mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2205806 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | LASPALLES |
Vu les procédures suivantes :
I. F une requête enregistrée le 4 octobre 2022 sous le n° 2205806 et des pièces enregistrées les 5 et 6 octobre 2022, M. C B A, représenté F Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022 F lequel le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son transfert aux autorités belges et l'arrêté du même jour F lequel il a été assigné à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa demande d'asile dans le délai de 72 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros F jour de retard, en application des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à son conseil en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté portant transfert aux autorités belges :
- cet arrêté est entaché d'une incompétence de son signataire ;
- cet arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- il n'a pas été informé de ce qu'il pouvait se rendre F ses propres moyens en Belgique en méconnaissance de l'article 26 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il n'a pas été informé du délai de transfert et des conséquences d'une inexécution du transfert dans le délai imparti quant à la détermination de l'Etat membre responsable du traitement de sa demande d'asile ;
- les pièces du dossier ne permettent pas de vérifier qu'il a bénéficié d'un entretien individuel avec une personne qualifiée en vertu du droit national, en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- il est impossible de s'assurer qu'il aurait reçu toute l'information requise sur la procédure Dublin en temps utile en méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- l'autorité préfectorale n'établit pas que les informations exigées F l'article 29 paragraphe 1er du règlement (UE) n° 603/2013 lui ont été fournies ;
- le résultat de la comparaison de ses empreintes décadactylaires n'a pas été vérifié F un expert en empreintes digitales, en méconnaissance de l'article 25 § 4 du règlement (UE) n° 603/2013 ;
- le préfet a édicté sa décision sans prendre en considération ses observations et sans se fonder sur des éléments objectifs ;
- il n'a pas été mis en mesure de quitter volontairement le territoire national ;
- les raisons pour lesquelles le transfert d'office a été décidé ne sont pas expliquées ;
- le préfet n'établit pas que la Belgique aurait été saisie d'une demande de reprise en charge en application de l'article 18.1 b du règlement (UE) n° 604/2013, ni n'apporte la preuve de l'accord de ces autorités ;
- le préfet n'a pas explicité les raisons pour lesquelles il considérait qu'il n'y a pas lieu de mettre en œuvre la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- l'arrêté contesté est entaché d'une erreur quant au fondement de la reprise en charge ;
- cet arrêté est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- cet arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article L. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :
- cet arrêté est entaché d'une incompétence de son signataire ;
- cet arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- cet arrêté est dépourvu de base légale ;
- il n'existait aucune nécessité de l'assigner à résidence ;
- cet arrêté porte une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir.
F un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il fait valoir que les arrêtés attaqués ont été abrogés.
II. F une requête enregistrée le 4 octobre 2022, sous le n° 2205833, M. G A, représenté F Me Tercero, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022 F lequel le préfet de la Haute-Garonne a décidé de son transfert aux autorités belges ainsi que l'arrêté du même jour portant assignation à résidence ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de mettre un terme à la procédure de détermination de l'Etat responsable et de lui délivrer un dossier de demande d'asile à transmettre à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sous astreinte de 100 euros F jour de retard quinze jours après la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de cette même somme sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
F un mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Il fait valoir que les arrêtés attaqués ont été abrogés.
F un mémoire enregistré le 6 octobre 2022, qui n'a pas été communiqué, M. B A, représenté F Me Tercero, doit être regardé comme déclarant se désister des conclusions de la requête n° 2205833.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Le Fiblec, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués F l'article L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. E,
- les observations de Me Laspalles, représentant M. B A, qui conclut aux mêmes fins F les mêmes moyens,
- les observations de M. B A, assisté de M. D, interprète en somali, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A doit être regardé comme déclarant se désister de sa requête n° 2205833. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. M. B A, ressortissant djiboutien né le 20 août 1992 à Djibouti, a déclaré être entré sur le territoire français le 25 août 2022 et s'est présenté à la préfecture de la Haute-Garonne le 5 septembre 2022 pour y formuler une demande d'asile. Lors de l'enregistrement de son dossier complet le même jour, le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'il avait introduit une demande similaire en Belgique le 21 décembre 2018 et le 10 janvier 2022. Les autorités belges ont été saisies le 7 septembre 2022 d'une demande de reprise en charge en application de l'article 18.1 b du règlement (UE) n° 604/2013 et ont été destinataires le 3 octobre 2022 d'un constat d'accord implicite en date du 22 septembre 2022. F deux arrêtés du 3 octobre 2022, dont M. B A demande l'annulation, le préfet de la Haute-Garonne a décidé de son transfert aux autorités belges et l'a assigné à résidence.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit F le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit F la juridiction compétente ou son président () ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B A, il y a lieu d'admettre l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
4. Si le préfet de la Haute-Garonne déclare, dans son mémoire en défense enregistré le 6 octobre 2022, que les arrêtés contestés ont été abrogés, il ne produit à l'appui de ses affirmation aucune décision portant abrogation. En outre, le préfet n'ayant pas donné satisfaction au requérant, les arrêtés contestés ne peuvent avoir fait l'objet d'une abrogation implicite. F suite, l'exception de non-lieu à statuer soulevée F le préfet de la Haute-Garonne ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Aux termes, de l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Lorsqu'un État membre auprès duquel une personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), a introduit une nouvelle demande de protection internationale estime qu'un autre État membre est responsable conformément à l'article 20, paragraphe 5, et à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), il peut requérir cet autre État membre aux fins de reprise en charge de cette personne. / 2. Une requête aux fins de reprise en charge est formulée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, dans un délai de deux mois à compter de la réception du résultat positif Eurodac (" hit "), en vertu de l'article 9, paragraphe 5, du règlement (UE) n° 603/2013. / Si la requête aux fins de reprise en charge est fondée sur des éléments de preuve autres que des données obtenues F le système Eurodac, elle est envoyée à l'État membre requis dans un délai de trois mois à compter de la date d'introduction de la demande de protection internationale au sens de l'article 20, paragraphe 2. () ". Aux termes de l'article 25 du même règlement : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de reprise en charge de la personne concernée aussi rapidement que possible et en tout état de cause dans un délai n'excédant pas un mois à compter de la date de réception de la requête. Lorsque la requête est fondée sur des données obtenues F le système Eurodac, ce délai est réduit à deux semaines. / 2. L'absence de réponse à l'expiration du délai d'un mois ou du délai de deux semaines mentionnés au paragraphe 1 équivaut à l'acceptation de la requête, et entraîne l'obligation de reprendre en charge la personne concernée, y compris l'obligation d'assurer une bonne organisation de son arrivée ".
6. Il résulte de l'arrêté litigieux portant transfert de M. B A aux autorités belges que ces dernières ont été saisies le 7 septembre 2022 d'une demande de reprise en charge en application de l'article 18.1 b) du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 après que le préfet de la Haute-Garonne a reçu, le 5 septembre 2022, un résultat positif Eurodac indiquant que l'intéressé avait introduit une demande d'asile en Belgique le 21 décembre 2018 et le 10 janvier 2022. Toutefois, le préfet de la Haute-Garonne produit à l'instance un échange de courriels entre les autorités françaises et les autorités belges datant des 3 et 4 octobre 2022, dont il ressort que le message transmis aux autorités belges le 7 septembre 2022 concernant le requérant était, F erreur, accompagné d'une requête aux fins de reprise en charge concernant une autre personne. Dans ces conditions, faute pour le préfet d'établir que les autorités belges ont été saisies d'une demande de reprise en charge en application des dispositions précitées, le moyen tiré de ce que l'arrêté du 3 octobre 2022 portant transfert de l'intéressé aux autorités belges est entaché d'une erreur de droit doit être accueilli.
7. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 octobre 2022 portant transfert aux autorités belges et, F voie de conséquence, de l'arrêté du même jour l'assignant à résidence.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
8. Aux termes de l'article L. 572-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision de transfert est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues au livre V. L'autorité administrative statue à nouveau sur le cas de l'intéressé. ".
9. Le présent jugement implique seulement qu'il soit statué de nouveau sur le cas de M. B A et qu'il soit muni, durant cet examen, d'une attestation de demande d'asile. F suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de procéder au réexamen de la situation de l'intéressé dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans cette attente, d'une telle attestation. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Laspalles renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Laspalles de la somme de 1 250 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B A F le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 250 euros sera versée à ce dernier.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte à M. B A du désistement de sa requête n° 2205833.
Article 2 : M. B A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 3 : Les arrêtés du préfet de la Haute-Garonne du 3 octobre 2022 sont annulés.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de réexaminer la situation de M. B A dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement et de le munir dans l'attente d'une attestation de demande d'asile.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B A à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Laspalles renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Laspalles une somme de 1 250 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant F le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 250 euros sera versée à M. B A.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2205806 est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. C B A, à Me Laspalles, et au préfet de la Haute-Garonne.
Copie en sera adressée à Me Tercero.
Rendu public F mise à disposition au greffe le 11 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
B. E La greffière,
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Nos 2205806, 2205833
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026