mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2203608 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | COHEN |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n° 2203608, E une requête, deux mémoires et une pièce, enregistrés les 26 juin 2022, 28 juin 2022, 3 juillet 2022 et 4 juillet 2022, Mme A D, représentée E Me Cohen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 24 juin 2022 E lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdite de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de recevoir la demande de réexamen de sa demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle ou, à titre subsidiaire, au seul visa de l'article L. 761-1.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence ;
- elles ont méconnu son droit d'être entendu ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des articles L. 521-1, L. 521-7 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
E des pièces et deux mémoires en défense, enregistrés les 27 juin 2022, 28 juin 2022, 29 juin 2022 et 4 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Sous le n° 2203740, E une requête enregistrée le 30 juin 2022, Mme A D, représentée E Me Cohen, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 29 juin 2022 E laquelle le préfet de la Haute-Garonne l'a assignée à résidence ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle ou, à titre subsidiaire, au seul visa de l'article L. 761-1.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un défaut de compétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir.
E des pièces et un mémoire en défense, enregistrés les 3 juillet 2022 et 4 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jazeron, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Cohen, représentant Mme D, qui conclut aux mêmes fins que les requêtes E les mêmes moyens,
- les observations de Mme D, qui répond aux questions du magistrat,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissant albanaise née le 5 septembre 1997 à Peshkopi (Albanie), serait entrée sur le territoire français au cours de l'année 2019. Elle a été condamnée à une peine d'interdiction définitive du territoire E le juge pénal le 13 janvier 2020. Elle a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 13 juillet 2021, puis à nouveau le 20 ou le 30 août suivant, mais ses demandes ont été rejetées E l'Office français de protection des réfugiés et apatrides E deux décisions en date du 27 août 2021 et du 22 décembre 2021. La Cour nationale du droit d'asile a confirmé la première décision de l'Office le 3 février 2022. E un arrêté en date du 24 juin 2022, le préfet de la Haute-Garonne a obligé Mme D à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Puis, E une décision du 29 juin 2022, cette même autorité l'a assignée à résidence. E les présentes requêtes, Mme D demande au tribunal de prononcer l'annulation de l'arrêté du 24 juin 2022 et de la décision du 29 juin 2022.
2. Il y a lieu de joindre les requêtes n° 2203608 et n° 2203740, lesquelles concernent la situation de la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée E la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence à ce qu'il soit statué sur les requêtes de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de l'arrêté du 24 juin 2022 :
4. L'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées E décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 () ou en application d'engagements identiques à ceux prévus E le même règlement. ". L'article L. 521-7 du même code dispose que : " Lorsque l'enregistrement de sa demande d'asile a été effectué, l'étranger se voit remettre une attestation de demande d'asile dont les conditions de délivrance et de renouvellement sont fixées E décret en Conseil d'Etat. (). / La délivrance de cette attestation ne peut être refusée au motif que l'étranger est démuni des documents et visas mentionnés à l'article L. 311-1. Elle ne peut être refusée que dans les cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2. () ". En vertu de l'article L. 542-2 dudit code auquel il est renvoyé E l'article précédent : " E dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / () / 2° Lorsque le demandeur : / () / c) présente une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif d'une première demande de réexamen ; () ". Enfin, aux termes de l'article L. 531-41 dudit code : " Constitue une demande de réexamen une demande d'asile présentée après qu'une décision définitive a été prise sur une demande antérieure. / (). ".
5. Les dispositions précitées ont pour effet d'obliger le préfet compétent à enregistrer une demande d'admission au séjour au titre de l'asile ou une demande de réexamen formulée E un étranger. Il résulte E ailleurs de ces mêmes dispositions que le demandeur d'asile bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire jusqu'à la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, de la Cour nationale du droit d'asile. E suite, ces dispositions font légalement obstacle à ce que l'autorité préfectorale fasse usage de ses pouvoirs en matière d'éloignement des étrangers en situation irrégulière avant qu'il ait été statué sur une telle demande. Ce n'est que dans le cas où la demande a été préalablement rejetée sur le fondement des c et d du 2° de l'article L. 542-2 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet peut prendre une mesure d'éloignement sans attendre que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ait statué.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme D s'est présentée au service de premier accueil des demandeurs d'asile le 22 juin 2022 en vue de solliciter le réexamen de sa demande d'asile et qu'elle a été convoquée au guichet de la préfecture de la Haute-Garonne le 24 juin 2022 pour l'enregistrement de cette demande. Lorsque l'intéressé s'est présentée à son rendez-vous, l'autorité préfectorale l'a soumise à une audition E les services de police et lui a notifié l'arrêté litigieux portant mesure d'éloignement, sans se prononcer sur sa demande de réexamen. Dans ses écritures en défense, le préfet soutient que la demande présentée E Mme D pouvait être regardée comme tendant à un second réexamen de sa demande d'asile et qu'elle ne lui conférait donc pas le droit de se maintenir sur le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante a sollicité son admission au titre de l'asile une première fois le 13 juillet 2021 et que cette demande a été rejetée E l'Office français de protection des réfugiés et apatrides E une décision datée du 27 août 2021, notifiée à l'intéressée le 16 septembre 2021. La requérante a introduit un recours contre cette décision devant la Cour nationale du droit d'asile le 22 octobre 2021, lequel a été rejeté E cette juridiction le 3 février 2022. Il est vrai que Mme D a présenté une nouvelle demande d'asile le 20 août 2021 ou le 30 août 2021, laquelle a été rejetée E l'Office français de protection des réfugiés et apatrides E une décision en date du 22 décembre 2021 devenue définitive. Pour autant, cette deuxième demande ne saurait être regardée comme constituant une demande de réexamen, dès lors qu'elle a été introduite E l'intéressée à une date à laquelle aucune décision définitive n'avait été prise sur sa demande initiale et à laquelle la première décision de rejet ne lui avait d'ailleurs même pas encore été notifiée. Il ressort au demeurant tant du relevé " TelemOfpra " que de la seconde décision de l'Office que ce dernier n'avait pas analysé la demande d'août 2021 comme une demande de réexamen. Dans ces circonstances, le préfet ne peut valablement soutenir que la démarche initiée E Mme D le 22 juin 2022 constituait une nouvelle demande de réexamen intervenant après le rejet définitif d'une première demande de réexamen. Il en résulte qu'il n'était pas fondé à considérer la requérante comme entrant dans les prévisions du c du 2° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'il ne pouvait donc pas légalement prononcer une mesure d'éloignement à son encontre avant qu'il n'ait été statué sur sa demande de réexamen. E suite, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être regardée comme entachée d'une erreur de droit.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme D est fondée à obtenir l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. L'illégalité de cette décision prive de leur base légale les autres décisions prises dans le même arrêté, portant refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour, lesquelles ne peuvent donc qu'être également annulées.
S'agissant de la décision du 29 juin 2022 :
8. En vertu des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".
9. Dès lors que l'obligation de quitter le territoire français contenue dans l'arrêté du 24 juin 2022 constituait la base légale de la décision du 29 juin 2022 portant assignation à résidence cette dernière ne peut qu'être annulée E voie de conséquence de l'annulation de l'arrêté susvisé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard au motif d'annulation retenu ci-dessus, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder à l'enregistrement de la demande de réexamen présentée E Mme D dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement.
Sur les frais liés aux litiges :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le paiement d'une comme globale de 1 500 euros à Me Cohen sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir les sommes correspondant à la part contributive de l'Etat. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme D E le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 500 euros sera versée à la requérante.
D E C I D E :
Article 1er : Mme D est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 24 juin 2022 ainsi que sa décision du 29 juin 2022 sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne d'enregistrer la demande de réexamen présentée E Mme D dans le délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera la somme globale de 1 500 euros à Me Cohen au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à Me Cohen et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public E mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
F. B Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Nos 2203608, 2203740
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026