lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204112 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AMARI DE BEAUFORT-TERCERO-YEPONDE ATY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 juillet 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 7 septembre 2022, Mme. Marta A, représentée par Me Amari de Beaufort, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège de lui délivrer, sans délai, une attestation provisoire de séjour à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 où, à titre subsidiaire, au visa du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle et familiale,
-elle méconnaît l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
-elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant,
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- elle est entachée d'une erreur de droit dans la fixation du pays de renvoi,
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- elle est privée de base légale.
Des pièces, enregistrées le 4 août 2022, ont été produites par la préfète de l'Ariège.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2022, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant,
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. le Jozek,
- les observations de Me Amari de Beaufort, représentant Mme A, absente, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que la requérante a changé de lieu de résidence au cours de procédure d'asile, qu'elle a été réorientée à Toulouse puis à Foix, qu'elle a notifié son changement d'adresse sur le site de l'office français de protection des réfugiés et apatrides le 8 mars 2022, qu'elle en justifie par une capture d'écran, qu'elle a été informée de ce que la décision de l'office avait été notifiée à son ancienne adresse, que le 31 mai 2022, l'office français de protection des réfugiés et apatrides lui a demandé de procéder de nouveau au changement d'adresse, afin d'obtenir une copie de la décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, qu'elle n'a pas été destinataire de la décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides alors qu'elle avait procédé à son changement d'adresse, qu'elle bénéficie donc du droit de se maintenir en qualité de demandeur d'asile à la date à laquelle la décision a été prise,
- la préfète n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme. A, de nationalité érythréenne, née le 20 mars 1995 à Adi Keyh (Erythrée) est entrée sur le territoire le 8 novembre 2021 et a sollicité le bénéfice de l'asile le 17 février 2022. L'office français de protection des réfugiés et les apatrides a rejeté sa demande d'asile le 31 mars 2022. Mme A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2022 par lequel la préfète de l'Ariège l'a obligée à quitter le territoire, a fixé le pays de destination et l'a interdite de retour sur le territoire pour une durée d'un an.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressée, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des motifs mêmes de l'arrêté attaqué, que la préfète de l'Ariège, pour obliger Mme A à quitter le territoire français, a procédé à un examen attentif et particulier de sa situation. Si Mme A soutient que la préfète a relevé, à tort, qu'elle avait passé la majorité de sa vie dans son pays d'origine, elle n'établit pas, par son seul récit d'asile et ses déclarations devant l'office français de protection des réfugiés et apatrides, qu'elle aurait effectivement quitté son pays, ainsi qu'elle le soutient, en 2000 à l'âge de cinq ans. Le moyen tiré du défaut d'examen de la situation de la requérante doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 542-1 de ce code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision ". Enfin, aux termes de l'article R. 551-12 du même code : " Le demandeur d'asile disposant d'un domicile stable est tenu, en cas de changement d'adresse, d'en informer sans délai l'Office français de l'immigration et de l'intégration. A défaut, toute correspondance est faite à la dernière adresse connue est réputée notifiée à son destinataire. "
5. Il ressort des pièces du dossier, particulièrement des mentions de l'application " TelemOfpra " produite par la préfète de l'Ariège, que la décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 mars 2022 a été notifiée à Mme A le 11 avril suivant à l'adresse indiquée dans son dossier de demande d'asile au " Pôle Hébergement Relais " situé 88 Avenue Alsace-Lorraine, 65 000 Tarbes, et que le pli contenant ladite décision a été retournée à l'Office avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". L'intéressée fait valoir qu'à cette date, elle avait déménagé à l'Institut Protestant, situé 1 Hameau Jeanne Petite, 09700 Saverdun et que cette notification était donc irrégulière. Mais elle n'établit pas avoir informé l'Office français de protection des réfugiés et apatrides de ce changement d'adresse antérieurement à la notification de la décision de rejet de sa demande d'asile par la seule production d'une copie d'écran du site internet de l'Office relative à une demande de changement d'adresse du 8 mars 2022, dépourvue de toute identification de son auteur, Par suite, en application des dispositions de l'article R. 551-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision du 31 mars 2022, envoyée à la dernière adresse connue de Mme A, est réputée avoir été notifiée à sa destinataire à la date du 11 avril 2022. Mme A ne bénéficiait donc plus, à la date de l'arrêté attaqué, du droit de se maintenir sur le territoire français qu'elle tenait de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'avoir exercé dans le délai d'un mois qui était imparti un recours devant la cour nationale du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la requérante est entrée très récemment en France, le 8 novembre 2021, accompagnée de son fils, âgé de quatre ans. Elle n'y a été admise que le temps de l'examen de sa demande d'asile. Elle n'établit ni même n'allègue qu'elle aurait noué des relations stables, anciennes et intenses en France et ne justifie d'aucune intégration particulière sur le territoire français. Dans ces circonstances, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaîtrait par suite, les stipulations précitées.
8. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. "
9. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier la cellule familiale de Mme A ne pourrait se reconstituer dans son pays d'origine. En particulier, il n'est pas établi que son enfant, dont elle a déclaré que le père était également de nationalité érythréenne, ne pourrait obtenir des documents lui permettant de séjourner avec elle dans son pays d'origine. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué porterait atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant garanti par les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
10. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11. La requérante soutient qu'elle est originaire du sud de l'Érythrée, qu'elle est de religion chrétienne, qu'elle a fui son pays pour le Soudan, où elle a été pressée de se convertir et victime de violences sexuelles et qu'elle s'expose ainsi que son fils à des traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Érythrée, qui sanctionne le retour forcé de ses compatriotes, ou au Soudan, où elle a résidé sans en avoir l'autorisation. A l'appui de ses allégations, la requérante se borne à se prévaloir d'une décision du Comité contre la torture qui concerne le renvoi par les autorités suisses d'un ressortissant érythréen exposé à un risque de conscription et d'un rapport de l'organisation Suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) évoquant, de manière générale, les risques auxquels peuvent être exposés les Erythréens renvoyés de force dans leur pays tout en constatant l'absence de données empiriques sur les personnes rapatriées et de possibilité de suivi de ces personnes. La requérante ne peut, dans ces conditions, être regardée comme démontrant qu'il existe des raisons sérieuses de penser qu'elle serait exposée à un risque réel de se voir infliger des traitements inhumains ou dégradants. Elle n'est donc pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur de droit que la préfète aurait commise en fixant le pays de renvoi doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, elle n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Et aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
14. Ainsi qu'il a été dit au point 7, Mme A n'est entrée en France qu'en novembre 2021 et elle ne peut justifier de liens particulièrement stables et intenses en France. Dans ces conditions et en l'absence de circonstances humanitaires, alors même que la présence de l'intéressée sur le territoire français ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, et qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, la préfète, en l'interdisant de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Ariège en date du 4 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous d'astreinte :
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions relatives à l'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Amari de Beaufort la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : Mme A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Amari de Beaufort et à la préfète de l'Ariège.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
F. JOZEK La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière en chef :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026