lundi 26 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204172 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MERCIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2022 et un mémoire en production de pièces enregistré le 8 septembre 2022, M. B C, représenté par Me Mercier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 juin 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros, à titre principal, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à titre subsidiaire, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'un défaut de compétence du signataire de l'acte ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît le principe du contradictoire dès lors qu'il a été privé de la possibilité de formuler des observations pertinentes et utiles à l'examen de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'autorité préfectorale s'est estimée liée par les décisions de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison des risques qu'il encourt en cas de retour dans son pays d'origine ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et des conséquences qu'elle emporte sur sa situation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de base légale en ce qu'elle se fonde sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Mercier, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête et soulève un nouveau moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 611-1-4°, R. 532-54 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux motifs que ce n'est pas la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile mais sa notification qui prévaut, que cette notification doit intervenir par lettre recommandée, que la décision attaquée a été édictée le 30 juin 2022, que le préfet produit un extrait du relevé TelemOfpra dont le contenu peut être sérieusement remis en cause, qu'en effet, l'office français de protection des réfugiés et apatrides a commis une erreur dans l'envoi de la décision, que depuis quatre mois, le requérant avait changé d'adresse en conséquence du changement de prestataire du premier accueil des demandeurs d'asile, que la capture d'écran a été faite bien après l'édiction de la décision attaquée, que le second document produit par la préfecture, datée du 24 juin 2022, ne livre aucune date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile et que la préfecture a édicté l'arrêté en l'absence de notification de cette décision. Me Mercier précise que la décision attaquée, qui ne porte pas mention de la date de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, n'est pas motivée, que le requérant a rencontré de graves problèmes d'interprétariat et de compréhension devant l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, que contrairement à ce qu'indique la Cour nationale du droit d'asile, il n'a jamais changé de version quant aux conditions de son engagement à l'UFDG, que la Cour a adopté une attitude de suspicion à son égard, qu'il est en réalité recherché et craint une détention arbitraire et que les tensions politiques demeurent extrêmement fortes dans son pays
- les observations de M. C, assisté M. C, interprète en langue peul, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant guinéen, né le 12 juillet 1998 à Conakry (Guinée), a déclaré être entré en France le 30 août 2020. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides 19 janvier 2021 et par une décision du 25 avril 2022, la Cour nationale du droit d'asile a définitivement rejeté son admission au bénéfice de l'asile. Par un arrêté du 30 juin 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
3. En premier lieu, les décisions attaquées ont été signées par Mme D, directrice des migrations et de l'intégration, qui disposait d'une délégation de signature accordée par arrêté du 6 avril 2022 n° 31-2022-04-06-00001, publié le même jour au recueil administratif spécial n° 31-2022-137 de la préfecture à l'effet de signer les arrêtés établis dans le champ de compétence de sa direction et notamment les décisions d'éloignement ainsi que les décisions les assortissant. Les moyens tirés de l'incompétence de la signataire des arrêtés attaqués manquent donc en fait.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il est fait application, notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier le 4° de l'article L.611-1, ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il précise les éléments de fait sur lesquels il se fonde, rappelle que M. C se déclare marié et ne justifie pas de la présence en France de sa conjointe, que la présence de son frère en situation régulière ne lui confère aucun droit au séjour, que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par décision du 19 janvier 2021 puis par la Cour nationale du droit d'asile par décision du 25 avril 2022, qu'il a pu garder des liens avec son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-deux ans et où il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, l'arrêté, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, doit être regardé comme suffisamment motivé.
5. En troisième et dernier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui mentionne explicitement des circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision portant refus d'admission au séjour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur les motifs susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision portant obligation de quitter le territoire. Il ressort des pièces du dossier que M. C ayant sollicité son admission au bénéfice de l'asile, ce dernier a pu faire ses observations notamment lors de son entretien devant l'Office français de protection des réfugiés et apatride. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été
définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la notification de la décision de l'office ou, si un recours a été formé, dans le délai prévu à l'article L. 731-2 contre une décision de rejet de l'office, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. L'attestation délivrée en application de l'article L. 741-1, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'office, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la cour statuent ".
8. Il résulte des dispositions de l'article L. 743-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que M. C ne disposait plus du droit de se maintenir sur le territoire français dès la lecture en audience publique, le 25 avril 2022, de la décision par laquelle la Cour nationale du droit d'asile a rejeté son recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides refusant de lui reconnaître la qualité de réfugié, quand bien même cette décision ne lui avait pas encore été notifiée et qu'il disposait de la possibilité de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat contre cette décision. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a pu, sans méconnaître les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni celles des articles R. 532-54 et R. 532-57 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obliger M. C à quitter le territoire français.
9. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté contesté que le préfet se serait estimé lié par la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et celle de la Cour nationale du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
11. M. C est entré en France 30 août 2020. Il ne justifie pas de la présence sur le territoire français de sa conjointe. En outre, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-deux ans. Par ailleurs, si M. C fait valoir qu'il souffre de céphalées chroniques et de troubles visuels, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces symptômes nécessitent une prise en charge médicale. Enfin, la circonstance que M. C risquerait de subir des traitements inhumains et dégradants dans son pays d'origine est sans incidence sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, laquelle n'a pas pour objet de fixer le pays de destination de la mesure d'éloignement. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Ainsi, elle ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède, que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
13. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
14. M. C soutient que la décision attaquée méconnaît les stipulations et dispositions précitées. Il se prévaut des risques qu'il encourt du fait de son appartenance au parti de l'Union des forces démocratiques de Guinée. Cependant, le requérant n'établit pas, par la production de son récit de vie, de sa carte d'adhérent et du témoignage de son parti, qui n'ont au demeurant convaincu ni l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ni la Cour nationale du droit d'asile, de la réalité des menaces auxquelles il serait exposé. Par suite, la requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 30 juin 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions relatives à l'injonction sous astreinte doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Mercier la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Mercier et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026