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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2205724

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2205724

vendredi 7 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2205724
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantTERCERO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 septembre 2022 et un mémoire en production de pièces enregistré le 4 octobre 2022, M. B D, représenté par Me Tercero, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté en date du 28 septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son transfert aux autorités allemandes responsables de sa demande d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet responsable de la procédure de détermination de l'Etat responsable de mettre un terme à cette procédure et de lui délivrer un dossier de demande d'asile à transmettre à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou si la demande d'aide juridictionnelle est rejetée, de lui verser la même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté méconnaît l'article 4 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 faute pour le préfet de démontrer qu'il a été bénéficiaire d'une information complète et immédiate sur ses droits dans une langue qu'il est raisonnable qu'il comprenne ;

- il méconnaît l'article 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 faute pour le préfet d'établir que l'entretien individuel aurait été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national ;

- il méconnaît l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la France est responsable de l'examen de sa demande d'asile dès lors que le préfet ne justifie pas que les autorités allemandes ont bien été saisies dans les délais requis ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'application de l'article 17 paragraphe 2 du règlement 604/2013 (UE) du 26 juin 2013, ainsi que les articles 3 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article 33 de la convention de Genève relative au statut des réfugiés de 1951 ainsi que l'article 15 de la directive 2011/95/UE ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de Genève du 28 juillet 1951,

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013,

- la directive n°2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les observations de Me Tercero, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens, abandonne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 603/2013 et précise que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 de ce règlement doit être accueilli car il n'a pas été suffisamment tenu compte de ce que la demande d'asile du requérant a été rejetée en Allemagne, que le défaut de qualification de la personne ayant mené l'entretien transparaît de ce défaut d'instruction, que cette situation caractérise également un défaut d'examen, que le préfet s'est contenté de produire le relevé des empreintes sans la réponse du ministère de l'intérieur, que c'est pourtant la transmission par le ministère de l'intérieur qui marque le point de départ de la procédure de détermination de l'Etat responsable, permettant d'apprécier si les autorités saisies ont été saisies en temps et en heure, que cette transmission peut aussi contenir des informations sur les autres pays dans lesquels le requérant a transité, que ce faisant le préfet ne rapporte pas la preuve du respect des délais et de la hiérarchie des critères du règlement Dublin, qu'il manque également le relevé Visabio, que sur le fond, la preuve est rapportée que la demande d'asile du requérant a été définitivement rejetée en Allemagne, que l'autorisation de faire appel lui a également été refusée, que de ce fait, le requérant est expulsable à tout moment du territoire allemand, que les autorités allemandes sont susceptibles de l'éloigner de force vers l'Azerbaïdjan, que le rapport AIDA relève la possibilité d'une détention avant éloignement pour les étrangers dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, que la décision attaquée est contraire aux articles 3 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qu'en effet, le requérant est originaire de la minorité lezghienne laquelle est discriminée en Azerbaïdjan, que son cousin a disparu entre les mains des autorités azerbaïdjanaise, qu'il craint des persécutions par ces autorités et qu'il y a lieu également d'annuler l'assignation par exception d'illégalité,

- les observations de M. D, assisté de Mme Jorjk'ia, interprète en russe, qui répond aux questions du magistrat désigné,

- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. D, né le 3 avril 1990 à Qabala (Azerbaïdjan), de nationalité azerbaïdjanaise, déclare être entré sur le territoire français le 23 août 2022 afin de solliciter l'asile. Lors de l'enregistrement de son dossier auprès de la préfecture de la Haute-Garonne, le relevé de ses empreintes a révélé qu'il avait introduit une demande similaire auprès des autorités allemandes le 6 octobre 2021. Saisies le 16 septembre 2022, les autorités allemandes ont fait connaître leur accord le 20 septembre 2022 en application de l'article 18.1 d du règlement (UE) n° 604/2013. Par deux arrêtés du 28 septembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a prononcé le transfert de M. D aux autorités allemandes et l'a assigné à résidence dans le département de la Haute-Garonne pour une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté en litige.

Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, en vertu de l'article 5 du même règlement : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. L'État membre veille à ce que le demandeur et/ou le conseil juridique ou un autre conseiller qui représente le demandeur ait accès en temps utile au résumé. ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. D a été reçu en entretien le 31 août 2022 dans les services de la préfecture de la Haute-Garonne. Le procès-verbal d'entretien mentionne que celui-ci a été mené par un agent qualifié de la préfecture de la Haute-Garonne et par le biais d'un interprétariat en russe rattaché à ISM Interprétariat. Aucune disposition n'impose la mention sur le compte rendu de l'entretien individuel prévu à l'article 5 précité de l'identité de l'agent qui a mené l'entretien et ce résumé ne saurait être regardé comme une correspondance au sens de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration. En vertu des dispositions combinées des articles L. 741-1 et R. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'arrêté du 10 mai 2019 désignant les préfets compétents pour enregistrer les demandes d'asile et déterminer l'Etat responsable de leur traitement, le préfet de la Haute-Garonne était compétent pour enregistrer la demande d'asile de l'intéressé et procéder à la détermination de l'Etat membre responsable de l'examen de cette demande. Par suite, les services de la préfecture de la Haute-Garonne, et en particulier les agents recevant les étrangers au sein du guichet unique des demandeurs d'asile mis en place dans cette préfecture, doivent être regardés comme ayant la qualité, au sens de l'article 5 précité du règlement (UE) n°604/2013, de " personne qualifiée en vertu du droit national " pour mener l'entretien prévu à cet article. Les moyens tirés de ce que la décision du préfet de la Haute-Garonne méconnaîtrait les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n°604/2013 du 26 juin 2013, et de l'article L. 111-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne sont donc pas fondés.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 23 du règlement (UE) n°604/2013 : " 1. Lorsqu'un État membre auprès duquel une personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), a introduit une nouvelle demande de protection internationale estime qu'un autre État membre est responsable conformément à l'article 20, paragraphe 5, et à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), il peut requérir cet autre État membre aux fins de reprise en charge de cette personne. / 2. Une requête aux fins de reprise en charge est formulée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, dans un délai de deux mois à compter de la réception du résultat positif Eurodac ("hit"), en vertu de l'article 9, paragraphe 5, du règlement (UE) n° 603/2013. ". Et aux termes de l'article 25 : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de reprise en charge de la personne concernée aussi rapidement que possible et en tout état de cause dans un délai n'excédant pas un mois à compter de la date de réception de la requête. Lorsque la requête est fondée sur des données obtenues par le système Eurodac, ce délai est réduit à deux semaines. / 2. L'absence de réponse à l'expiration du délai d'un mois ou du délai de deux semaines mentionnés au paragraphe 1 équivaut à l'acceptation de la requête, et entraîne l'obligation de reprendre en charge la personne concernée, y compris l'obligation d'assurer une bonne organisation de son arrivée. ".

6. Il ressort des pièces du dossier que les empreintes décadactylaires de M. D ont été relevées le 31 août 2022 à l'occasion du dépôt de sa demande d'asile. Si les pièces du dossier ne permettent pas de déterminer la date de réception du résultat de la comparaison de ces empreintes avec celles contenues dans le système Eurodac, laquelle a révélé que M. D avait déjà demandé l'asile en Allemagne, cette réception est nécessairement intervenue, au plus tôt, à cette même date. La préfecture a versé au dossier la copie de l'accord donné le 20 septembre 2022 par les autorités allemandes pour la reprise en charge de M. D. Il ressort de ce document que les autorités françaises ont saisi les autorités allemandes d'une requête le 16 septembre 2022, soit dans le délai de deux mois à compter de la réception, au plus tôt le 31 août 2022, du résultat positif Eurodac. Par suite le moyen tiré de ce que les autorités allemandes n'auraient pas été valablement saisies dans les délais prévus à l'article 23 du règlement (UE) n°604/2013 doit être écarté.

7. En troisième lieu, il ressort du résultat de la comparaison des empreintes de M. D avec celles contenues dans le système Eurodac, que le requérant a demandé l'asile en Allemagne le 6 octobre 2021. Les autorités allemandes ont accepté la reprise en charge de l'intéressé le 20 septembre 2022 sur le fondement du d) de l'article 18-1 du règlement (UE) n°604/2013. M. D, qui a déclaré lors de son entretien individuel n'avoir séjourné qu'en Allemagne avant son arrivée en France et qu'il n'avait pas de membre de sa famille dans un Etat membre, n'a fourni aux autorités françaises aucun élément établissant de manière manifeste qu'il entrerait dans le champ de l'un des critères de détermination de l'État membre responsable prévus au chapitre III de ce même règlement. Et s'il a soutenu à l'audience s'être vu délivrer un visa par les autorités polonaises, il n'a pu justifier de son existence, faute de produire à l'appui de ses écritures une copie de son passeport revêtu de ce visa. Le moyen tiré de la méconnaissance de la hiérarchie des critères de détermination de l'État membre responsable doit ainsi être écarté.

8. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas examiné sérieusement la situation de l'intéressé avant de prononcer son transfert aux autorités allemandes.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () 2. L'État membre dans lequel une demande de protection internationale est présentée et qui procède à la détermination de l'État membre responsable, ou l'État membre responsable, peut à tout moment, avant qu'une première décision soit prise sur le fond, demander à un autre État membre de prendre un demandeur en charge pour rapprocher tout parent pour des raisons humanitaires fondées, notamment, sur des motifs familiaux ou culturels, même si cet autre État membre n'est pas responsable () ". La faculté laissée à chaque Etat membre, par les dispositions précitées, de décider d'examiner une demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés par ledit règlement, ne constitue pas un droit pour les demandeurs d'asile. Le préfet n'est pas tenu de justifier, dans l'arrêté en litige, des raisons pour lesquelles il décide de ne pas faire application de la clause dérogatoire prévue à l'article 17 du règlement du 26 juin 2013.

10. M. D soutient que sa demande d'asile en Allemagne a été rejetée, qu'il sera alors expulsé vers l'Azerbaïdjan, pays qu'il a fui en raison des persécutions qu'il encourait. A l'appui de ses allégations, il produit une copie de la décision de rejet de sa demande d'asile par les autorités allemandes ainsi que sa traduction. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande d'asile du requérant, introduite auprès des autorités allemandes n'a pas été traitée par ces autorités dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile, ni que les risques que le requérant indique encourir en cas de retour dans son pays n'ont pas été évalués sérieusement alors que l'Allemagne est un Etat membre de l'Union européenne, partie à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New York, et à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, si le requérant verse à l'instance un rapport relevant que les étrangers sous procédure Dublin, ayant fait l'objet d'une décision définitive de rejet de leur demande d'asile, peuvent être placés en rétention à leur retour en Allemagne, cette circonstance ne permet pas d'établir que les autorités allemandes l'éloigneront à destination de l'Azerbaïdjan, sans procéder, préalablement, à une évaluation des risques auxquels il serait exposé en cas d'exécution d'une telle mesure. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Garonne a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, décider de ne pas faire application de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Pour les mêmes motifs, les arrêtés attaqués ne sont pas entachés d'une méconnaissance des article 3 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni d'une méconnaissance de l'article 33 de la convention de Genève et de l'article 15 de la directive 2011/95/UE et dès lors ces moyens ne peuvent qu'être écartés.

11. En sixième et dernier lieu, il résulte de ce qui précède que M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 28 septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé de son transfert aux autorités allemandes à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du même jour portant assignation à résidence.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions relatives à l'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Tercero la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Tercero et au préfet de la Haute-Garonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 octobre 202Le magistrat désigné,

F. A Le greffier,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme :

La greffière en chef,

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