lundi 29 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2204911 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | AMARI DE BEAUFORT-TERCERO-YEPONDE ATY AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 21 août 2022, sous le n° 2204911, et des pièces complémentaires enregistrées le 25 août 2022, M. C A, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2022 par lequel le préfet du Cantal l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de compétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de compétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de compétence ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2022, le préfet du Cantal conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
II. Par une requête enregistrée le 21 août 2022, sous le n° 2204912, et des pièces complémentaires enregistrées le 25 août 2022, M. C A, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2022 par lequel la préfète de l'Aveyron l'a assigné à résidence dans la commune de Saint-Affrique pour une durée de quarante-cinq jours ;
Il soutient que :
- l'arrêté est privé de base légale, car il est fondé sur l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français pris à son encontre le 19 août 2022 par le préfet du Cantal qui est lui-même illégal ;
- il est entaché d'un défaut de compétence ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- il est disproportionné ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2022, la préfète de l'Aveyron conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Tercero, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens, invoque un nouveau moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français, précise le moyen tiré du défaut de compétence invoqué à l'encontre de l'arrêté du préfet du Cantal, en indiquant que l'absence de signature de l'arrêté de délégation emporte l'incompétence de l'auteur de l'acte, et présente de nouvelles conclusions à fin de mettre à la charge de l'Etat le versement au conseil de l'intéressé de la somme de 1 000 euros pour chacune des requêtes en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative,
- les observations de M. A, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet du Cantal n'étant ni présent, ni représenté.
- la préfète de l'Aveyron n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, né le 21 septembre 1987 à Nzerekore (Guinée) est entré en France le 7 avril 2018. Il a sollicité son admission au bénéfice de l'asile le 21 janvier 2019. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande le 14 février 2020 et la Cour nationale du droit d'asile a confirmé ce rejet le 21 janvier 2021. Par un arrêté du 15 mars 2021, le préfet de l'Aveyron a prononcé une mesure d'éloignement à son encontre. Par un arrêté du 19 août 2022, le préfet du Cantal l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, la préfète de l'Aveyron l'a assigné à résidence dans la commune de Saint-Affrique pour une durée de quarante-cinq jours. Par ses requêtes, M. A demande au tribunal d'annuler les arrêtés du préfet du Cantal et de la préfète de l'Aveyron datés du 19 août 2022.
2. Il y a lieu de joindre les requêtes n° 2204911 et n° 2204912 qui concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur les requêtes de M. A, il y a lieu d'admettre l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Wahid Ferchiche, secrétaire général de la préfecture du Cantal, qui disposait d'une délégation de signature pour signer la décision en litige, consentie par un arrêté du 20 septembre 2021, régulièrement publié. A cet égard, la circonstance que la version publiée de ce dernier arrêté ne comporte pas la signature du préfet du Cantal est sans incidence sur le caractère régulier de sa publication. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il mentionne avec une précision suffisante les considérations de fait sur lesquelles il repose, rappelant en particulier l'entrée irrégulière de M. A, son maintien sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et les éléments liés à sa vie privée et familiale. Par suite, la décision contestée est suffisamment motivée.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation du requérant.
7. En quatrième et dernier lieu, en vertu de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
8. Si M. A se prévaut de sa présence sur le territoire français depuis 7 avril 2018 et d'une relation de concubinage avec une ressortissante française, il ressort des pièces du dossier qu'il ne justifie d'une vie commune avec cette dernière que depuis le mois d'avril 2022. Si M. A produit un courrier de sa cousine résidant dans l'Oise, de nombreuses attestations de voisins et de connaissances rencontrées dans le tissu associatif local déclarant entretenir des relations suivies avec le couple qu'il forme avec sa compagne depuis avril 2022 et s'il se prévaut de son engagement associatif, ces éléments ne sont pas de nature à démontrer une vie privée stable, ancienne et intense en France. Par ailleurs, l'intéressé n'allègue pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-et-un ans et où vivent toujours ses deux enfants, âgés de six et dix ans. Au surplus, il est constant qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre par le préfet de l'Aveyron. Dans ces conditions, le préfet du Cantal n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. A.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Wahid Ferchiche, secrétaire général de la préfecture du Cantal, qui disposait d'une délégation de signature pour signer la décision en litige, consentie par un arrêté du 20 septembre 2021, régulièrement publié. A cet égard, la circonstance que la version publiée de ce dernier arrêté ne comporte pas la signature du préfet du Cantal est sans incidence sur le caractère régulier de sa publication. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée, qui manque en fait, doit être écarté.
10. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment l'article L. 612-2 et le 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne avec une précision suffisante les considérations de fait sur lesquelles il repose, rappelant en particulier la soustraction de M. A à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Dès lors la décision est suffisamment motivée.
11. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation du requérant.
12. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 8 du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant refus de délai de départ volontaire méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Wahid Ferchiche, secrétaire général de la préfecture du Cantal, qui disposait d'une délégation de signature pour signer la décision en litige, consentie par un arrêté du 20 septembre 2021, régulièrement publié. A cet égard, la circonstance que la version publiée de ce dernier arrêté ne comporte pas la signature du préfet du Cantal est sans incidence sur le caractère régulier de sa publication. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision contestée, qui manque en fait, doit être écarté.
14. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne les considérations de fait prises en compte par le préfet pour prononcer une interdiction de retour d'une durée d'un an. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
15. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation du requérant.
16. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
17. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que si le requérant est présent en France depuis quatre ans, il ne peut justifier de liens anciens, stables et intenses sur le territoire français. En outre, il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Dans ces conditions, nonobstant l'absence de menace à l'ordre public, le préfet a pu, sans entacher sa décisions d'une erreur d'appréciation, prendre à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit également être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demande l'annulation de l'arrêté du préfet du Cantal du 19 août 2022.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
19. En premier lieu, par un arrêté du 11 juin 2021, régulièrement publié au recueil administratif le 15 juin 2021, la préfète de l'Aveyron a donné délégation à Mme Isabelle Knowles, secrétaire générale de la préfecture, à l'effet de signer tous les actes et arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département, dont les mesures d'assignation à résidence. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire manque en fait et doit être écarté.
20. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'arrêté du préfet du Cantal obligeant M. A à quitter le territoire français n'est pas illégal. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté portant assignation à résidence est dépourvu de base légale.
21. En troisième lieu, la décision en litige vise les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que le requérant ne peut quitter immédiatement le territoire français, mais que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Elle est ainsi suffisamment motivée.
22. En quatrième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier, que la préfète n'aurait pas procédé à un examen suffisant de la situation du requérant.
23. En cinquième et dernier lieu, il résulte de la décision en litige que M. A est assigné à résidence sur la commune de Saint-Affrique pour une durée de quarante-cinq jours, qu'il doit se présenter le mardi et le jeudi entre 9h00 et 11h00 auprès de la brigade de gendarmerie de Saint-Affrique, hormis les jours fériés ou chômés, et qu'il doit demeurer tous les jours entre 13 heures et 16 heures dans les locaux où il réside qui sont situées sur la commune. A supposer, comme il l'a indiqué à l'audience, que son lieu de résidence soit à trois heures de marche de la brigade de gendarmerie, cette circonstance ne serait pas de nature à faire obstacle au respect de ses obligations. Par suite, les modalités d'exécution de l'assignation à résidence qui ne sont pas sérieusement contestées n'apparaissent pas disproportionnées. Enfin, et pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point 8 du présent jugement, l'arrêté litigieux ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les frais liés au litige :
24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Tercero la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet du Cantal, à la préfète de l'Aveyron et à Me Tercero.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 août 2022.
Le magistrat désigné,
B. D Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Cantal et à la préfète de l'Aveyron, en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Nos 2204911, 220491
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026