jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2202927 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 24 mai 2022 et le 25 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation, dans le délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État le paiement des entiers dépens du procès ainsi que la somme de 2 000 euros, sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ; le préfet a simplement repris l'avis du collège des médecins de l'OFII, alors qu'il n'était pas lié par cet avis ;
- elle méconnait son droit à être entendu au regard des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'ayant pas été rendu à l'issue d'une délibération collégiale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du même code et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet n'a pas pris en compte les circonstances exceptionnelles de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait son droit à être entendu au regard de l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et des principes généraux du droit de l'Union Européenne ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ; le préfet a simplement repris l'avis du collège des médecins de l'OFII, alors qu'il n'était pas lié par cet avis ;
- elle méconnait son droit à être entendu au regard de l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi de la mesure d'éloignement :
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 3 juillet 2023 par une ordonnance du 16 juin précédent.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 décembre 2022.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
La présidente de la formation de jugement ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique le rapport de Mme Jorda.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant géorgien né le 18 juin 1978, déclare, sans en apporter la preuve, être entré sur le territoire français le 26 juillet 2018. Par une ordonnance du 27 août 2019, la cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté en dernier ressort la demande d'asile qu'il avait formée le 8 août 2018. Par un arrêté du 11 juin 2019, le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français et l'a interdit de retour sur le territoire pour une durée d'un an. Le 20 octobre 2021, le requérant a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en raison de son état de santé. Par décision du 13 avril 2022, le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. B demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle, en date du 7 décembre 2022, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle est devenue sans objet. Dès lors, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur le surplus des conclusions :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
3. L'arrêté attaqué énonce l'ensemble des considérations de droit et de fait qui le fonde, cette motivation permettant d'établir que le préfet, dont il ne ressort pas des termes de cet arrêté qu'il se serait cru lié par l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), a procédé à un examen particulier, réel et sérieux de la situation personnelle de M. B. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance par le préfet de l'étendue de sa compétence et du défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre
4. En premier lieu, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ayant été prise à la suite d'une demande en ce sens de M. B, le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable est inopérant. Par suite, l'intéressé ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des principes généraux du droit de l'Union européenne et notamment celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle défavorable ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de sa charte des droits fondamentaux.
5. En deuxième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 7 mars 2022 concernant l'état de santé du requérant porte la mention selon laquelle " après en avoir délibéré, le collège de médecins de l'OFII émet l'avis suivant " et précise l'identité de chacun des médecins qui ont tous apposés leur signature. D'autre part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que cet avis a été émis par un collège de trois médecins au regard du rapport établi le 24 février 2022 par un médecin du service médical de la direction territoriale de l'OFII de Toulouse qui ne faisait pas partie dudit collège. Il s'ensuit que le moyen tiré des irrégularités de procédure affectant la consultation du collège de médecins de l'OFII doit être écarté et ce d'autant plus qu'aucune disposition législative ou règlementaire n'impose la communication du rapport médical établi par le médecin de l'OFII au demandeur du titre de séjour, qui, en l'espèce, ne l'a pas sollicitée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable () ".
7. Il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 7 mars 2022, que l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il a la nationalité, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. L'intéressé soutient que les traitements nécessités par son état de santé sont indisponibles en Géorgie, en raison notamment de leur coût. Il ne produit toutefois aucun document ou élément précis à l'appui de cette allégation. S'il se prévaut également de certificats médicaux, datés du 17 et du 18 mai 2022, qui attestent qu'il est porteur d'une tuberculose miliaires mutée rpoB, cette circonstance n'est pas en elle-même de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins du 7 mars 2022. Il ne revenait par ailleurs pas au préfet, qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'OFII indiquant que le traitement nécessité par l'état de santé du requérant est disponible dans son pays d'origine, d'apporter les éléments établissant cette disponibilité en l'absence de tout commencement de preuve contraire apporté par l'intéressé. Dans ces conditions, en estimant que le requérant pouvait effectivement bénéficier de soins appropriés à son état de santé en Géorgie, l'autorité préfectorale n'a pas méconnu les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Et aux termes de l'article L. 423-23 : " " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
9. M. B se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis le 26 juillet 2018 ainsi que des démarches entreprises et d'attaches privées en France, où il serait parfaitement intégré. Il fait également valoir que son état de santé doit être pris en compte. Toutefois, célibataire et sans charge de famille, il n'établit pas avoir noué sur le territoire français des liens anciens, intenses et stables. Il résulte par ailleurs de ce qui a été exposé au point 7 que son état de santé ne justifiait pas que lui soit délivré un titre de séjour à la date de la décision attaquée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées, ainsi que de l'erreur manifeste qu'aurait commise le préfet dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B ne peut exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour pour contester la décision portant obligation de quitter le territoire français.
11. En deuxième lieu, le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette celui-ci à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Toutefois, dans le cas où une telle décision est prise concomitamment au refus de délivrance d'un titre de séjour, elle découle nécessairement de ce refus. Le droit d'être entendu n'implique alors pas que l'administration mette l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français, dès lors qu'il a pu être entendu avant que n'intervienne la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour. En l'espèce, M. B a été mis à même de faire valoir tous éléments d'information ou arguments de nature à influer sur le contenu de la mesure d'éloignement contestée dans le cadre de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu doit dès lors être écarté.
12. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 9, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale, tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Elle n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B ne peut exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français pour contester la décision fixant le délai de départ volontaire.
14. En deuxième lieu, M. B n'est pas fondé à soutenir que son droit à être entendu aurait été méconnu dès lors qu'il a pu faire valoir l'ensemble des éléments qu'il estimait devoir être portés à la connaissance de l'administration lors de sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 9, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et celles tendant au paiement des dépens, lesquelles n'ont pas lieu d'être dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Laspalles et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Cherrier, présidente,
M. Rives, conseiller,
Mme Jorda, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.
La rapporteure,
V. JORDALa présidente,
S. CHERRIERLa greffière,
F. DEGLOS
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026