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AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2206047

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2206047

mardi 24 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2206047
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCOHEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 octobre 2022, Mme C A, représentée par Me Cohen, avocate, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer un récépissé de demande de titre ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance de son droit à être entendue, tel que garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations des articles 4 et 9 de l'accord franco-gabonais, l'absence de visa de long séjour ne pouvant à lui seul justifier un refus de séjour sur le fondement de ces stipulations ;

- le préfet de la Haute-Garonne n'a pas examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

Par une décision du 28 février 2023, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure,

- et les observations de Me Cohen, représentant Mme A, présente à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante gabonaise née le 19 novembre 1993, est entrée en France le 11 septembre 2016 sous couvert d'un passeport en cours de validité revêtu d'un visa de court séjour italien, délivré par les autorités consulaires, valable du 31 août au 14 octobre 2016. Le 30 décembre 2021, elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de la Haute-Garonne en faisant valoir sa qualité d'étudiante. Par un arrêté du 5 juillet 2022, le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la requête susvisée, Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Mme A ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 février 2023, il n'y a pas lieu de statuer sur ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :

3. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ".

4. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse non aux Etats membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union. Ainsi, le moyen tiré de sa méconnaissance par l'arrêté contesté, pris par une autorité d'un Etat membre, est inopérant. En revanche, il résulte également de la jurisprudence de la Cour de Justice que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient donc aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

5. En l'espèce, Mme A a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il résulte de ce qui précède qu'il lui appartenait, au besoin au cours de l'instruction de cette demande, de présenter à l'administration toute observation complémentaire utile, sans que le préfet de la Haute-Garonne ait à les solliciter expressément. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait été fait obstacle à ce qu'elle se prévale d'éléments utiles relatifs à sa situation personnelle avant que ne soit prise à son encontre l'arrêté qu'elle conteste et qui, s'ils avaient pu être communiqués en temps utile, auraient été de nature à influer sur le sens de cet arrêté. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait été privée de son droit à être entendue garanti par le droit de l'Union européenne.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

6. En premier lieu, la décision du 5 juillet 2022 vise les dispositions textuelles dont elle fait application, et notamment les articles 1, 4, 9, 10, 12 de la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Cette décision fait état des circonstances de fait à raison desquelles le préfet de la Haute-Garonne a estimé ne pas devoir faire droit à la demande de Mme A de délivrance d'un titre de séjour, considérant que son admission au séjour ne répondait pas à des considérations humanitaires ou ne se justifiait pas au regard de motifs exceptionnels, dès lors que l'ancienneté et la continuité de son séjour en France n'étaient pas établies depuis 2016 et en particulier avant 2019. Cette décision indique en outre que si Mme A est inscrite en deuxième année de licence de gestion appliquée aux sciences humaines et sociales, elle ne remplit pas la condition de détention d'un visa de long séjour pour obtenir, sur le fondement de la convention franco-gabonaise, un titre de séjour sur ce fondement sans qu'aucune circonstance ne justifie que soit dérogé à cette condition. Enfin, elle mentionne que Mme A est célibataire et sans charge de famille, qu'elle dispose toujours d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où réside toujours son père. Cette décision, qui comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement, est suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il ressort des termes mêmes de cette motivation, que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen sérieux de la situation de Mme A.

7. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 1er de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 : " () les ressortissants gabonais désireux de se rendre sur le territoire français doivent être en possession d'un passeport en cours de validité revêtu du visa de court ou de long séjour requis par la législation de l'Etat d'accueil () ". L'article 4 de ce traité stipule : " Pour un séjour de plus de trois mois, () les ressortissants gabonais à l'entrée sur le territoire français doivent être munis, outre des pièces mentionnées à l'article 1er ci-dessus et notamment du visa de long séjour (). " En vertu de l'article 9 de cette convention : " Les ressortissants de chacune des Parties contractantes désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement où s'effectue le stage, ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Ces dispositions ne font pas obstacle à la possibilité d'effectuer dans l'autre État d'autres types d'études ou de stages de formation dans les conditions prévues par la législation applicable. ". L'article 12 de cette convention stipule : " Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention. ".

8. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à Mme A qui se prévalait dans sa demande de sa qualité d'étudiante, le préfet de la Haute-Garonne, se fondant sur les stipulations précitées de l'article 9 de la convention franco gabonaise, a relevé que celle-ci ne justifiait pas être en possession d'un visa long séjour. Or, il est constant que Mme A, qui est entrée sur le territoire français sous couvert d'un passeport national revêtu d'un visa de court séjour, ne justifie pas d'un visa long séjour. C'est donc à bon droit que le préfet de la Haute-Garonne a refusé, pour ce motif, de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant.

9. En troisième lieu, il résulte des stipulations précitées de l'article 12 de la convention franco-gabonaise que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants gabonais désireux de poursuivre leurs études supérieures en France, dont la situation est régie par l'article 9 de cette convention. Par suite, la requérante ne peut utilement faire valoir que le préfet de la Haute-Garonne aurait également dû examiner sa demande sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

11. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative doit d'abord vérifier si des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifient la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale ", ensuite, en cas de motifs exceptionnels, si la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " est envisageable.

12. Mme A soutient qu'elle justifie de motifs d'admission exceptionnelle au séjour dès lors qu'elle séjournerait habituellement en France depuis 2016, soit depuis près de six ans à la date de la décision attaquée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée, qui est entrée en France munie d'un passeport seulement revêtu d'un visa de court séjour valable du 31 août au 14 octobre 2016, s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire national au-delà de l'expiration de son visa et n'a entrepris des démarches en vue de sa régularisation qu'en décembre 2021. Les pièces qu'elle produit, et en particulier les attestations, compte tenu des termes peu circonstanciés dans lesquels ils sont rédigés, ne suffisent pas à établir le caractère habituel de sa résidence en France au moins jusqu'en 2019. Dès lors, la situation de Mme A n'est pas de nature à caractériser, au regard de la durée de son séjour en France, l'existence de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

14. Mme A fait état de l'ancienneté de son séjour en France, de ce qu'elle y poursuit des études, et y dispose de liens personnels forts. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la requérante, qui est entrée en France munie d'un passeport seulement revêtu d'un visa de court séjour valable du 31 août au 14 octobre 2016, s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire national au-delà de l'expiration de son visa et n'a entrepris des démarches en vue de sa régularisation que le 31 décembre 2021. Il n'est pas établi que l'intéressée aurait eu pendant toute cette période, et au moins jusqu'en 2019, sa résidence habituelle en France. De plus, l'intéressée, qui est célibataire et sans charge de famille, dispose toujours d'attaches familiales dans son pays d'origine où réside encore son père avec lequel il n'est pas établi qu'elle n'aurait plus de contact. Par ailleurs si Mme A était, au jour de la décision attaquée, inscrite en deuxième année de licence de gestion appliquée aux sciences humaines et sociales, sa qualité d'étudiante n'a pas, en tout état de cause, pour finalité de permettre une installation durable en France. Dans ces conditions, et alors même que Mme A serait active sur le plan associatif, la décision en litige n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède, qu'aucun des moyens dirigés à l'encontre de la décision portant refus de séjour n'étant fondé, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

16. En second lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de la Haute-Garonne a procédé à un examen réel de la situation de la requérante avant de prononcer une obligation de quitter le territoire français à son encontre.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

17. Il résulte de ce qui précède, qu'aucun des moyens dirigés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant fondé, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral attaqué du 5 juillet 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d'injonction sous astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont Mme A demande le versement au profit de son conseil sur le fondement de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Cohen et au préfet de la Haute-Garonne.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Molina-Andréo, présidente,

Mme Soddu, première conseillère,

Mme Biscarel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.

La présidente-rapporteure,

B. MOLINA-ANDRÉO

L'assesseure la plus ancienne,

N. SODDU

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

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