lundi 12 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2203352 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 juin 2022 et un mémoire enregistré le 11 août 2022 M. C B, représenté par Me Benamou-Levy, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 juin 2022 du préfet des Alpes-Maritimes portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an et fixation du pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au réexamen immédiat de sa situation à compter de la notification du jugement à intervenir et à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ainsi qu'à la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de condamner l'Etat à verser cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions contestées :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence de leur auteur ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure en raison de la méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit à la santé et à la vie privée et familiale alors qu'il est malade et vient de subir une intervention chirurgicale ;
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, le préfet des Alpes-Maritimes, représenté par la SELARL Serfaty Venutti Camacho Cordier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Joulié, substituant Me Benamou-Levy, représentant M. B, absent, qui conclut aux mêmes fins et précise que le préfet justifie de la compétence du signataire et que le requérant a bien été entendu, qu'en revanche l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation car le requérant est arrivé à Nice en provenance d'Italie, qu'aucune pièce ne permet d'établir que le requérant aurait son épouse et ses enfants en Egypte, que les deux motifs tirés de ce qu'il réside en France depuis un an et de ce que sa famille réside en Egypte sont donc parfaitement erronés, qu'on ignore le requérant a été réadmis en Italie, que le procès-verbal d'audition est très bref, qu'il en résulte clairement un défaut de motivation,
- le préfet des Alpes-Maritimes n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant égyptien, né le 21 septembre 1985 à Dakahliya (Egypte), est entré sous couvert d'un passeport non revêtu de visa. Il a fait l'objet, le 13 juin 2022, d'un arrêté pris par le préfet des Alpes-Maritimes portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sur le territoire pendant un an. Par sa présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur la recevabilité des pièces produites en défense :
2. Aux termes de l'article R. 611-8-5 du code de justice administrative : " Par dérogation aux dispositions de l'article R. 611-1-1, le défendeur est dispensé de produire des copies de ses mémoires et des pièces qui y sont jointes. Il est également dispensé de transmettre l'inventaire détaillé des pièces lorsqu'il utilise le téléservice mentionné à l'article R. 414-2 ou recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application mentionnée à l'article R. 414-1. Le défendeur transmet chaque pièce par un fichier distinct sous peine de voir ces pièces écartées des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet. Chaque fichier transmis au moyen de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 porte un intitulé commençant par le numéro d'ordre affecté à la pièce qu'il contient par l'inventaire détaillé. Lorsque le défendeur recourt à la génération automatique de l'inventaire permise par l'application, l'intitulé de ce fichier décrit également le contenu de cette pièce de manière suffisamment explicite. Chaque pièce transmise au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 porte un intitulé décrivant son contenu de manière suffisamment explicite. Les obligations fixées au précédent alinéa sont prescrites au défendeur sous peine de voir la pièce écartée des débats après invitation à régulariser non suivie d'effet ".
3. Il ressort des pièces du dossier de première instance que le conseil de la préfecture des Alpes Maritimes a adressé, le 12 août 2022 à 12 heures 43 au greffe du tribunal administratif de Toulouse, par le biais de l'application informatique Télérecours mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative, un mémoire en défense accompagné d'un inventaire automatique mentionnant un " dossier administratif " composé de diverses pièces distinctes. Par une demande du 12 août 2022 notifié au conseil de la préfecture des Alpes Maritimes à 14 heures 05, le greffier du tribunal a invité l'intéressé à régulariser sa demande en lui demandant de transmettre chacune des pièces jointes à l'appui de son recours par un fichier distinct en application de l'article R. 414-5 du code de justice administrative. En dépit de cette demande, le conseil de la préfecture des Alpes Maritimes n'a pas régularisé le mémoire en défense. Par suite, les pièces versées en annexe doivent être écartées du débat.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
4. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
5. L'arrêté attaqué vise les dispositions et stipulations dont il fait application, en particulier l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le 1) et 8) de l'article L. 612-3 même code ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. L'arrêté mentionne des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, notamment le fait qu'il est entré en France sous couvert d'un passeport non revêtu d'un visa et qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire français et n'a jamais sollicité de titre de séjour. Il indique également que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables, qu'il a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de trente-cinq ans, qu'il n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son ou ses enfants ni exercer sur eux l'autorité parentale et qu'il n'est pas dans l'impossibilité de retourner dans son pays d'origine pour y mener sa vie privée et familiale. Par suite, cet arrêté comporte les considérations de droit et de fait sur lesquels le préfet s'est fondé et est donc suffisamment motivé. Le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
7. En deuxième lieu, en vertu de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui déclare faire des allers retours entre l'Italie et la France depuis un an, est entré récemment sur le territoire français. Il n'établit ni même n'allègue qu'il disposerait d'attaches familiales en France. L'intéressé soutient qu'il serait entré régulièrement en Italie en 2017 sous couvert d'un contrat de travail mais il ne justifie pas que les autorités italiennes lui auraient délivré un titre de séjour ni, ainsi qu'il le prétend, qu'il en aurait demandé le renouvellement. Enfin M. B fait valoir qu'il a subi, le 1er août 2022, une opération chirurgicale en raison d'un calcul situé dans la vésicule biliaire et produit, à l'appui de ses allégations, diverses pièces médicales. Toutefois, cette intervention est postérieure à l'arrêté litigieux et, en tout état de cause, ne permet pas en elle-même d'établir qu'à la date de l'arrêté attaqué le requérant présentait un état de santé qui nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la santé et à la vie privée et familiale de M. B. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
10. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des pièces du dossier que le préfet des Alpes-Maritimes n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mentionne : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Et l'article L. 612-3 précise : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° l'étranger qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale (). ".
12. En l'espèce, pour refuser un délai de départ volontaire à M. B, le préfet s'est fondé sur la circonstance qu'il est entré irrégulièrement en France et s'y maintient depuis une année sans entreprendre de démarches en vue de régulariser sa situation administrative et qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale. Le requérant ne conteste aucun de ces motifs, qui pouvaient légalement fonder la décision de ne pas lui accorder de délai de départ volontaire. Par suite, le préfet des Alpes-Maritimes n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application des dispositions précitées.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
13. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
15. En l'espèce, la décision attaquée vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que le requérant déclare être entré en France il y a un an et ne démontre pas y avoir habituellement résidé depuis cette date, que la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France ne sont pas établis et qu'il est dépourvu d'attaches familiales en France. Par suite, la décision attaquée est suffisamment motivée.
16. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B est entré en France irrégulièrement il y a un an. Il ne démontre pas y avoir habituellement résidé depuis et ne justifie pas non plus de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Alpes-Maritimes aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en édictant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le moyen sera écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 juin 2022 ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions relatives à l'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Benamou-Levy la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Benamou-Levy, à la SELARL Serfaty Venutti Camacho Cordier et au préfet des Alpes-Maritimes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,0
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026