E est entrée sur le territoire français en 2017, muni de son passeport revêtu d'un visa de court séjour dont la validité a expiré le 5 janvier 2018 et n'a, par la suite, jamais disposé d'un visa de long séjour. Dès lors, en retenant l'absence de visa de long séjour, le préfet n'était pas tenu, nonobstant la circonstance que l'intéressée se prévale d'une promesse d'embauche et d'une demande d'autorisation de travail remplie par son employeur potentiel, ni d'examiner sa demande d'autorisation de travail, ni de la faire instruire par les services compétents du ministère du travail. Par suite, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur de droit au regard des stipulations et dispositions des articles 7 (b) de l'accord franco-algérien et R. 5221-17 du code du travail en refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié au motif qu'il était dépourvu de visa long séjour.
10. En quatrième lieu, dès lors que les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressée, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
11. En l'espèce, il ressort des mentions de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Garonne a examiné la possibilité d'accorder un titre de séjour à la requérante dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Si Mme B épouse E se prévaut d'une promesse d'embauche pour un contrat à durée indéterminée pour un emploi de secrétaire, assortie d'une demande d'autorisation de travail en qualité de secrétaire, elle n'apporte aucun élément de nature à justifier d'une qualification particulière ou d'une expérience significative dans le domaine concerné. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet, en retenant qu'elle ne justifiait pas d'une qualification, ni d'une expérience particulière et significative, aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen sera écarté.
12. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 § 1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. "
13. Il ressort de ce qui a été dit au point 5 du présent jugement que dès lors que l'époux de Mme B épouse E fait également l'objet d'une mesure d'éloignement, la cellule familiale a vocation à se reconstruire dans leur pays d'origine, l'Algérie, où leurs enfants mineurs ont vocation à les suivre et où rien ne s'oppose à ce qu'ils y suivent une scolarité normale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 § 1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 que la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. Par voie de conséquence, et dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français sont rappelées, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit également être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
15. Il résulte de la motivation, décrite au point 1, de la décision fixant le pays de renvoi, que celle-ci comporte les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle est fondée. Par suite, elle est suffisamment motivée.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B épouse E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 22 mars 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation, les conclusions relatives à l'injonction ne peuvent qu'être également rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au conseil de la requérante la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B épouse E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B épouse E, à Me Sadek et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. Déderen, premier conseiller,
M. Zabka, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
Le président-rapporteur,
J-C. D
L'assesseur le plus ancien,
G. DÉDEREN
La greffière,
M-E. LATIF
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026