LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2204511

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2204511

mardi 6 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2204511
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHERRMANN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 août 2022, Mme B A, représentée par Me Mouniélou, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision du 14 juin 2022 par laquelle le directeur général de l'Ecole nationale de l'aviation civile a rejeté son recours gracieux formé contre la décision du 22 avril 2022 prononçant l'arrêt de sa scolarité ;

2°) d'ordonner toute mesure pour voir exécuter l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Ecole nationale de l'aviation civile la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

s'agissant de la condition tenant à l'urgence :

- la décision contestée porte gravement et immédiatement atteinte à ses intérêts ;

s'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

- il n'est pas établi que l'avis du jury d'Ecole, qui a eu une influence sur le sens de la décision en litige, a été émis dans des conditions régulières ;

- la décision contestée est entachée d'une erreur de droit dès lors que, du fait de la capitalisation des ECTS, elle a validé l'ensemble des trois Unités d'Enseignement " Traitement du signal 3 ", " Option signal GNSS " et " Mineure opérations aériennes ".

Par un mémoire en défense enregistré le 2 septembre 2022, l'Ecole nationale de l'aviation civile, représentée par Me Hermann, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de Mme A la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- à défaut pour la requérante d'établir qu'elle a déposé un recours au fond contre la décision en litige, sa demande de référé-suspension est irrecevable ;

- la suspension de cette décision, si elle était prononcée, aurait pour effet de replacer Mme A dans le cycle de formation qui était le sien au jour de ladite décision, au mépris des motifs ayant conduit les membres du jury d'école, puis le directeur général de l'école, à considérer que l'intéressée ne satisfaisait pas aux exigences permettant de poursuivre cette formation de haut niveau, et conduirait à prendre une mesure quasi-définitive identique en ses effets à celle que pourrait prendre le juge du fond ;

- la décision dont il est demandé la suspension est à cette date intégralement exécutée, et l'intéressée ne pourrait matériellement reprendre la formation dispensée par l'Ecole ;

- s'agissant de la condition tenant à l'urgence, Mme A ne conteste pas ne pas avoir répondu aux standards exigés par cette formation, n'apporte aucun élément tangible susceptible de caractériser une impossibilité de poursuivre sa formation au sein d'une autre structure et n'établit donc pas que la décision en litige préjudicie à ses intérêts de façon grave, immédiate et irréversible ;

- les droits de la défense de l'intéressée ont été respectés ;

- l'incapacité de Mme A à valider les trois unités d'enseignement afférentes au semestre 9 de la formation IENAC19 ne repose pas uniquement sur les notes qu'elle met en avant mais aussi sur des carences manifestes à restituer des travaux personnels et notés ;

- elle opère, de manière erronée, un panachage des notes attribuées aux enseignements des trois unités d'enseignement pour lesquelles elle a été placée en échec aux fins de redoublement, amalgamant les enseignements composant ces unités d'enseignement à ces dernières ;

- dès lors que la décision en date du 12 avril 2021 l'autorisait à redoubler la 3ème année complète de la formation IENAC à compter du 27 septembre 2021 en " IENAC19 SAT ", elle avait l'obligation de suivre les enseignements et surtout de repasser les épreuves afférentes à l'ensemble des enseignements de chacune des trois unités d'enseignement problématiques ;

- l'article 5.1.6 libellé " Crédits European Credit Transfer System " du règlement de scolarité applicable réserve l'attribution de crédits ECTS aux seules unités d'enseignement dûment validées, aucun crédit ECTS n'étant associé à un enseignement ;

- les étudiants sont clairement informés de ces modalités.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2204515 enregistrée le 4 août 2022 tendant à l'annulation de la décision contestée.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique tenue le 2 septembre 2022 en présence de Mme Tur, greffière d'audience :

- le rapport de M. Coutier, juge des référés,

- les observations de Me Mouniélou, représentant Mme A, qui a repris et développé ses écritures, a affirmé qu'un recours au fond a bien été formé contre la décision en litige, a fait valoir que cette décision continue à porter préjudice à sa cliente, pouvant notamment faire obstacle au renouvellement de son titre de séjour, que ni les crédits obtenus, ni ses notes ne sont mentionnés dans la décision, que l'étendue des effets du redoublement n'a pas été précisée, que Mme A n'a pas été informée de l'ensemble des conséquences de sa situation,

- et les observations de Me Hermann, représentant l'Ecole nationale de l'aviation civile, qui a repris ses écritures en revenant sur l'amalgame erroné opéré Mme A et en rappelant notamment que l'intéressée a finalement essuyé trois échecs.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ".

2. Aucun des moyens soulevés par Mme A à l'encontre de la décision attaquée tels qu'ils ont été analysés ci-dessus n'est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête ni de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, il y a lieu de rejeter les conclusions de l'intéressée tendant à la suspension de l'exécution de ladite décision et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

3. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Ecole nationale de l'aviation civile, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge du Mme A la somme demandée par l'Ecole nationale de l'aviation civile, au même titre.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'Ecole nationale de l'aviation civile présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'Ecole nationale de l'aviation civile.

Fait à Toulouse, le 6 septembre 2022.

Le juge des référés,

B. C

La greffière,

P. TUR

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière en chef,

ou par délégation, la greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions