mardi 24 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205634 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 septembre, 21 octobre et 6 décembre 2022, M. A C, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a ordonné son expulsion du territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de sa demande, sous astreinte de 200 euros par jour, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens et la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il méconnaît son droit à être entendu ;
- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'il emporte sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Soddu a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant algérien né le 21 août 1992 à Alger, est entré sur le territoire français pour la première fois le 25 septembre 2000 à l'âge de huit ans sous couvert d'un visa court séjour, accompagné de sa mère et de ses deux sœurs. Il a été confié à sa tante par acte de kafala en date du 28 avril 2022, et a bénéficié de documents de circulation pour étranger mineur à compter de juin 2002, jusqu'au 20 août 2011. Par courrier du 30 mai 2022, il a été informé qu'une procédure d'expulsion est engagée à son encontre. La commission d'expulsion a émis, le 13 juillet 2022, un avis défavorable à son expulsion. Par une ordonnance du 18 octobre 2022, le juge des référés a rejeté son référé suspension pour défaut de doute sérieux. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022, par lequel le préfet de la Haute-Garonne a ordonné son expulsion du territoire français.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 29 mars 2023, ses conclusions tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ;() ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles se fonde le préfet, notamment le fait que M. C est en situation irrégulière en France, qu'il a interrompu la continuité de sa résidence sur le territoire français, qu'il est célibataire, sans enfants, qu'il ne démontre aucune intensité, ancienneté et stabilité dans sa relation actuelle, et que, compte tenu des douze condamnations dont il a fait l'objet entre 2012 et 2017, il constitue une menace grave, réelle et actuelle pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. / L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique ".
6. Les dispositions des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile déterminent de façon complète les règles de procédure administrative auxquelles est soumise l'intervention des arrêtés d'expulsion, dans des conditions qui garantissent aux intéressés le respect des droits de la défense et, par suite, excluent l'application des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration relatives à la procédure contradictoire préalable. Dans ces conditions, M. C ne peut utilement soutenir que l'arrêté d'expulsion du 1er septembre 2022 a été pris en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que le requérant a été mis en mesure, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué, de présenter ses observations, ce qu'il a fait lors de la séance de la commission départementale d'expulsion du 12 juillet 2022, à laquelle il a été régulièrement convoqué et au cours de laquelle il a été assisté de son avocat. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure est inopérant et doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union () ".
8. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre le requérant lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
9. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction d'y retourner, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur les mesures envisagées avant qu'elles n'interviennent. Enfin, selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne relative à la violation des droits de la défense, en particulier du droit d'être entendu, rappelée notamment au point 38 de la décision C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle des décisions faisant grief sont prises que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu des décisions.
10. Il ressort des pièces du dossier, que dans le cadre de la procédure d'expulsion, et notamment lors de son audition devant la commission d'expulsion le 12 juillet 2022, M. A a été mis en mesure de faire valoir ses observations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
11. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier et de la motivation de l'arrêté attaqué, que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen sérieux et réel de la situation personnelle et familiale du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation du requérant doit être écarté.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3. ". Aux termes de l'article L. 631-2 du même code : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion que si elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique et sous réserve que l'article L. 631-3 n'y fasse pas obstacle : 1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an ; 2° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été pendant toute cette période titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; / ()/ Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 1° à 4° peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 s'il a été condamné définitivement à une peine d'emprisonnement ferme au moins égale à cinq ans. () ". Aux termes de l'article L. 631-3 du même code : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : 1° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; () ".
13. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. C, est entré pour la dernière fois sur le territoire français en septembre 2009, à l'âge de dix-sept ans et, a été condamné entre 2011 et 2017 à douze reprises pour des délits routiers, des infractions à la législation sur les stupéfiants et des atteintes aux personnes, et a notamment a été condamné par la cour d'assises d'appels du Tarn à douze ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre. Il ressort également des pièces du dossier que même durant son incarcération il a fait l'objet d'une condamnation à trois mois d'emprisonnement pour des faits de détention de stupéfiants et de six décisions de retrait de crédit de réduction de peine. Les circonstances dont se prévaut le requérant, résultant de l'ancienneté des faits, du soutien familial favorable à sa réinsertion, de gages de sérieux de réinsertion, de son comportement en détention, de l'indemnisation des victimes et d'une promesse d'embauche ainsi que de l'avis défavorable de la commission d'expulsion ne sont pas de nature à établir, au regard de la multiplicité et de la nature des infractions commises, que le préfet de la Haute-Garonne aurait commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation en considérant que la présence en France de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public et en se fondant sur ce motif pour prendre à son encontre l'arrêté attaqué d'expulsion du territoire français. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance et de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
14. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. C est entré sur le territoire français pour la première fois le 25 septembre 2000 à l'âge de huit ans sous couvert d'un visa court séjour, accompagné de sa mère et de ses deux sœurs. Il a alors été confié à sa tante par acte de kafala en date du 15 septembre 2001, et a bénéficié de documents de circulation pour étranger mineur pour la période comprise entre juin 2002 et le 20 août 2011. Toutefois, le 21 juin 2007, à l'âge de quinze ans, l'intéressé est retourné en Algérie pour une période de deux ans et est entré pour la dernière fois sur le territoire français en septembre 2009, soit à l'âge de dix-sept ans. Dans ces conditions, M. C ne peut être regardé comme ayant résidé habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance et de l'erreur d'appréciation au regard du 1° et 2° de l'article L. 631-3 et du 3° de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
15. Enfin, M. C se prévaut de sa relation avec une ressortissante française et de sa qualité de parent d'enfants français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment de la copie du livret de famille des deux enfants dont M. C allègue être le père, que ceux-ci sont en réalité les enfants de son frère, M. B C. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C serait marié avec la ressortissante française avec laquelle il allègue avoir une relation. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance et de l'erreur d'appréciation au regard du 1° et 2° de l'article L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
16. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
17. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C serait isolé dans son pays d'origine, pays dans lequel réside sa mère, et il n'établit l'existence d'aucune circonstance particulière de nature à faire obstacle à ce qu'il poursuive normalement sa vie dans son pays d'origine. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de la répétition et de la gravité des faits commis par M. C, sur de nombreuses années, l'arrêté d'expulsion attaqué ne saurait être regardé comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts de préservation de l'ordre public qu'il poursuit. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. En septième et dernier lieu, pour l'ensemble des motifs qui viennent d'être énoncés, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
19. Il résulte de ce qui précède, que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 1er septembre 2022, par lequel le préfet de la Haute-Garonne a ordonné son expulsion du territoire français doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
20. Les conclusions à fin d'annulation de M. C étant rejetées, ses conclusions susvisées à fin d'injonction sous astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution.
Sur les dépens :
21. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant, de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Laspalles et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.
La rapporteure,
N. SODDU
La présidente,
B. MOLINA-ANDRÉO
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026