mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2203916 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | THOUY HÉLÈNE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2203916, le 8 juillet 2022 et le 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-01 du 22 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Ustou Col d'Escots du 23 juin 2022 au 30 novembre 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- l'arrêté est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète de l'Ariège, qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Ustou Col d'Escots, qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-01 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2204068, le 18 juillet 2022 et le 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les arrêtés ER-2022-09-02, ER-2022-09-03, ER-2022-09-04, ER-2022-09-05, ER-2022-09-06 et ER-2022-09-07 par lesquels la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur les estives des groupements pastoraux de Taus Espugues, Arreau, Coumebière, Sentenac d'Oust, Izard, et Ourdouas durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les arrêtés querellés ne fixent pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- ils sont entachés d'illégalité en ce qu'ils ont été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché ses décisions d'erreur de droit ;
- les arrêtés attaqués de la préfète de l'Ariège ne prévoient aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaissent donc eux-mêmes les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de Taus Espugues qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre les arrêtés ER-2022-09-02, ER-2022-09-03, ER-2022-09-04, ER-2022-09-05, ER-2022-09-06, ER-2022-09-07 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ces mêmes arrêtés aux termes de l'examen de requêtes présentées contre chacun de ces mêmes arrêtés par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
III. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2204543, le 5 août 2022 et le 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-06 du 5 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de l'Izard durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- il est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de l'Izard qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024 la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-06 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
IV. Par une requête enregistrée sous le n° 2204544 le 5 août 2022, et un mémoire du 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-03 du 24 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Arreau durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- il est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Arreau qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024 la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-03 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
V. Par une requête enregistrée sous le n° 2204545 le 5 août 2022 et un mémoire du 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-05 du 29 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de Sentenac d'Oust durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- il est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de Sentenac d'Oust qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-05 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
VI. Par une requête enregistrée sous le n° 2204546 le 5 août 2022 et un mémoire du 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-07 du 7 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Ourdouas durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- il est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Ourdouas qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024 la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-07 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
VII. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2204547, le 5 août 2022 et le 24 avril 2023, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-04 du 24 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de Coumebière durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté querellé ne fixe pas le nombre et le sexe des spécimens sur lesquels porte la dérogation accordée, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ;
- il est entaché d'illégalité en ce qu'il a été pris en application de l'arrêté du 20 juin 2022 de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, lequel méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement et les dispositions de la directive " habitats " en l'absence de condition permettant de s'assurer du maintien des populations dans leur aire de répartition naturelle et de l'innocuité des dérogations accordées quant à l'amélioration de l'état de l'espèce, en ce que la combinaison du gardiennage par les bergers, du regroupement nocturne des troupeaux et de la présence de chiens de protection, préconisée notamment par le conseil national de protection de la nature, constitue une autre solution satisfaisante et en ce que la prédation ursine n'atteint pas une proportion suffisante pour être qualifiée de " dommage important " à l'élevage, enfin en ce que la référence à la notion d'attaque introduit une présomption trop large ;
- la préfète qui n'a pas examiné les conditions de dommages importants et d'existence de solution alternative au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué de la préfète de l'Ariège ne prévoit aucune condition ou mesure plus restrictive que l'arrêté ministériel du 20 juin 2022, et méconnaît donc lui-même les conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mars 2023, le préfet de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen de la requête n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de Coumebière qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 mai 2024 la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 31 mai 2024.
Par courrier du 14 juin 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré d'un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté ER-2022-09-04 du préfet de l'Ariège dès lors qu'il est possible que le tribunal annule ce même arrêté aux termes de l'examen d'une requête présentée contre ce même arrêté par l'association France Nature Environnement (CE, 5 mai 2017, M. C, n° 391925).
VIII. Par une requête enregistrée sous le n° 2204924 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-03 du 24 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Arreau durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète, qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Arreau qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 2204924, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
IX. Par une requête enregistrée sous le n° 2204925 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-02 du 23 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de Taus Espugues durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète, qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de Taus Espugues qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 2204925, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
X. Par une requête enregistrée sous le n° 2204926 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-07 du 7 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Ourdouas durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète, qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Ourdouas qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 22204926, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
XI. Par une requête enregistrée sous le n° 2204927 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-06 du 5 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de l'Izard durant la saison d'estive 2022
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète, qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, le préfet de l'Ariège conclut au rejet des requêtes référencées 2204924, 2204925, 2204926, 2204927, 2204932, 2204943 et 2204944.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés dans les requêtes n'est fondé.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de l'Izard qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 25 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 8 mars 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 22204927, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
XII. Par une requête enregistrée sous le n° 2204932 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-01 du 22 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral d'Ustou Col d'Escots du 23 juin 2022 au 30 novembre 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral d'Ustou Col d'Escots, qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 2204932, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
XIII. Par une requête enregistrée sous le n° 2204943 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'Association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09-04 du 24 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral de Coumebière durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral de Coumebière qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 22204943, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
XIV. Par une requête enregistrée sous le n° 2204944 le 23 août 2022, l'association France nature environnement Midi-Pyrénées, l'association Ferus, l'association Pays de l'Ours-Adet, l'association Société française pour l'étude et la protection des mammifères, l'association Nature en Occitanie, l'association Animal cross, l'association Fonds d'intervention éco pastoral-groupe ours Pyrénées, et l'association le Comité écologique ariégeois, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté ER-2022-09- 05 du 29 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a autorisé l'effarouchement simple et l'effarouchement par tirs non létaux d'ours brun sur l'estive du groupement pastoral Sentenac d'Oust durant la saison d'estive 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté, qui constitue une décision individuelle qui déroge aux règles générales fixées par la loi, n'est pas suffisamment motivé ;
- la préfète, qui n'a pas examiné les trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement au stade de son autorisation, a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- la dérogation a été accordée en méconnaissance des trois conditions fixées par le 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement.
Une mise en demeure a été adressée le 23 février 2023 au préfet de l'Ariège qui n'a pas produit de mémoire.
La procédure a été communiquée au groupement pastoral Sentenac d'Oust qui n'a pas présenté d'observations.
Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 janvier 2024.
Par une lettre datée 4 juin 2024, le tribunal a informé l'association FNE Midi-Pyrénées, désignée comme représentante unique des associations signataires de la requête n° 22204944, qu'en vertu des dispositions du second alinéa de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, elle serait seule destinataire de la notification du jugement.
Vu :
- l'ordonnance n° 2203904 du 3 août 2022 du juge des référés ;
- l'ordonnance n° 2204058 du 22 août 2022 du juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêt C-674/17 du 10 octobre 2019 de la Cour de justice de l'Union européenne ;
- l'arrêté du 19 février 2007 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lequeux, rapporteure,
- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,
- les observations de Me Thouy, représentant l'association One Voice,
- et celles de M. B, représentant l'association France Nature Environnement Midi-Pyrénées et autres.
Considérant ce qui suit :
1. Faisant suite à trois arrêtés pris à titre expérimental en 2019, 2020 et 2021, l'arrêté ministériel du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d'effarouchement de l'ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux a fixé, jusqu'au 31 novembre 2021, les conditions et limites dans lesquelles des dérogations à l'interdiction de perturbation intentionnelle des ours bruns (Ursus arctos) peuvent être accordées par les préfets dans le cadre de mesures d'effarouchement visant à la protection des troupeaux domestiques pour prévenir les dommages par prédation. Cet arrêté permet aux préfets d'accorder, sous certaines conditions, des dérogations ouvrant le droit à l'usage de moyens d'effarouchement des ours, sur une estive donnée, selon deux modalités correspondant à une gradation soit, dans un premier temps, l'effarouchement simple, à l'aide de moyens sonores, olfactifs et lumineux, et dans un second temps, l'effarouchement renforcé, à l'aide de tirs non létaux. Par sept arrêtés des 22, 23, 24, 29 juin et 5 juillet 2022, la préfète de l'Ariège a autorisé les groupements pastoraux d'Ustou col d'Escots, de Taus d'Espugues, d'Arreau, de Coumebière, de Sentenac d'Oust, d'Izard, et d'Ourdouas, à mettre en œuvre des tirs d'effarouchement non létaux de l'ours brun pour prévenir des dommages aux troupeaux sur leurs estives, pour la durée de la saison 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes de l'association One Voice et de l'association FNE Midi-Pyrénées et autres sont dirigées contre les mêmes arrêtés relatifs à la mise en place de mesures d'effarouchement simple et renforcé de l'ours brun dans l'estive des groupements pastoraux d'Ustou col d'Escots, de Taus d'Espugues, d'Arreau, de Coumebière, de Sentenac d'Oust, d'Izard et d'Ourdouas, pour la saison 2022 pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes de l'association France nature environnement (FNE) Midi-Pyrénées et autres :
3. Aux termes du I de l'article L. 411-1 du code de l'environnement, pris pour la transposition de l'article 12 de la directive " Habitats " : " Lorsqu'un intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l'écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation () d'espèces animales non domestiques () et de leurs habitats, sont interdits : / 1° () la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces () ". Aux termes du I de l'article L. 411-2 du même code, pris pour la transposition de l'article 16 de la même directive : " Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles sont fixées : / 1° La liste limitative des habitats naturels, des espèces animales non domestiques () ainsi protégés ; / 2° La durée et les modalités de mise en œuvre des interdictions prises en application du I de l'article L. 411-1 ; / 3° La partie du territoire sur laquelle elles s'appliquent () ; / 4° La délivrance de dérogations aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 411-1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante, pouvant être évaluée par une tierce expertise menée, à la demande de l'autorité compétente, par un organisme extérieur choisi en accord avec elle, aux frais du pétitionnaire, et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle : () / b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage () et à d'autres formes de propriété ".
4. Pour l'application de ces dernières dispositions, l'article R. 411-1 du code de l'environnement prévoit que la liste des espèces animales non domestiques faisant l'objet des interdictions définies à l'article L. 411-1 du même code est établie par arrêté conjoint du ministre chargé de la protection de la nature et du ministre chargé de l'agriculture. L'article R. 411-6 du même code précise que : " Les dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 sont accordées par le préfet, sauf dans les cas prévus aux articles R. 411-7 et R. 411-8. / () ". Son article R. 411-13 prévoit que les ministres chargés de la protection de la nature et de l'agriculture fixent par arrêté conjoint pris après avis du Conseil national de la protection de la nature : " () / 2° Si nécessaire, pour certaines espèces dont l'aire de répartition excède le territoire d'un département, les conditions et limites dans lesquelles les dérogations sont accordées afin de garantir le respect des dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ". Enfin, aux termes de l'article 4 de l'arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d'instruction des dérogations définies au 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement portant sur des espèces de faune et de flore sauvages protégées : " La décision précise : / En cas de refus, la motivation de celui-ci ; / En cas d'octroi d'une dérogation, la motivation de celle-ci () ".
5. L'arrêté ministériel du 20 juin 2022 pris sur le fondement des dispositions citées au point précédent, a pour objet de fixer, à titre désormais permanent, les conditions et limites dans lesquelles des dérogations à l'interdiction de perturbation intentionnelle des ours bruns peuvent être accordées par les préfets en vue de la protection des troupeaux domestiques. Son article 2 autorise le recours à des moyens d'effarouchement selon deux modalités, l'effarouchement simple, par des moyens sonores, olfactifs ou lumineux, et l'effarouchement renforcé, au moyen de tirs non létaux. Dans les deux modalités, l'usage de la dérogation est conditionné à la mise en œuvre effective et proportionnée de moyens de protection du troupeau tels que définis par les plans de développement ruraux ou de mesures reconnues équivalentes, sauf si le troupeau est reconnu comme ne pouvant être protégé. L'article 3 de l'arrêté fixe les conditions de mise en œuvre de l'effarouchement simple. Ainsi, un éleveur, groupement pastoral ou gestionnaire d'estive, peut déposer une demande de dérogation qui doit être justifiée, aux termes du I de cet article, par la survenance d'au moins une attaque sur l'estive lors de l'année précédente, ou d'au moins quatre attaques cumulées au cours des deux années précédentes ou de plus de dix attaques par an en moyenne lors des trois saisons d'estive précédentes. Le déclenchement des opérations d'effarouchement n'est possible, aux termes du II de cet article qu'en présence d'indices de la présence récente de l'ours brun à proximité du troupeau. La mise en œuvre de l'effarouchement simple est, par ailleurs, conditionnée, aux termes du III de l'article, à une information préalable par les agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) en direction des personnes en charge de cette mise en œuvre. Un compte rendu annuel de réalisation doit être adressé au préfet par le bénéficiaire de la dérogation. L'article 4 de l'arrêté précise, enfin, les modalités de mise en œuvre de l'effarouchement renforcé, lequel est subordonné, aux termes de son I, à la mise en place de l'effarouchement simple et à la survenance, malgré la mise en œuvre effective de moyens d'effarouchement simple, d'une deuxième attaque en moins d'un mois. Sur les estives ayant subi au moins quatre attaques sur les deux dernières années, l'effarouchement renforcé peut être mis en œuvre dès la première attaque imputable à l'ours survenue malgré la mise en œuvre effective de moyens d'effarouchement simple lors de l'estive en cours. Sur les estives ayant subi en moyenne plus de dix attaques par an au cours des trois saisons d'estive précédentes, l'effarouchement renforcé peut être mis en œuvre en cas de nouvelle attaque malgré la mise en œuvre effective de moyens d'effarouchement simple durant les douze mois précédents. La dérogation est délivrée aux termes du II de l'article pour une durée maximale de huit mois ne pouvant s'étendre au-delà de la saison d'estive en cours, et peut être suspendue si le compte-rendu d'une opération d'effarouchement n'est pas adressé ou si les conditions de dérogation ne sont plus réunies. Les opérations d'effarouchement renforcé sont, aux termes du III de l'article, mises en œuvre autour d'un troupeau regroupé pour la nuit, lorsqu'il est exposé à la prédation d'un ours repéré à sa proximité immédiate. Elles sont réalisées de nuit, avec une extension possible aux périodes crépusculaires ou matinales, par l'éleveur ou le berger ou par des lieutenants de louveterie ou par des chasseurs ou des agents de l'OFB, constituant un binôme, depuis un ou plusieurs postes fixes, une personne éclairant l'ours et validant la possibilité de tir et une autre manipulant l'arme. Les tirs de munition à double détonation sont effectués en veillant à ce que les opérations demeurent entre le troupeau ou le poste fixe et la zone estimée de présence de l'ours, et en maintenant un angle d'au moins 45° par rapport au sol. Les tirs sont réalisés seulement tant que le prédateur persiste dans un comportement intentionnel de prédation, et prennent en compte le risque incendie. Toutes les personnes effectuant les tirs doivent être titulaires du permis de chasser valable pour l'année en cours et, s'agissant des personnes autres que les agents de l'OFB, doivent avoir suivi une formation préalable à la fois théorique et pratique. Elles ont en outre interdiction d'être en possession de munitions létales au moment de l'opération. L'article 5 de l'arrêté interdit toute mesure d'effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées et prévoit que les mesures d'effarouchement simple en ce cœur doivent faire l'objet d'une autorisation du directeur du parc.
6. Aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / () ". L'article L. 211-3 du même code précise que " Doivent également être motivées les décisions administratives individuelles qui dérogent aux règles générales fixées par la loi ou le règlement ".
7. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés attaqués citent la nature des moyens de protection mis en œuvre pour chacune des estives sans toutefois en préciser la quantité, et ne font que citer les seuils posés par l'arrêté ministériel du 20 juin 2022 qui seraient pour chaque cas d'espèce atteint, à savoir plus de dix attaques en moyenne par an au cours des trois dernières saisons ou, s'agissant du groupement pastoral de Sentenac d'Oust, quatre attaques cumulées au cours des deux dernières estives. La seule référence à ces seuils réglementaires qui ouvrent le droit à solliciter une demande de dérogation, sans mention des éléments de droit et de fait justifiant que les conditions d'octroi de la dérogation prévues par les dispositions du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, ne saurait satisfaire les exigences de motivation posées par les dispositions précitées, qui imposent, s'agissant d'une mesure dérogatoire, de caractériser que les conditions d'octroi de la dérogation sont remplies. Dans ces conditions, les associations requérantes sont fondées à soutenir que les arrêtés attaqués sont insuffisamment motivés.
8. Il résulte également de ce qui précède que la préfète de l'Ariège n'a pas apprécié les trois conditions prévues par les dispositions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement rappelées au point 3 du présent jugement. En effet, si l'arrêté ministériel du 20 juin 2022 dont les termes ont été rappelé au point 5 précise les cas dans lesquels une dérogation peut être sollicitée, il revient encore au préfet chargé d'instruire les demandes de dérogation, de vérifier en premier lieu que la demande est recevable, mais également qu'elle est fondée, en faisant, à son tour une appréciation concrète des conditions de l'article L. 411-2 du code de l'environnement. Dans ces conditions, les associations requérantes sont également fondées à soutenir que les arrêtés attaqués sont entachés d'erreur de droit.
9. Il résulte de tout ce qui précède que l'association FNE Midi-Pyrénées et autres sont fondées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, à demander l'annulation des arrêtés n°s ER-2022-09-01, ER-2022-09-02, ER-2022-09-03, ER-2022-09-04, ER-2022-09-05, ER-2022-09-06 et ER-2022-09-07 attaqués.
Sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes One Voice :
10. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause, et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement.
11. Dès lors que le présent jugement annule les arrêtés n°s ER-2022-09-01, ER-2022-09-02, ER-2022-09-03, ER-2022-09-04, ER-2022-09-05, ER-2022-09-06 et ER-2022-09-07 attaqués par les requêtes présentées par l'association One Voice, il n'y a plus lieu pour le tribunal de statuer sur les conclusions dirigées contre ces derniers.
Sur les frais liés au litige :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme globale de 1 600 euros au titre des frais exposés par l'association FNE Midi-Pyrénées et autres.
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par l'association One Voice, sur le fondement des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des requêtes n°s 2203916, 2204068, 2204543, 2204544, 2204545, 2204546 et 2204547 présentées par l'association One Voice.
Article 2 : Les arrêtés de la préfète de l'Ariège n°s ER-2022-09-01, ER-2022-09-02, ER-2022-09-03, ER-2022-09-04, ER-2022-09-05, ER-2022-09-06 et ER-2022-09-07 sont annulés.
Article 3 : L'Etat versera à l'association FNE Midi-Pyrénées et autres la somme globale de 1 600 (mille six cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association One Voice, à l'association FNE Midi-Pyrénées, aux groupements pastoraux d'Ustou Col d'Escots, de Taus d'Espugues, d'Arreau, de Coumebière, de Sentenac d'Oust, d'Izard, et d'Ourdouas, et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
- Copie en sera adressée pour information au préfet de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Quessette, premier conseiller,
Mme Lequeux, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024.
La rapporteure,
A. LEQUEUX
Le président,
P. GRIMAUDLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°S 2203916, 2204068, 2204543, 2204544, 2204545, 2204546, 2204547, 2204924, 2204925, 2204926, 2204927, 2204932, 2204943, 2204944
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026