mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204708 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | WORMSTALL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 août 2022 et un mémoire enregistré le 13 juin 2024, Mme B C épouse A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 février 2022 par laquelle le président du centre communal d'action sociale de la commune de Saïx a refusé de reconnaître sa maladie imputable au service, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 2 février au 14 septembre 2021 et a précisé qu'elle percevrait son plein traitement du 2 février au 24 avril 2021 puis un demi-traitement du 25 avril au 14 septembre 2021, ainsi que la décision du 15 juin 2022 rejetant son recours gracieux contre la décision du 15 février 2022 ;
2°) d'enjoindre au président du centre communal d'action sociale de Saïx de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et de lui octroyer un plein traitement à compter du 2 février 2021 dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, de condamner le centre communal d'action social de Saïx à lui verser la somme de 10 000 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation à compter du 31 mars 2022, en réparation des préjudices subis ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- le président du centre communal d'action sociale s'est senti lié par l'avis de la commission départementale de réforme et n'a pas usé de son pouvoir d'appréciation ;
- la décision du 15 février 2022 a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence d'un médecin agréé spécialiste en psychiatrie, en méconnaissance des dispositions de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004, dès lors que la commission ne pouvait contredire l'expert sans motiver son avis sur ce point ;
- les décisions attaquées méconnaissent les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dès lors qu'un lien direct existe entre sa maladie et les fonctions occupées et que sa maladie a entraîné un taux d'incapacité permanente de 25 % ;
- le comportement du centre communal d'action sociale pendant toute la procédure tendant à la reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie constitue un fait dommageable ;
- ce comportement lui a causé un préjudice financier et un préjudice moral qu'elle évalue à 10 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 novembre 2022, le centre communal d'action sociale de Saïx, représenté par Me Wormstall, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme C épouse A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive ;
- le moyen tiré du défaut de motivation de l'avis de la commission de réforme est inopérant ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés ;
- les faits pour lesquelles la requérante demande à être indemnisée sont sans lien avec les décisions contestées et relèvent d'un litige distinct ;
- elle n'établit pas l'existence des préjudices qu'elle invoque.
Par une intervention, enregistrée le 10 juin 2024, le syndicat Solidaires Unitaires Démocratiques Collectivités Territoriales de la Haute-Garonne (SUDCT 31) demande que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête.
Il soutient que :
- la requête de Mme C épouse A est recevable ;
- l'avis de la commission de réforme du 7 février 2022 n'est pas motivé ;
- la commission de réforme aurait dû faire appel à un médecin spécialiste de la pathologie de la requérante ;
- le lien de causalité entre la maladie de la requérante et ses fonctions est établi ;
- le comportement de la direction de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) dans lequel travaillait la requérante est de nature à engager sa responsabilité ;
- la responsabilité de l'administration peut aussi être engagée sans faute dès lors qu'il existe un lien exclusif entre la maladie et le service.
Par une ordonnance du 22 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 20 juin 2024.
Vu :
- le code général de la fonction publique :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- l'arrêté du 4 août 2014 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Préaud, rapporteure,
- les conclusions de M. Leymarie, rapporteur public,
- les observations de Mme C épouse A et de Me Wormstall représentant le centre communal d'action sociale de Saïx.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C épouse A, infirmière en soins généraux de classe normale, exerçant ses fonctions au sein de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) " La Pastellière " à Saïx, a été placée en arrêt de travail à compter du 2 février 2021. Par la présente requête, elle demande l'annulation de la décision du 15 février 2022 par laquelle le président du CCAS de Saïx a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 2 février au 14 septembre 2021 et a précisé qu'elle percevrait son plein traitement du 2 février au 24 avril 2021 et un demi-traitement du 25 avril au 14 septembre 2021, ainsi que l'annulation de la décision du 15 juin 2022 rejetant son recours gracieux contre cette décision. Elle demande également la condamnation du CCAS de Saïx à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison du comportement de l'administration.
Sur la recevabilité de l'intervention du syndicat SUDCT 31 :
2. Toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige est recevable à former une intervention, devant le juge du fond comme devant le juge de cassation.
3. Si le syndicat SUDCT 31 a intérêt à l'annulation des décisions contestées par Mme C épouse A, en revanche, l'issue du litige indemnitaire n'est pas de nature à léser de façon suffisamment directe et certaine les intérêts du syndicat. Ainsi, son intervention n'est recevable qu'en tant qu'elle porte sur les conclusions de Mme C épouse A tendant à l'annulation, pour excès de pouvoir, des décisions des 15 février et 15 juin 2022.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le centre communal d'action sociale de Saïx :
4. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-2 du code de justice administrative : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours ".
5. D'autre part, en vertu de l'article L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont applicables aux relations entre l'administration et ses agents ni les dispositions de l'article L. 112-3 de ce code aux termes desquelles : " Toute demande adressée à l'administration fait l'objet d'un accusé de réception ", ni celles de son article L. 112-6 qui dispose que : " les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur d'une demande lorsque l'accusé de réception ne lui a pas été transmis () ".
6. Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet dans les relations entre les autorités administratives et leurs agents.
7. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions qu'en cas de naissance d'une décision implicite de rejet du fait du silence gardé par l'administration pendant la période de deux mois suivant la réception d'une demande, le délai de deux mois pour se pourvoir contre une telle décision implicite court dès sa naissance à l'encontre d'un agent public, alors même que l'administration n'a pas accusé réception de la demande de cet agent, les dispositions de l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration n'étant pas applicables aux agents publics. Toutefois, dans le cas où, dans le délai de deux mois ainsi décompté, l'auteur de la demande adressée à l'administration reçoit notification d'une décision expresse de rejet il dispose alors, à compter de cette notification, d'un nouveau délai pour se pourvoir.
8. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 15 février 2022 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de Mme C épouse A et la plaçant en congé de maladie ordinaire du 2 février 2021 au 14 septembre 2021 a été notifiée le 23 février 2022, avec la mention des voie et délai de recours. Par ailleurs, il est constant que Mme C épouse A a exercé un recours gracieux contre cette décision et effectué une demande préalable le 31 mars 2022, soit dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision du 15 février 2022. Si une décision implicite de rejet de ce recours gracieux et de cette demande préalable est intervenue, du fait du silence gardé par le CCAS de Saïx sur ces demandes, à l'issue d'un délai de deux mois à compter de leur notification, soit le 31 mai 2022, il est constant et ressort des pièces du dossier que le CCAS a expressément refusé de retirer la décision du 15 février 2022 et de faire droit à la demande indemnitaire de Mme C épouse A par une décision du 15 juin 2022. La requérante disposait donc d'un nouveau délai de deux mois à compter, au plus tôt, du 15 juin 2022 pour introduire le présent recours. Dans ces conditions, la requête enregistrée au greffe du tribunal le 11 août 2022 n'est pas tardive. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le CCAS doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. D'une part, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligation des fonctionnaires, en vigueur à la date de la décision du 15 février 2022 : " IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. () / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. " Ces dispositions ont été reprises à l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique, applicable à la date de la décision rejetant le recours gracieux de Mme D. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale : " () Peut être également reconnue d'origine professionnelle une maladie caractérisée non désignée dans un tableau de maladies professionnelles lorsqu'il est établi qu'elle est essentiellement et directement causée par le travail habituel de la victime et qu'elle entraîne le décès de celle-ci ou une incapacité permanente d'un taux évalué dans les conditions mentionnées à l'article L. 434-2 et au moins égal à un pourcentage déterminé. () " Et aux termes de l'article R. 461-8 du même code : " Le taux d'incapacité mentionné au septième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 %. "
10. D'autre part, aux termes de l'article 16 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière : " La commission de réforme doit être saisie de tous témoignages, rapports et constatations propres à éclairer son avis. Elle peut faire procéder à toutes mesures d'instructions, enquêtes et expertises qu'elle estime nécessaires. Dix jours au moins avant la réunion de la commission, le fonctionnaire est invité à prendre connaissance, personnellement ou par l'intermédiaire de son représentant, de son dossier, dont la partie médicale peut lui être communiquée, sur sa demande, ou par l'intermédiaire d'un médecin ; il peut présenter des observations écrites et fournir des certificats médicaux. La commission entend le fonctionnaire, qui peut se faire assister d'un médecin de son choix. Il peut aussi se faire assister par un conseiller ". En vertu de l'article 3 de ce même arrêté, la commission de réforme comprend : " 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes () ".
11. Il résulte des dispositions précitées que, dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée est nécessaire pour éclairer l'examen du cas du fonctionnaire, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.
12. Il n'est pas contesté que, comme le soutient le CCAS, outre les arrêts de travail de l'agent, la commission de réforme disposait, pour rendre son avis défavorable du 7 février 2022, de la fiche d'intervention rédigée le 16 juin 2021 par le médecin de prévention aux termes de laquelle la maladie de Mme C épouse A n'est pas susceptible d'entraîner un taux d'incapacité permanente d'au moins 25 %, mais également du rapport établi le 26 juillet 2021 par le médecin-psychiatre agréé par l'administration et du rapport du 29 novembre 2021 de ce même psychiatre concluant à la reconnaissance d'une incapacité permanente évaluée à 25 %. Toutefois, ni le rapport du médecin-psychiatre agréé fixant à 25% le taux d'incapacité permanente de Mme C épouse A, ni la fiche d'intervention rédigée par la médecin de prévention, au demeurant établie antérieurement à la consolidation de l'état de santé de l'intéressée, mentionnant que le taux d'incapacité permanente de Mme C épouse A n'atteindra pas ce taux de 25 %, ne sont circonstanciés s'agissant de la fixation de ce taux alors qu'ils aboutissent à des conclusions différentes. Il est ainsi manifeste que, eu égard aux éléments dont disposait la commission de réforme, qui ne permettaient pas d'éclairer les deux médecins généralistes qui font partie de ses membres quant aux raisons conduisant à la fixation de tel ou tel taux d'incapacité permanente, la présence d'un psychiatre était nécessaire pour éclairer l'examen du cas de Mme C épouse A. En l'espèce, compte tenu tant de l'absence d'éléments médicaux circonstanciés et des divergences entre ces éléments médicaux que du fait que la commission de réforme a estimé que la pathologie de l'intéressée n'entraînait pas une incapacité permanente d'un taux minimal de 25 %, Mme C épouse A a été effectivement privée de la garantie que constitue pour un agent le fait que la commission de réforme soit éclairée par un médecin spécialiste de sa pathologie. Par suite, la procédure suivie devant la commission de réforme est irrégulière.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que Mme C épouse A est fondée à demander l'annulation de la décision du 15 février 2022 par laquelle le président du centre communal d'action sociale de la commune de Saïx a refusé de reconnaître sa maladie imputable au service, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 2 février au 14 septembre 2021 et a précisé qu'elle percevrait son plein traitement du 2 février au 24 avril 2021 puis un demi-traitement du 25 avril au 14 septembre 2021, ainsi que la décision du 15 juin 2022 rejetant son recours gracieux contre la décision du 15 février 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement n'implique pas nécessairement que le centre communal d'action sociale de Saïx reconnaisse l'imputabilité au service de la maladie de Mme C épouse A ni lui octroie un plein traitement à compter du 2 février 2021. Il implique seulement que le centre communal d'action social de la commune de Saïx procède au réexamen de la situation de Mme C épouse A. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au centre communal d'action sociale de Saïx de réexaminer la situation de Mme C épouse A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Mme C épouse A soutient que le comportement de l'administration tout au long de la procédure de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie constitue une faute de nature à engager la responsabilité du CCAS.
16. Toutefois, d'une part, alors que la requérante fait grief à la direction de l'EHPAD dans lequel elle exerçait de lui avoir demandé de vider son vestiaire et de restituer ses clés avant le 30 juin 2021, il ressort du courrier du 14 juin 2021 l'y invitant que le président du CCAS y a employé des termes courtois et a expliqué à Mme C épouse A qu'il s'agissait de libérer des casiers et des passes à l'approche de l'été en vue du recrutement d'agents saisonniers et compte tenu du manque de matériel. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que la plainte pénale déposée contre X par le CCAS après qu'a été constaté l'envoi de mails contenant des informations confidentielles à une adresse externe à l'établissement et qui a donné lieu à une perquisition au domicile de la requérante puis à un classement sans suite, constituerait une faute susceptible d'engager la responsabilité du CCAS.
17. Il résulte de ce qui précède que Mme C épouse A n'est pas fondée à solliciter l'indemnisation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait du comportement de l'administration.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'intervention du syndicat Solidaires Unitaires Démocratiques Collectivités Territoriales de la Haute-Garonne est admise en tant seulement qu'elle porte sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante.
Article 2 : La décision du 15 février 2022 par laquelle le président du centre communal d'action sociale de la commune de Saïx a refusé de reconnaître sa maladie imputable au service, l'a placée en congé de maladie ordinaire du 2 février au 14 septembre 2021 et a précisé qu'elle percevrait son plein traitement du 2 février au 24 avril 2021 puis un demi-traitement du 25 avril au 14 septembre 2021 et la décision du 15 juin 2022 rejetant le recours gracieux de Mme C épouse A est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au centre communal d'action sociale de Saïx de réexaminer la situation de Mme C épouse A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par le centre communal d'action sociale de Saïx sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse A, au centre communal d'action sociale de Saïx et au syndicat Solidaires Unitaires Démocratiques Collectivités Territoriales de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Viseur-Ferré, présidente,
Mme Péan, conseillère,
Mme Préaud, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
La rapporteure,
L. PRÉAUDLa présidente,
C. VISEUR-FERRÉLa greffière,
C. CASTRILLO
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026