jeudi 21 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205303 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MERCIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2022, M. E C, représenté par Me Mercier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 août 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui octroyer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement ;
3°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui octroyer un titre de séjour dans le délai de quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;
4°) d'enjoindre au préfet d'effacer le signalement aux fins de non-admission dont il a fait l'objet dans le système d'information Schengen ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui verser dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- le signataire de la décision de refus de titre de séjour est incompétent faute de délégation de signature ;
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit faute d'examen de sa situation personnelle ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions des articles L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car, dès lors qu'il ne demande pas le renouvellement d'un titre de séjour, cette disposition ne lui était pas applicable ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions des articles L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- cette décision est entachée d'une erreur dans l'appréciation des intérêts respectifs de la menace à l'ordre public et de sa vie de couple pour l'application des dispositions des articles L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- le signataire de l'obligation de quitter le territoire français est incompétent faute de délégation de signature ;
- l'obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit faute d'examen de sa situation personnelle ;
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- cette décision viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- le signataire de la décision fixant le pays de destination est incompétent ;
- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit faute d'examen de sa situation personnelle ;
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Par deux mémoires en défense enregistrés le 28 octobre 2022 et le 4 novembre 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête de M. C.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Grimaud, rapporteur, été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant camerounais né le 20 août 1990, est entré en France en 2016 selon ses déclarations. Il a demandé son admission au statut de réfugié, demande qui a été rejetée le 31 décembre 2019 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 23 juillet 2020. Il a épousé Mme A, l'une de ses compatriotes, pourvue d'une carte de résident, le 8 janvier 2022. Le 10 mai 2022, M. C a demandé un titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, en raison de ses liens familiaux en France. Par un arrêté du 10 août 2022, le préfet du Tarn lui a refusé ce titre de séjour et a obligé M. C à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 22 mars 2023. Par suite, les conclusions tendant à son admission à ce dispositif à titre provisoire sont désormais sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, qui disposait d'une délégation accordée par le préfet de ce département par un arrêté du 14 février 2022, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 81-2022-069, à l'effet de signer notamment les décisions de refus de titres de séjour, mesures d'éloignement ainsi que les décisions fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 de ce code dispose que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision par laquelle le préfet du Tarn a refusé à M. C un titre de séjour vise les textes applicables à sa demande et fait état des éléments de fait propres à sa situation justifiant le refus de titre de séjour. Cette décision énonce ainsi de manière suffisamment précise les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet du Tarn se serait abstenu de procéder à un examen réel et sérieux de la situation du requérant, qui a au contraire été explicitement décrite dans l'arrêté attaqué. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Aux termes des dispositions de l'article L. 432-2 de ce code : " Le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à l'étranger qui cesse de remplir l'une des conditions exigées pour la délivrance de cette carte dont il est titulaire, fait obstacle aux contrôles ou ne défère pas aux convocations ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 de ce code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné le 6 février 2019 à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis pour dégradation de bien public. Il a de nouveau été condamné le 3 décembre 2019 à une sanction de trente-cinq heures de travaux d'intérêt général pour vol. Enfin, il a été condamné le 25 mars 2021 à une peine d'emprisonnement ferme de six mois pour des faits de violence sur la personne de sa conjointe. Si le requérant fait valoir qu'il ignore tout de ces derniers faits et que sa compagne a retiré sa plainte, ces faits et la condamnation à laquelle ils ont donné lieu sont établis par la production, par le préfet du Tarn, du jugement du tribunal correctionnel d'Albi du 25 mars 2021 prononçant cette condamnation. Il résulte de ces éléments que le requérant, qui s'est rendu coupable de trois délits en deux ans environ, dont l'un portant atteinte à l'intégrité physique de sa compagne, n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Tarn a commis une erreur d'appréciation en estimant que son comportement constitue une menace à l'ordre public.
9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que si M. C dit avoir vécu en situation de concubinage avec Mme A depuis 2020, cette relation datait ainsi d'au plus deux ans et demi à la date de la décision attaquée, le mariage des intéressés ne remontant qu'à quelques mois, et le couple n'a pas d'enfant. Par ailleurs si M. C résidait en France depuis environ six ans à la date de la décision attaquée, il n'a connu aucune insertion socioprofessionnelle et son comportement a, ainsi qu'il vient d'être dit, constitué une menace pour l'ordre public au cours des deux dernières années de son séjour en France. Dans ces conditions, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Tarn aurait commis une erreur d'appréciation dans la prise en compte de ses attaches en France et de la menace à l'ordre public qu'il représente pour lui refuser le séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Enfin, si la décision attaquée mentionne à tort que les dispositions de l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile font obstacle à son admission au séjour alors que ces dispositions ne s'appliquent qu'aux demandes de renouvellement de titre de séjour, il résulte en tout état de cause de l'instruction que le préfet du Tarn aurait adopté la même décision en se fondant sur les seules dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur les motifs qui viennent d'être évoqués, qui étaient de nature à fonder le refus de séjour opposé à l'intéressé.
11. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Eu égard à ce qui a été dit des attaches de M. C en France au point 9 du présent jugement, au fait qu'il n'établit pas disposer de liens forts avec les enfants de sa compagne, à la circonstance qu'il dispose d'attaches familiales au Cameroun et, enfin, à son comportement contraire à l'ordre public, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Tarn aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, M. C n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, l'arrêté cité au point 3 du présent jugement et conférant une délégation de signature à M. D lui permet de signer, notamment, les décisions d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
14. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français, fondée sur le 3° des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction applicable au litige, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de la décision refusant à M. C l'octroi d'un titre de séjour, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision relative au séjour étant suffisamment motivée, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'obligation de quitter le territoire français l'est également.
15. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet du Tarn se serait abstenu de procéder à un examen réel et sérieux de la situation du requérant avant de l'éloigner. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté.
16. En quatrième lieu, à l'appui des moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation, M. C invoque les mêmes arguments qu'à l'encontre du refus de séjour. Ces moyens doivent donc être écartés pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment.
17. En cinquième lieu, la décision de refus de titre de séjour n'étant pas entachée des illégalités invoquées par le requérant, celui-ci n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français serait privée de fondement en raison de l'illégalité de cette décision.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
18. En premier lieu, l'arrêté cité au point 3 du présent jugement et conférant une délégation de signature à M. D lui permet de signer, notamment, les décisions fixant le pays de destination de l'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
19. En deuxième lieu, cette décision vise l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise la nationalité du requérant et mentionne que M. C n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour au Cameroun. Elle est donc, contrairement à ce que soutient le requérant, suffisamment motivée.
20. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune pièce du dossier que le préfet du Tarn se serait abstenu de procéder à un examen réel et sérieux de la situation du requérant avant de fixer le pays de destination de l'éloignement. Le moyen d'erreur de droit soulevé sur ce point doit donc être écarté.
21. En quatrième lieu, l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée des illégalités invoquées par le requérant, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait privée de fondement en raison de l'illégalité de cette décision.
22. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 août 2022. Sa requête doit dès lors être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
23. Aux termes des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
24. Le présent jugement, dès lors qu'il rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C n'implique la prescription d'aucune mesure d'exécution. Les conclusions présentées à cette fin par le requérant doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais relatifs au litige :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Mercier la somme réclamée en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, au préfet du Tarn et à Me Mercier.
Délibéré après l'audience du 31 août 2023, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
M. Quessette, premier conseiller,
Mme Lucas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2023.
L'assesseur le plus ancien,
L. QUESSETTE
Le président, rapporteur,
P. GRIMAUD La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026