mardi 2 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CAPDEVIELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2022, M. A C, représenté par Me Capdevielle, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement, l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, en cas de défaut d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de lui verser la même somme au titre de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est entachée d'incompétence de son signataire ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors que son doit d'être entendu n'a pas été respecté, en méconnaissance des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- est entachée d'une erreur de fait ;
La décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
La décision fixant le pays de destination :
- est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
La décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- est privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
- est entaché d'un défaut de motivation en fait ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Namer, conseillère, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, à laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales n'était ni présent ni représenté :
- le rapport de Mme B, qui a relevé d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, qui ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir ;
- les observations de Me Capdevielle, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens, à l'exception du moyen d'incompétence et du vice de procédure soulevés à l'encontre de la décision d'obligation de quitter le territoire français qu'il indique abandonner,
- et les observations de M. C, assisté de M. D, interprète en langue arabe.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain, demande l'annulation de l'arrêté du 29 juillet 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement, l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois et l'a informé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté litigieux, ni d'aucune pièce du dossier, que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen de la situation personnelle du requérant avant de prendre à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français.
4. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait n'est pas assorti des précisions suffisantes pour qu'il en soit apprécié le bien-fondé.
5. En troisième lieu, à supposer qu'il soit établi que l'épouse et les enfants de M. C résident à Barcelone, il est constant qu'ils se trouvent en séjour irrégulier, de sorte qu'ils n'ont pas vocation à demeurer sur le territoire européen. Par ailleurs, le requérant n'invoque aucun lien qu'il aurait noué sur le territoire français, sur lequel il n'indique être entré que pour se rendre dans la région bordelaise en vue d'effectuer un travail saisonnier irrégulier. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
6. Il suit de là que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales l'a obligé à quitter le territoire français.
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
8. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.
9. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier, que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée pour refuser d'octroyer à M. C un délai de départ volontaire pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
11. M. C ne conteste pas être entré irrégulièrement sur le territoire français et ne pas avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. De plus, il n'établit pas sa domiciliation en Espagne, et n'a aucune adresse en France. Ainsi, et alors qu'il n'invoque aucune circonstance particulière, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il existait un risque qu'il se soustraie à son obligation de quitter le territoire français.
12. Il suit de là que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales ne lui a pas octroyé de délai de départ volontaire pour l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision en litige comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
14. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
16. Il suit de là que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a fixé le pays de destination de son éloignement.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
18. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
19. En l'espèce, la décision interdisant à M. C le retour sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois est motivée par les circonstances que l'intéressé ne présente aucun billet de transport justifiant de son retour au Maroc à court ou moyen terme, qu'il se maintient en situation irrégulière en France et ne justifie d'aucune circonstance particulière pour s'être maintenu irrégulièrement dans l'espace Schengen, sans avoir sollicité de titre de séjour, qu'il ne justifie d'aucune attache réelle sur le territoire français et n'apparaît nullement inséré socialement en France, et qu'il ne démontre pas que ses liens personnels et familiaux sont plus anciens, intenses et stables que ceux dont il dispose au Maroc. Ainsi, si le préfet des Pyrénées-Orientales a fait état de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, il n'a pas indiqué la durée de présence de M. C sur le territoire français, et n'a pas précisé si celui-ci avait déjà fait l'objet de mesures d'éloignement. Par suite, il n'a pas suffisamment motivé sa décision d'interdiction de retour sur le territoire français.
20. M. C est, par suite, fondé à demander l'annulation de la décision du 29 juillet 2022 par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens soulevés à l'encontre de cette décision.
En ce qui concerne le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
21. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ".
22. Lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il suit de là que les conclusions tendant à l'annulation de ce signalement doivent être rejetées.
23. Il résulte toutefois des dispositions de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'en cas d'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, comme en l'espèce, le préfet doit procéder à l'effacement sans délai du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen résultant de cette décision.
Sur les frais liés au litige :
24. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La décision par laquelle le préfet des Pyrénées-Orientales a interdit le retour de M. C sur le territoire français pendant une durée de dix-huit mois est annulée.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Lu en audience publique le 2 août 2022.
La magistrate désignée,
S. B
La greffière,
A.BACH
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026