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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2204204

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2204204

mardi 25 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2204204
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCANADAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 23 juillet, 10 et 11 août 2022, M. D B, représenté par Me Canadas, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 20 juin 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de renouveler son droit au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale en qualité de " parent d'enfant français " ou au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, ou tout autre titre à l'aune des motifs retenus par le jugement à intervenir ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Ariège, à titre subsidiaire, de lui délivrer, dès la notification du jugement à intervenir, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travailler jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas et d'y procéder dans un délai d'un mois suivant la notification dudit jugement, injonction assortie d'une astreinte de 150 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat, au visa des dispositions combinées des articles 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative, le paiement d'une somme de 1 800 euros au profit de son conseil, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat prévue en la matière et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ou totale, mettre à la charge de l'Etat le paiement de cette même somme au seul visa de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

L'ensemble des décisions attaquées :

- sont entachées d'une incompétence de leur signataire ;

La décision portant refus de renouvellement du droit au séjour :

- méconnaît son droit à être entendu ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6 (4°) de l'accord franco-algérien ;

- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;

- porte une atteinte à son droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants tel que protégé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants tel que protégé par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est privée de base légale ;

- est illégale dès lors qu'il peut bénéficier de plein droit d'une carte de séjour temporaire ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

La décision portant fixation du pays de renvoi :

- est privée de base légale.

Par une ordonnance en date du 13 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 3 mars 2023 à 12:00.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 février 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Des pièces complémentaires, enregistrées les 25 février et 13 mars 2023, ont été présentées pour M. B et n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Truilhé, président-rapporteur ;

- et les observations de Me Canadas, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, né le 30 janvier 1997 à Pikine (Sénégal), de nationalité sénégalaise, est entré en France le 11 septembre 2015 sous couvert d'un visa de court séjour et a bénéficié le 24 août 2016 d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en sa qualité de parent d'enfant français, régulièrement renouvelé jusqu'au 8 octobre 2021. Il a sollicité le renouvellement de son droit au séjour en qualité de parent d'enfant français le 8 octobre 2021, sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 20 juin 2022, la préfète de l'Ariège a refusé de renouveler son droit au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, aux motifs qu'il ne justifie pas de l'entretien et de l'éducation de ses enfants, qu'il ne produit aucun élément attestant qu'il entretiendrait un lien avec eux, qu'il ne justifie d'aucune démarche d'insertion sociale ou professionnelle, qu'il n'exerce aucune activité professionnelle depuis 2018, qu'il est défavorablement connu des forces de l'ordre, qu'il est entré en France à l'âge de dis-huit ans, qu'il ne justifie pas d'une ancienneté de résidence significative sur le territoire où il n'a été admis à séjourner que récemment, qu'il n'est pas établi que ses enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité ailleurs qu'en France, qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'il ne justifie pas que l'autorité administrative lui accorde un délai de départ volontaire supérieur à trente jours et qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à ladite convention en cas de retour au Sénégal. Le requérant demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 62 du décret du 19 décembre 1991 portant application de ladite loi : " L'admission provisoire est demandée sans forme au président du bureau ou de la section ou au président de la juridiction saisie. Elle peut être prononcée d'office si l'intéressé a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué. "

3. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait sollicité le bénéfice de l'aide juridictionnelle auprès du bureau d'aide juridictionnelle, sa demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ne peut en tout état de cause qu'être rejetée

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

4. Par un arrêté du 20 mai 2022, publié au recueil administratif le 23 mai 2022, la préfète de l'Ariège a donné délégation à Mme C E, directrice de la citoyenneté et de la légalité, à l'effet de signer notamment les décisions de refus de séjour, les obligations de quitter le territoire français et les décisions fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du droit au séjour :

5. En premier lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Par suite, M. B, qui a déposé une demande de renouvellement de titre de séjour auprès des services de la préfecture de l'Ariège, et ne soutient pas avoir été empêché de présenter au soutien de cette demande toute précision utile, n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle la préfète de l'Ariège a refusé de lui renouveler son titre de séjour serait entachée d'une méconnaissance de son droit d'être entendu.

6. En deuxième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 6 (4°) de l'accord franco-algérien, qui ne sont pas applicables aux ressortissants sénégalais.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. "

8. A supposer que M. B ait entendu se prévaloir des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en faisant valoir qu'il participe à l'entretien et à l'éducation de ses quatre enfants français, à savoir Valentin B, né G H à Toulouse le 22 janvier 2014, soit au demeurant avant l'entrée en France du requérant, puis reconnu par l'intéressé en avril 2016, Thierno B, né le 28 mars 2017 de sa relation avec Mme H, Awa-Shade B, née le 23 octobre 2020 de son union avec Mme I, et Isaac B, né le 2 juin 2022 de sa relation avec Mme F, il est constant qu'il était séparé, à la date de l'arrêté du 20 juin 2022, tant de Mme H que de Mme I et n'avait pas la garde de ses trois enfants aînés et il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'attestation de Mme F, qu'il vit séparément de la mère de son plus jeune enfant et qu'il n'a pas la garde de celui-ci. Il ressort des pièces du dossier que M. B a réalisé un virement de 50 euros en octobre 2016 pour son premier enfant, puis un virement de 100 euros au titre du mois de mai 2017, et de 80 euros en juin 2017. S'il se prévaut de versements effectués les mois de janvier, mai, juin, juillet, septembre, octobre, novembre et décembre 2021 et d'un versement en janvier 2022, il ne produit aucun élément permettant d'attester de l'existence d'une contribution financière au cours des années 2018, 2019 et 2020. La seule production d'une attestation de Mme F ne saurait suffire à établir qu'il participe à l'entretien et à l'éducation de son plus jeune enfant. En outre, le requérant n'établit pas, par la production de trois photographies, qu'il entretiendrait une relation stable avec l'un ou l'autre de ses enfants. Enfin, M. B se prévaut d'un jugement du juge aux affaires familiales près le tribunal judiciaire de Foix du 4 juillet 2022 fixant à 50 euros par mois la contribution qu'il doit verser à son ancienne compagne pour contribuer à l'entretien et à l'éducation de sa fille A. Toutefois, ce document, au demeurant postérieur à l'édiction de l'arrêté contesté, ne saurait suffire à établir qu'il contribuerait effectivement à son entretien et à son éducation dès lors qu'il ne démontre pas respecter cette contribution. Dans ces conditions, M. B ne peut être regardé comme contribuant effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants depuis leur naissance ou depuis au moins deux ans à la date de la décision attaquée. Par suite, la préfète n'a pas commis d'erreur d'appréciation en refusant de renouveler son droit au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "

10. M. B soutient avoir établi en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Toutefois, il résulte de ce qui a été exposé au point 8 qu'il ne démontre pas entretenir de particulière relation avec ses enfants. En outre, M. B, entré en France à l'âge de dix-huit ans, ne démontre pas être dépourvu d'attache dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. S'il se prévaut de sa relation avec sa compagne actuelle avec laquelle il a eu un enfant le 2 juin 2022, la seule attestation de cette dernière ne saurait permettre d'établir qu'ils entretiendraient une relation d'une particulière intensité et stabilité. Dans ces conditions, la préfète de l'Ariège n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a pris la décision attaquée et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. B n'est pas davantage fondé à soutenir que la préfète aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.

11. En cinquième lieu, le moyen tiré de l'atteinte portée au droit du requérant de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants tel que protégé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision refusant le renouvellement d'un droit au séjour dès lors que cette décision n'a pas pour objet de fixer le pays à destination duquel il sera éloigné.

12. En sixième et dernier lieu, selon les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions politiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Ces stipulations sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

13. Eu égard à la nature et à l'ampleur des liens entretenus avec ses enfants, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porterait atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants, tel que protégé par l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

14. En premier lieu, la décision portant refus de renouvellement du droit au séjour n'étant pas illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas dépourvue de base légale.

15. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été exposé au point 8 que M. B ne peut prétendre à la délivrance d'une carte de séjour temporaire en qualité de parent d'enfant français. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait illégale dès lors qu'il pouvait prétendre à la délivrance de plein droit d'une carte de séjour temporaire.

16. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui entacherait la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux développés au point 10 du présent jugement.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :

17. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

19. Le présent jugement rejetant les conclusions à fin d'annulation, les conclusions relatives à l'injonction ne peuvent qu'être également rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en tout état de cause obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au conseil du requérant la somme réclamée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète de l'Ariège.

Délibéré après l'audience du 13 avril 2023, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. Déderen, premier conseiller,

M. Zabka, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.

Le président-rapporteur,

J-C. TRUILHÉ

L'assesseur le plus ancien,

G. DÉDEREN

La greffière,

M-E. LATIF

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ariège, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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