mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205598 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 22 septembre 2022 et 29 mars 2023, Mme A E épouse C, représentée par Me Sadek demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ariège de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans ou, le cas échéant, de renouveler son certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme E soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de compétence de son signataire, à défaut de délégation de signature suffisamment précise ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnait son droit d'être entendue ;
- le rapport d'enquête sur lequel elle est fondée n'a pas été annexée, de sorte que le principe du contradictoire a été méconnu ;
- elle méconnait les stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est privée de base légale ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 février 2023, la préfète de l'Ariège conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 17 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixé au 6 juin 2023.
Un mémoire présenté par Mme E a été enregistré le 14 septembre 2023, soit postérieurement à la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier :
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Sadek, représentant de Mme E, présente à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A E épouse C, ressortissante algérienne née le 1er juillet 1995, qui déclare être entrée sur le territoire français le 12 septembre 2019 sous couvert d'un visa de type touristique, a bénéficié d'un premier certificat de résidence algérien en qualité de conjoint d'un ressortissant français, valable du 20 novembre 2020 au 19 novembre 2021. Le 7 décembre 2021, Mme E a sollicité auprès de la préfecture de l'Ariège la délivrance d'un certificat de résidence algérien valable dix ans portant la mention " conjoint de français ". Par un arrêté du 30 août 2022, la préfète de l'Ariège a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, Mme E demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 29 juillet 2022, publié le 31 juillet 2022 au recueil des actes administratifs n° 09-2022-099 de la préfecture de l'Ariège, la préfète de ce département a donné délégation à M. F B, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de l'Ariège, à l'effet de signer, toute " décision () et arrêtés concernant la mise en œuvre des polices administratives ". Contrairement à ce que soutient la requérante, une telle délégation n'est ni trop générale, ni trop imprécise. En conséquence, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les stipulations pertinentes de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et mentionne les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, elle fait état des motifs ayant conduit le préfet à refuser le séjour à l'intéressée et précise qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect à sa vie privée et familiale et qu'elle n'établit pas être exposée à des peines ou traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est suffisamment motivée.
4. En troisième lieu, il ressort de la motivation même de l'arrêté attaqué que la préfète de l'Ariège a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de la requérante. Par suite, le moyen d'erreur de droit invoqué à cet égard doit être écarté.
5. En quatrième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient donc aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
6. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'espèce, Mme E n'aurait pas eu, au cours de l'instruction de sa demande, la possibilité de faire état de tous éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle et susceptibles d'influer sur le sens de la décision se prononçant sur cette demande. En particulier, elle n'établit pas avoir sollicité, en vain, un entretien avec les services préfectoraux ou avoir été empêché de faire valoir ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aucun texte législatif ou réglementaire ni aucun principe n'impose au préfet de communiquer les enquêtes de police sur lesquelles il se fonde pour refuser un titre de séjour, ni de mettre le demandeur en mesure de présenter ses observations orales ou écrites sur le rapport établi à la suite des enquêtes de police destinées à vérifier l'existence d'une communauté de vie effective entre les époux préalablement à l'édiction d'un arrêté portant refus de titre de séjour. Mme E n'a jamais demandé la communication du rapport de l'enquête de police fondant la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
8. En sixième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence portant la mention ''vie privée et familiale'' est délivré de plein droit : () 2) au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français () Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre époux ". L'article 7 bis du même accord stipule : " Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a), au b), au c) et au g) : / a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2) et au dernier alinéa de ce même article ; / () ".
9. Mme E, qui est entrée de manière régulière sur le territoire français, s'est mariée avec un ressortissant français le 25 juillet 2020 à Pamiers, et a bénéficié à ce titre d'un premier certificat de résidence d'un an sur le fondement des stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Pour refuser à Mme E, mariée avec ce ressortissant français depuis plus d'un an, la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans qu'elle sollicitait sur le fondement des stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien, la préfète de l'Ariège s'est fondée sur l'absence d'éléments probants permettant d'établir la réalité de la communauté de vie du couple, en relevant principalement, au vu d'un rapport d'enquête établi par la brigade de gendarmerie de Lavelanet en date du 17 février 2022, que l'intéressée ne vit pas au domicile conjugal. Il ressort de ce rapport que le conjoint de Mme E a déclaré ne pas avoir vu physiquement cette dernière depuis trois mois, qu'il n'a pas su donner d'indication sur sa domiciliation réelle et qu'il a précisé que celle-ci semblait le fuir, ne vivant pas avec lui car elle ne veut pas vivre à la campagne et ne s'entend pas avec sa belle-mère. Les pièces produites, telles que les échanges de textos entre Mme E et son époux et les quelques attestations non circonstanciées de proches ne permettent pas d'infirmer le constat de l'absence de communauté de vie opéré par les services de gendarmerie. Par ailleurs, la circonstance que le conjoint de Mme E ait été détenu, au domicile de sa mère, sous surveillance électronique, à Laroque d'Olmes (Ariège) n'est pas de nature à justifier l'absence de communauté de vie entre les époux, alors que l'intéressé n'a pas formellement sollicité l'autorité judiciaire d'une demande tendant à bénéficier d'un bracelet électronique au domicile où réside son épouse pour des raisons professionnelles, ni que celle-ci, qui travaille en contrat à durée déterminée, n'établit ni même n'allègue avoir tenté en vain de trouver un emploi en Ariège afin de se rapprocher de son époux. Enfin, alors qu'il est constant que l'époux de Mme E est incarcéré au centre pénitentiaire de Seysses depuis juin 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, celle-ci aurait rendu la moindre visite à son époux. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que Mme E n'est pas fondée à soutenir que la préfète de l'Ariège aurait méconnu les stipulations précitées de l'accord franco-algérien, en estimant que l'existence d'une communauté de vie effective entre les époux n'était pas établie et en refusant pour ce motif de faire droit à sa demande de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans.
10. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (.). ".
11. En l'espèce, Mme E est entrée sur le territoire français sous couvert d'un visa de type touristique le 12 septembre 2019. Si elle s'est mariée le 25 juillet 2020 avec un ressortissant français, il résulte de ce qui a été dit au point 9 qu'une communauté de vie entre les époux n'est pas établie et qu'aucun enfant n'est issu de ce mariage. En outre, Mme E n'est pas dépourvue d'attache dans son pays d'origine, où résident toujours ses parents. Par ailleurs, si Mme E justifie avoir travaillé sur une période de deux ans, en qualité d'agent de service hospitalier et d'agent de service hôtelier, ses contrats de travail, à durée déterminée, pour des courtes périodes, ne sont pas de nature à démontrer une intégration stable et pérenne en France. Dans ces conditions, et eu égard à la courte durée de son séjour en France, la décision contestée n'a pas porté au droit de Mme E au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, et, par suite, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle de la requérante doit être écartée.
12. En huitième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".
13. En application des dispositions précitées de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables aux ressortissants algériens, le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'il envisage de refuser de délivrer une carte de séjour à un étranger relevant de l'une des catégories mentionnées à l'article L. 432-13 de ce code, ou des stipulations de portée équivalente d'une convention internationale relative aux titres de séjour délivrés de plein droit, et non du cas de tous les étrangers qui s'en prévalent. Au regard des développements qui précèdent, la commission du titre de séjour n'avait pas à être consultée sur la situation de Mme E. Le moyen tiré de l'absence de consultation de la commission du titre de séjour doit, par suite, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français fondée sur le 3° de l'article L. 611-1, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision de refus de titre de séjour, dès lors que celle-ci est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait privée de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
16. En second lieu, la décision attaquée vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que Mme E n'établit pas être exposée à des peines ou traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie. Dans ces conditions, la décision comporte l'ensemble des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée.
17. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 30 août 2022 par lequel la préfète de l'Ariège a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les autres conclusions de la requête :
18. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme E, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E épouse C, à Me Sadek et au préfet de l'Ariège.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO
La première assesseure,
N. SODDU
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Ariège en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
N°2205598
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026