mardi 14 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206071 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SADEK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 17 octobre 2022 et 25 avril 2023, Mme A B, représentée par Me Sadek, avocate, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 août 2022 par lequel le préfet du Tarn a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Tarn de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou familiale, sous astreinte de 300 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence de son signataire, en l'absence de délégation de signature régulièrement publiée, suffisamment précise, encore valable à la date de la décision attaquée ;
- tant la décision portant refus de séjour que la décision portant obligation de quitter le territoire français sont entachées d'un défaut de motivation ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, en l'absence de consultation préalable de de la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- si les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne s'appliquent pas, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en refusant son admission exceptionnelle au séjour, au regard de l'ancienneté de son séjour, de la scolarisation de ses enfants, de son intégration par le travail et de son intégration républicaine ; l'absence de visa de long séjour ne pouvait être opposée compte tenu de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ; le préfet devait tenir compte des difficultés de recrutement dans son domaine d'activité dans le département du Tarn ;
- l'arrêté attaqué méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien ;
- il méconnait les stipulations de l'article 7-b) de l'accord franco-algérien ;
- il a été pris en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants, en méconnaissance des stipulations du 1° de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2022, le préfet du Tarn conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une décision du 29 mars 2023, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, modifiée ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Molina-Andréo, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante algérienne née le 31 décembre 1983, est entrée régulièrement en France le 15 janvier 2016, munie de son passeport revêtu d'un visa de type C valable trente jours. A la suite du rejet de sa demande d'asile, elle a fait l'objet d'une première obligation de quitter le territoire français, par arrêté du préfet du Tarn du 1er avril 2019. Mme B n'a pas exécuté cette mesure d'éloignement et a sollicité, le 28 juin 2022, son admission exceptionnelle au séjour au titre de sa vie privée et familiale, et du travail. Par un arrêté du 31 août 2022, le préfet du Tarn lui a opposé un refus de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et de la fixation du pays de renvoi. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, M. Fabien Chollet, secrétaire général de la préfecture du Tarn, qui a signé l'arrêté attaqué, bénéficiait d'une délégation de signature du préfet du Tarn en date du 14 février 2022, régulièrement publiée le 15 février 2022 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 81-2022-069, à l'effet de signer notamment " les décisions de refus de délivrance de titre et de refus de séjour " et " les mesures d'éloignement ". Contrairement à ce que soutient Mme B, cette délégation est suffisamment précise. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, la décision de refus de séjour du 31 août 2022 vise les dispositions textuelles dont elle fait application, tels que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles 6-5) et 7-b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles et le 1° de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990. Cette décision fait état des motifs de fait à raison desquelles le préfet du Tarn a estimé ne pas devoir faire droit à la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par Mme B tant au titre de sa vie privée et familiale que de son insertion professionnelle. A cet égard, elle indique, d'une part, que si l'intéressée est arrivée en France le 23 mars 2016, elle a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement par arrêté préfectoral du 1er avril 2019 à la suite du rejet de sa demande d'asile et s'est maintenue en situation irrégulière en France pendant plusieurs années, d'autre part que si elle se prévaut de deux promesses d'embauche en contrat à durée indéterminée à temps partiel en qualité d'aide à domicile et d'un emploi familial en contrats CESU depuis seulement avril 2021, son activité professionnelle en situation irrégulière ne constitue pas un motif exceptionnel ou humanitaire, enfin que si ses enfants sont scolarisés en France, elle ne fait pas état de liens d'une particulière intensité en dehors de sa cellule familiale. La décision relève que Mme B ne peut davantage obtenir la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié sur le fondement de l'article 7-b) de l'accord franco-algérien à défaut de détention d'un visa de long séjour. Elle ajoute qu'il n'est pas établi que Mme B serait dépourvue de liens personnels et familiaux en Algérie où résident ses parents, ni qu'il existerait un obstacle à ce qu'elle y retourne avec ses enfants et à ce que ceux-ci y poursuivent leur scolarité. Cette décision, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de Mme B, comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement. Par suite, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée au regard des exigences des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
4. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 que la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. Dès lors, en vertu de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français, prise en application du 3° de l'article L. 611-1 du même code, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté en litige que le préfet du Tarn a procédé à un examen particulier de la situation personnelle, familiale et professionnelle de la requérante.
6. En quatrième lieu, aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article 9 du même accord : " (). Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis al.4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ".
7. Aux termes de l'article R. 5221-11 du code du travail : " La demande d'autorisation de travail relevant des 4°, 8°, 9°, 13° et 14° de l'article R. 5221-3 est faite par l'employeur. / Elle peut également être présentée par une personne habilitée à cet effet par un mandat écrit de l'employeur. ". Aux termes de l'article R. 5221-14 du même code : " Peut faire l'objet de la demande prévue à l'article R. 5221-11 l'étranger résidant hors du territoire national ou, lorsque la détention d'un titre de séjour est obligatoire, l'étranger résidant en France sous couvert d'une carte de séjour, d'un récépissé de demande ou de renouvellement de carte de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour. ".
8. Il ressort des stipulations précitées de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 que l'octroi du certificat de résidence est subordonné notamment à la production d'un contrat de travail revêtu du visa des services chargés du contrôle des travailleurs immigrés. Il résulte par ailleurs de l'application combinée de ces stipulations et des dispositions précitées du code du travail qu'aucune stipulation de l'accord franco-algérien ni aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet, saisi par un étranger déjà présent sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un visa de long séjour, d'examiner la demande d'autorisation de travail ou de la faire instruire par les services compétents du ministère du travail, préalablement à ce qu'il soit statué sur la demande de l'intéressé tendant à la délivrance d'un certificat de résidence.
9. Mme B soutient qu'elle a transmis à la préfecture, lors de sa demande de titre de séjour, une demande d'autorisation de travail et que l'arrêté litigieux est entaché d'un vice de procédure, dès lors que le préfet du Tarn n'a pas saisi préalablement la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi. Toutefois, il est constant que l'intéressée, qui est entrée sur le territoire français munie de son passeport revêtu d'un visa de court séjour de type C, valable trente jours, n'a, par la suite, jamais disposé d'un visa de long séjour. En l'absence d'un tel visa de long séjour, le préfet du Tarn n'était pas tenu de faire instruire sa demande par les services compétents du ministère du travail. Pour le même motif, le préfet, qui a examiné d'office si la requérante pouvait prétendre à un certificat de résidence sur le fondement du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 28 décembre 1968, n'a pas méconnu ces stipulations en estimant qu'elle n'en remplissait pas les conditions.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles : " ()/ Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / (). ".
11. Mme B, qui est entrée en France le 23 mars 2016, avec son époux, dont elle est désormais divorcée, et ses deux enfants nés en 2008 et 2011 en Algérie, se prévaut de l'ancienneté de son séjour en France et de la scolarisation de ses enfants sur lesquels elle a l'autorité parentale exclusive, ainsi que de son intégration tant professionnelle que républicaine. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la requérante s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français à la suite du rejet de sa demande d'asile, en dépit d'une mesure d'éloignement prise à son encontre le 1er avril 2019 par le préfet du Tarn. La seule production de deux promesses d'embauche et de documents attestant d'une faible activité professionnelle en 2021 en qualité d'aide à domicile chez des personnes âgées, ne saurait suffire à caractériser, à la date de l'arrêté attaqué à laquelle s'apprécie sa légalité, une insertion professionnelle stable, alors qu'il ressort des pièces du dossier que la requérante n'a déclaré sur l'ensemble de la période allant de 2016 à 2022 que 4 089 euros de revenus. En outre, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale, composée de Mme B et ses deux enfants, se reconstitue en Algérie où il n'est pas établi que les enfants, compte tenu de leur âge, ne pourraient y poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme B serait dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 33 ans et où résident encore ses parents, ni qu'elle aurait tissé des liens d'une intensité, d'une ancienneté et d'une stabilité particulières en France. Dans ces conditions, le préfet du Tarn n'a pas porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs opposés. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. En sixième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir. Cet article, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
13. En l'espèce, eu égard aux éléments relatifs à la situation de Mme B rappelée au point 11, le préfet du Tarn n'a pas entaché l'arrêté attaqué d'une erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant de la faire bénéficier d'une mesure de régularisation.
14. En septième lieu, aux termes du 1. de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté contesté ferait obstacle à la reconstitution en Algérie de la cellule familiale de Mme B et à la poursuite hors du territoire français de la scolarité de ses deux enfants. Dans ces conditions, l'arrêté en litige ne portant pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants de la requérante, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 31 août 2022.
Sur les autres conclusions de la requête :
17. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles relatives aux frais de l'instance ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Sadek et au préfet du Tarn.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Molina-Andréo, présidente,
Mme Soddu, première conseillère,
Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2023.
La présidente-rapporteure,
B. MOLINA-ANDRÉO
L'assesseure la plus ancienne,
N. SODDU
La greffière,
S. BALTIMORE
La République mande et ordonne au préfet du Tarn en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026