LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2203743

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2203743

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2203743
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLAGORCE & ASSOCIES - L&MC

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er et 8 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Morel, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures : 1°) la suspension de l'exécution de la décision en date du 19 janvier 2022 par laquelle le centre hospitalier de Montauban a déterminé le motif de la rupture de son contrat de travail comme étant une démission, ensemble la décision implicite, née le 21 avril 2022, de rejet de son recours administratif en tant que celui-ci tend au retrait de la décision du 19 janvier 2022, à la rectification de son attestation Pôle emploi en modifiant le motif de rupture et ajoutant le montant de l'indemnité de fin de contrat, au versement de la somme de 3 862,46 euros à titre d'indemnité de fin de contrat assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er février 2022 et à l'établissement d'un bulletin de paie rectificatif pour le mois de décembre 2021 comprenant ces indemnités, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité ; 2°) l'injonction au directeur du centre hospitalier de Montauban de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance et sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ; 3°) la mise à la charge du centre hospitalier de Montauban d'une somme de 1 813 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition relative à l'urgence est satisfaite dès lors que les décisions litigieuses le privent de son droit aux allocations de retour à l'emploi et de toute rémunération dès lors qu'il suit une formation qualifiante non-rémunérée d'aide-soignant ; - la condition relative au doute sérieux quant à la légalité de la décision en date du 19 janvier 2022 est satisfaite dès lors que celle-ci est entachée d'un vice de forme au regard des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ; la décision litigieuse ne comporte pas les nom, prénom, et qualité de son signataire, ce qui ne permet pas d'en vérifier la compétence ; l'attestation pôle emploi revêt la qualification d'acte administratif unilatéral susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ; - les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il n'a pas démissionné mais a cessé ses fonctions à la fin de son contrat conclu à durée déterminée, le 31 décembre 2021 et qu'il a refusé la proposition d'un nouveau contrat ; sa lettre en date du 27 décembre 2021 ne saurait être qualifiée de démission mais seulement d'une prise d'acte de l'absence de renouvellement de son contrat ; le planning produit par le centre hospitalier en défense ne porte pas son nom et est insuffisant pour justifier d'une proposition de renouvellement du contrat ; - les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur de droit au regard de l'article 41-1-1 du décret du 6 février 1991 dès lors qu'il a droit à une indemnité de fin de contrat s'élevant à 3 862,46 euros ; - les décisions litigieuses sont entachées d'une erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 5422-1, L. 5424-1 et L. 5424-2 du code du travail, des articles 2 et 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 relative au régime particulier d'assurance chômage applicable à certains agents publics et salariés du secteur public et de l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 dès lors qu'il satisfait aux conditions d'octroi de l'allocation d'aide au retour à l'emploi ; en effet, il doit être considéré comme ayant été involontairement privé d'emploi dès lors qu'aucune offre formalisée tendant au renouvellement de son contrat ne lui a été proposée avant l'expiration de son contrat de travail ; la soi-disant proposition de renouvellement de son contrat en date du 4 janvier 2022 est en fait la proposition d'un nouveau contrat puisque celle-ci est postérieure au terme du contrat initial ; sa lettre en date du 27 décembre 2021 ne peut être regardée comme le refus du renouvellement de son contrat ; - l'erreur de motif de rupture de la relation de travail constitue une faute engageant la responsabilité du centre hospitalier ; en l'absence de cette erreur, il aurait perçu une indemnisation mensuelle nette de 1 144,20 euros à compter du 1er janvier 2022 ; il est actuellement privé de revenu et ne peut faire face à ses charges et il suit une formation qualifiante non-rémunérée d'aide-soignant dont le financement devait être assuré précisément par ces indemnités. Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2022, le centre hospitalier de Montauban, représenté par Me Lagorce-Billiaud, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition relative à l'urgence n'est pas satisfaite dès lors que M. B, d'une part, a attendu près de six mois après sa démission avant d'introduire sa requête en référé et près de trois mois après l'introduction de sa requête au fond et, d'autre part, ne démontre pas l'urgence financière dont il se prévaut ; - le moyen tenant au vice de forme n'est pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité d'une prétendue décision dès lors que l'attestation d'employeur à destination de Pôle emploi ne revêt pas le caractère d'une décision mais constitue une simple formalité administrative ; cette attestation est soussignée au nom du directeur général du centre hospitalier de Montauban et signée et tamponnée par la directrice des ressources humaines qui dispose d'une délégation de signature ; en outre, l'administration n'est pas obligée d'acter le statut de démissionnaire d'un agent par une décision écrite ; - dès lors que M. B avait connaissance du fait que le motif de son recrutement initial était l'arrêt d'un agent qui au mois de décembre 2021 n'était pas revenu de son congé maladie, et que le planning qui lui avait été remis au mois de novembre 2021 faisait état de ses jours de travail jusqu'au 30 janvier 2022, il ne pouvait ignorer l'intention de renouveler son contrat ; M. B avait prévu de quitter son poste le 3 novembre 2021, jour des résultats de son concours ; le requérant s'est vu notifier le 4 janvier 2022 l'intention de renouveler son contrat et a refusé. Vu : - la requête, enregistrée le 22 avril 2022 sous le n° 2202313, par laquelle M. B demande l'annulation des décisions attaquées ; - les autres pièces du dossier. Vu : - le décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière ; - le code du travail ; - et le code de justice administrative. La présidente du tribunal a désigné M. Truilhé, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience publique. Ont été entendus au cours de l'audience publique du 11 juillet 2022 à 9 h 30, en présence de Mme Tur, greffière d'audience : - le rapport de M. Truilhé, juge des référés ; - les observations de Me Morel, pour M. B, qui a repris ses écritures ; - les observations de Me Lagorce-Billiaud, pour le centre hospitalier de Montauban, qui a repris ses écritures. La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience. Considérant ce qui suit : 1. M. A B exerçait les fonctions d'agent des services hospitaliers (ASH) au sein du centre hospitalier de Montauban, en vertu d'un contrat à durée déterminée conclu en date du 27 avril 2020, à compter de cette date et jusqu'au 26 mai 2020 inclus. Ce contrat a été renouvelé par avenants successifs jusqu'au 31 décembre 2021 inclus. Le 19 janvier 2022, le centre hospitalier de Montauban a édité une attestation d'employeur destinée à Pôle emploi, faisant mention d'une démission comme étant le motif de la rupture du contrat de travail. Par lettre en date du 18 février 2022, notifiée au directeur du centre hospitalier de Montauban le 21 février 2022, M. B, par l'intermédiaire de son conseil, a sollicité le retrait de la décision en date du 19 janvier 2022, le versement de la somme de 3 862,46 euros à titre d'indemnité de fin de contrat assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er février 2022, l'établissement d'un bulletin de paie rectificatif pour le mois de décembre 2021 comprenant ces indemnités et le versement de la somme de 1 144,20 euros par mois à compter du 1er janvier 2022 et jusqu'à la délivrance d'une attestation Pôle emploi rectifiée en réparation du préjudice subi. Ces demandes ont fait l'objet d'une décision implicite de rejet, née le 21 avril 2022. Par la présente requête, enregistrée le 1er juillet 2022, M. B demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution, d'une part, de la décision en date du 19 janvier 2022 et, d'autre part, de la décision implicite de rejet née le 21 avril 2022 de son recours administratif en tant que celui-ci tend au retrait de la décision du 19 janvier 2022, à la rectification de son attestation Pôle emploi en modifiant le motif de rupture et ajoutant le montant de l'indemnité de fin de contrat, au versement de la somme de 3 862,46 euros à titre d'indemnité de fin de contrat assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er février 2022 et à l'établissement d'un bulletin de paie rectificatif pour le mois de décembre 2021 comprenant ces indemnités, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité. Sur la fin de non-recevoir opposée en défense : 2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ". 3. Le centre hospitalier de Montauban soutient que l'attestation d'employeur en date du 19 janvier 2022 contestée, destinée à Pôle emploi, constitue une simple formalité administrative en vue de transmettre des informations à Pôle emploi et non pas un acte administratif susceptible de recours. Toutefois, il résulte de l'instruction que ladite attestation fait mention du motif de la rupture du contrat de travail conclu entre le centre hospitalier de Montauban et M. B, entraînant des conséquences sur les conditions d'éligibilité de ce dernier au bénéfice des allocations de retour à l'emploi. Dans ces conditions, l'attestation litigieuse modifie l'ordonnancement juridique et constitue donc une décision administrative susceptible de recours. Par suite, il n'y a pas lieu d'accueillir la fin de non-recevoir présentée par le centre hospitalier de Montauban. Sur les conclusions à fin de suspension : 4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". En ce qui concerne l'urgence : 5. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier, ou le cas échéant des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. 6. En l'espèce, il résulte de l'instruction que les décisions contestées, en privant l'intéressé du bénéfice des allocations de retour à l'emploi, portent à la situation financière de M. B une atteinte suffisamment grave et immédiate. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie. En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée : 7. Premièrement, aux termes de l'article L. 5424-1 du code du travail : " Ont droit à une allocation d'assurance dans les conditions prévues aux articles L. 5422-2 et L. 5422-3 : 1° Les agents fonctionnaires et non fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics administratifs, les agents titulaires des collectivités territoriales ainsi que les agents statutaires des autres établissements publics administratifs ainsi que les militaires. ". Aux termes de l'article L. 5422-1 de ce même code : " Ont droit à l'allocation d'assurance les travailleurs involontairement privés d'emploi ou dont le contrat de travail a été rompu conventionnellement selon les modalités prévues aux articles L. 1237-11 et suivants du présent code ou à l'article L. 421-12-2 du code de la construction et de l'habitation, aptes au travail et recherchant un emploi qui satisfont à des conditions d'âge et d'activité antérieure. () ". 8. Deuxièmement, aux termes de l'article 41 du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat, au plus tard : / 1° Huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / 2° Un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans ; / 3° Deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure à deux ans. / 4° Trois mois avant le terme de l'engagement pour le contrat susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée. () / Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux 1°, 2° et 3° sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux conclus avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. / Lorsqu'il lui est proposé de renouveler son contrat, l'agent dispose d'un délai de huit jours pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. Faute de réponse dans ce délai, l'intéressé est présumé renoncer à l'emploi ". 9. Il résulte de l'instruction, et il n'est au demeurant pas contesté, que le centre hospitalier de Montauban n'a pas notifié à M. B son intention de renouveler son contrat de travail dans les conditions prévues par les dispositions de l'article 41 du décret n° 91-155 précité, ni n'a formulé de proposition de renouvellement du contrat de travail avant le terme du dernier avenant conclu jusqu'au 31 décembre 2021. D'une part, si le centre hospitalier de Montauban fait valoir en défense que le requérant connaissait le motif de son recrutement, à savoir le remplacement d'un agent placé en congé maladie, cet élément n'est pas de nature à caractériser l'intention dudit centre de renouveler son contrat de travail. D'autre part, si le centre hospitalier fait valoir que M. B aurait été informé, par le biais de la distribution d'un planning au mois de novembre 2021, de ses jours de travail planifiés jusqu'au 30 janvier 2022, la pièce versée au dossier ne fait pas état d'une telle information dès lors que celle-ci ne mentionne pas le nom du requérant. Par suite et dès lors qu'il ne résulte pas de l'instruction que M. B puisse être regardé comme ayant démissionné comme le mentionne la décision contestée, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation du motif de rupture du contrat de travail est de nature, en l'état de l'instruction, à faire naitre un doute sérieux quant à la légalité de ladite décision. 10. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. B est fondé à demander la suspension de la décision en date du 19 janvier 2022 par laquelle le centre hospitalier de Montauban a déterminé le motif de rupture de son contrat de travail comme étant une démission ainsi que de la décision implicite née le 21 avril 2022 en tant que celle-ci rejette sa demande de retrait de la décision en date du 19 janvier 2022, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond n° 2202313. Sur les conclusions à fin d'injonction : 11. La mesure de suspension implique uniquement que le centre hospitalier de Montauban verse provisoirement à M. B une attestation d'employeur à destination de Pôle emploi sur laquelle figure le motif de rupture rectifié, les indemnités de fin de contrat auxquelles il a droit et le bulletin de salaire du mois de décembre 2021 rectifié en conséquence, dans l'attente du jugement au fond n° 2202313. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sans qu'il soit nécessaire d'assortir ce délai d'une astreinte. Sur les frais du litige : 12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Montauban le versement à M. B de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a en revanche pas lieu de mettre à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance de référé, le versement de la somme sollicitée par le centre hospitalier de Montauban en application des mêmes dispositions.

O R D O N N E : Article 1er : L'exécution de la décision en date du 19 janvier 2022 par laquelle le centre hospitalier de Montauban a déterminé le motif de rupture du contrat de travail de M. B comme étant une démission et de la décision implicite née le 21 avril 2022 en tant que celle-ci rejette sa demande de retrait de la décision en date du 19 janvier 2022 est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond n° 2202313. Article 2 : Il est enjoint au centre hospitalier de Montauban de verser à titre provisoire à M. B, une attestation employeur à destination de pôle emploi sur laquelle figure le motif de rupture rectifié, les indemnités de fin de contrat auxquelles il a droit et le bulletin de salaire du mois de décembre 2021 rectifié en conséquence, dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance, dans l'attente du jugement au fond n° 2202313.Article 3 : Le centre hospitalier de Montauban versera à M. B la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté. Article 5 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Montauban en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au centre hospitalier de Montauban. Fait à Toulouse, le 13 juillet 2022. Le juge des référés, J. C. TRUILHE La greffière, P. TUR La République mande et ordonne à la préfète de Tarn-et-Garonne en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance. Pour expédition conforme : La greffière,N° 2203743

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions