mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205715 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPUELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 28 septembre 2022, le 29 septembre 2023 et le 28 novembre 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Cema Promotions, représentée par Me Dunyach, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de la commune de Seysses a refusé de lui délivrer un permis d'aménager en vue de la réalisation d'un lotissement de douze lots viabilisés sur un terrain situé lieu-dit Fourtané ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Seysses de lui délivrer le permis d'aménager sollicité dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Seysses la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'erreur de droit dès lors que le maire de la commune de Seysses s'est fondé à tort, pour justifier son refus, sur les préconisations du service départemental de défense contre l'incendie et de secours de la Haute-Garonne, alors même que celles-ci ne sont pas opposables aux demandes d'utilisation et d'occupation des sols ;
- il est entaché d'une erreur de fait dès lors que les dimensions de l'aire de retournement prévue par le projet sont suffisantes pour permettre la manœuvre des véhicules de secours ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation quant à l'existence d'un risque pour la sécurité publique pour ces mêmes motifs ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation quant à l'existence d'un risque pour la salubrité publique, dès lors que le projet ne méconnaît pas les dispositions du plan local d'urbanisme de la commune de Seysses relatives à la gestion des déchets ;
- en tout état de cause, le refus de permis d'aménager qui lui a été opposé est illégal dès lors que la commune de Seysses était tenue d'émettre une autorisation assortie de prescriptions plutôt qu'un refus.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 avril 2023 et le 15 novembre 2023, la commune de Seysses, représentée par Me Lapuelle, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir, à titre principal, que les moyens soulevés ne sont pas fondés et à titre subsidiaire, elle demande de substituer au motif tiré des dimensions insuffisantes de l'aire de retournement celui tiré de ce que les conditions de desserte du projet ne sont pas satisfaisantes et engendrent un risque pour la sécurité publique dès lors que l'impasse privée desservant le projet ne présente pas une largeur de chaussée suffisante.
Par une ordonnance du 29 novembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 13 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lucas, rapporteure,
- les conclusions de Mme Matteaccioli, rapporteure publique,
- les observations de Me Abadie de Maupeou substituant Me Dunyach, représentant la société Cema Promotions,
- et les observations de Me Foucard, substituant Me Lapuelle, représentant la commune de Seysses.
Considérant ce qui suit :
1. Le 21 novembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) Cema Promotions a sollicité un permis d'aménager un lotissement de douze lots viabilisés sur un terrain situé lieu-dit Fourtané, à Seysses (Haute-Garonne). Par un arrêté du 21 avril 2022, le maire de Seysses a refusé de lui délivrer ce permis d'aménager. Le 2 juin 2022, la société Cema Promotions a exercé un recours gracieux contre cet arrêté, qui a été implicitement rejeté par le maire de la commune de Seysses.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le motif de refus tiré des dimensions insuffisantes de l'aire de retournement du projet et de l'atteinte à la sécurité publique :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
3. D'autre part, aux termes des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Seysses, applicables à la zone UC de ce plan : " Voirie. Définition : est considéré comme voie tout chemin ou passage d'accès automobile desservant plus de 4 terrains destinés à la construction ou 4 logements (décompte y compris la desserte de l'existant). / Les caractéristiques des voies et des accès doivent être adaptées aux usages qu'ils supportent ou aux opérations qu'ils doivent desservir et notamment permettre l'approche du matériel de lutte contre l'incendie et l'enlèvement des ordures ménagères. / Les voies se terminant en impasse doivent être aménagées de façon à permettre aux véhicules lourds de faire demi-tour (voir en annexe les schémas des voies en impasse). ". L'annexe de ce règlement relative à l'aménagement des voies en impasse prévoit : " Un dispositif de retournement de la voie doit être aménagé de telle sorte que les véhicules, notamment de lutte contre l'incendie et de secours, ou véhicules de collecte des ordures ménagères, puissent faire demi-tour sans manœuvre ". En outre, aux termes de l'article R. 151-11 du code de l'urbanisme : " Les règles peuvent être écrites et graphiques. / Lorsqu'une règle fait exclusivement l'objet d'une représentation dans un document graphique, la partie écrite du règlement le mentionne expressément. / Tout autre élément graphique ou figuratif compris dans la partie écrite du document est réputé constituer une illustration dépourvue de caractère contraignant, à moins qu'il en soit disposé autrement par une mention expresse ".
4. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de composition joint au dossier de demande de permis d'aménager qu'une aire de retournement a été aménagée à l'extrémité de l'impasse desservant le projet en litige, laquelle présente une longueur de 24 mètres, une largeur de près de 17 mètres en son point le plus large et de 6,45 mètres en son point le plus étroit. Si cette aire de retournement ne présente pas une forme dite " en raquette " ou " en T ", sa configuration et ses dimensions permettent, conformément aux prescriptions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Seysses sur ce point, le retournement sans manœuvre des véhicules, et notamment de ceux de lutte contre l'incendie et de secours. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que le motif de refus opposé par la commune de Seysses sur ce point est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation quant à l'existence d'un risque pour la sécurité publique.
En ce qui concerne la substitution de motif sollicitée par la commune de Seysses :
5. La commune de Seysses doit être regardée comme demandant au tribunal de substituer au motif tiré de l'insuffisance des dimensions de l'aire de retournement du projet celui tiré de ce que les conditions de desserte du terrain d'assiette engendrent un risque pour la sécurité publique dès lors que le chemin de servitude qui le dessert ne présente pas une largeur de chaussée suffisante.
6. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet en litige est relié à la voie publique par un chemin de servitude d'une longueur d'environ cent-vingt mètres, implanté sur les parcelles cadastrées sous les numéros AZ 36 et AZ 37 et desservant en outre une quinzaine d'habitations. Cette voie présente une largeur supérieure à quatre mètres sur toute sa longueur et des accotements suffisamment stabilisés. Elle est ainsi adaptée à l'opération qu'elle doit desservir, qui consiste en la création de douze lots destinés à accueillir douze logements. Dans ces conditions, le motif invoqué par la commune de Seysses en cours d'instance n'étant pas de nature à fonder légalement la décision en litige, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motifs qu'elle sollicite.
En ce qui concerne le motif de refus tiré de la méconnaissance des dispositions du plan local d'urbanisme relatives à la gestion des déchets et de l'atteinte à la salubrité publique :
8. Aux termes du point 2 du chapitre 3 des dispositions communes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Seysses : " Collecte de déchets urbains : Les occupations et utilisations du sol doivent prévoir les aménagements nécessaires à la collecte des déchets urbains. / Les aménagements et dispositifs de collecte des déchets ménagers dans les autorisations d'urbanisme doivent prendre en compte les prescriptions et préconisations de la notice déchets intégrée en annexe au PLU, élaborée par le Muretain Agglomération ". Aux termes de l'article V de l'annexe relative à la gestion des déchets annexée au règlement de ce plan, relatif aux prescriptions pour la collecte des déchets : " Accessibilité aux points de collecte : Le ramassage des déchets doit pouvoir se faire sans gêne particulière et les points de collecte doivent toujours rester accessibles aux véhicules et aux agents de collecte. / Le point de collecte se trouve devant ou au plus près des habitations, sur les voies classées ouvertes à la circulation publique. Les voies doivent être accessibles selon les règles du code de la route et en marche normale (marche avant), conformément aux recommandations de la caisse régionale d'assurance maladie (recommandation R437). Il faut prendre en compte les dimensions du véhicule de collecte et compter 11.5 m de long pour 2.50 m de large avec un rayon de braquage de 11 m et une hauteur de 4 m. / Le trajet entre la zone de ramassage et l'emplacement de présentation des conteneurs doit être le plus court possible et permettre un déplacement aisé et sans dangers pour les agents en charge de la collecte. () Les aires de présentation : () Toute aire de présentation doit se situer sur l'espace privé en limite du domaine public. Elle sera constituée d'une surface plane, cimentée, pourvu d'un passage bateau d'accès d'un mètre. / () Voiries de desserte : () / La largeur de la voirie devra être d'au moins 5.50 m pour une voie à deux sens et de 3.50 m pour une voie à sens unique. / Dans le cas d'une impasse, une aire de retournement sera obligatoirement prévue en bout de voirie afin de permettre aux véhicules de collecte de pouvoir faire demi-tour sans pour autant manœuvrer. Le diamètre de celle-ci sera de 22 m minimum. Un dispositif en forme de marteau est toléré pour les impasses courtes () ".
9. Pour refuser de délivrer à la société requérante le permis d'aménager sollicité, le maire de la commune de Seysses s'est fondé, d'une part, sur la circonstance que l'aire de présentation des ordures ménagères du projet en litige n'est pas implantée sur le terrain d'assiette du projet, mais à l'entrée du chemin de servitude et, d'autre part, sur le caractère insuffisant des dimensions de la voie et de l'aire de retournement, qui ne permettraient pas le passage des véhicules d'enlèvement des ordures ménagères.
10. Il résulte des dispositions précitées du plan local d'urbanisme de la commune de Seysses que les aires de présentation des ordures ménagères doivent être implantées en limite du domaine public. Or le chemin de servitude desservant le terrain d'assiette du projet n'appartient pas au domaine public. Ainsi, pour respecter les prescriptions précédemment rappelées, l'aire de présentation du projet en litige devait être aménagée à l'entrée de ce chemin, en limite du chemin de Fourtané. Il ressort du plan de composition joint au dossier de demande de permis d'aménager que l'aire de présentation des ordures ménagères du projet est implantée à l'extrémité de ce chemin, perpendiculairement au chemin de Fourtané. Ainsi, cette aire est accessible depuis cette voie publique, sans qu'il soit nécessaire pour les véhicules d'enlèvement des ordures ménagères d'entrer dans le chemin de servitude et d'y manœuvrer. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que le motif de refus qui lui a été opposé par le maire de la commune de Seysses sur ce point est erroné.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est susceptible de fonder l'annulation de la décision attaquée.
12. Il résulte de ce qui précède que la société requérante est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de la commune de Seysses a refusé de lui délivrer un permis d'aménager.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
13. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ".
14. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y faisait obstacle.
15. Le présent jugement censure l'ensemble des motifs par lesquels le maire de Seysses a refusé de délivrer le permis d'aménager demandé par la société Cema Promotions ainsi que celui que la commune a invoqué en cours d'instance. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée ou un changement de circonstances de fait feraient obstacle à l'octroi de l'autorisation sollicitée, dès lors notamment que la réalisation par la société pétitionnaire d'une aire de présentation des ordures ménagères d'une superficie supérieure à celle induite par les besoins propres de son opération ne constitue pas un motif faisant obstacle à l'octroi du permis d'aménager demandé. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Seysses de délivrer cette autorisation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a en revanche pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la commune de Seysses soit mise à la charge de la société Cema Promotions, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il y a en revanche lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Seysses la somme de 1 500 euros à verser à la société Cema Promotions sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de la commune de Seysses a refusé de délivrer à la société Cema Promotions un permis d'aménager est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Seysses de délivrer à la société Cema Promotions le permis d'aménager sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Seysses versera à la société Cema Promotions la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Seysses présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Cema Promotions et à la commune de Seysses.
Délibéré après l'audience du 7 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Grimaud, président,
Mme Lequeux, conseillère,
Mme Lucas, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
E. LUCAS
Le président,
P. GRIMAUD
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026