mercredi 26 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206164 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 octobre 2022 et des pièces enregistrées le 26 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 17 octobre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachées d'un défaut de motivation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation et, ainsi d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision du même jour portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision du même jour portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par les décisions du même jour portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire elles-mêmes illégales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le recours est forclos du fait de sa tardiveté et, à titre subsidiaire, que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A, qui informe les parties présentes à l'audience qu'il est susceptible de substituer d'office aux dispositions du 5° de l'article L. 611-1 celles du 2° de ce même article,
- les observations de Me Sarasqueta, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et soutient que la requête n'est pas tardive car la décision a été notifiée sans la présence de l'interprète, que le recours est tout à fait recevable, que la recevabilité doit être appréciée à la lumière de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 1er juin 2018, que l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposait que les principales informations soient communiquées au requérant dans une langue qu'il comprend, qu'il doit y avoir un contrôle de proportionnalité au regard de la vie privée et familiale de l'intéressé, qu'il est le père de quatre enfants dont le troisième est atteint d'autisme, que l'enfant a été reconnu handicapé par la MDPH, que le requérant a eu des difficultés pour prouver sa contribution à l'entretien et l'éducation de ses enfants, car il était incarcéré, mais il est désormais propriétaire d'une boucherie, et sera présent aux convocations du juge des enfants, que la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée car il est père de quatre enfants qui sont sur le territoire français, que pour les mêmes motifs, l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant a été méconnu, et qu'il est de l'intérêt de ses enfants, en bas âge, que le requérant reste en France,
- les observations de M. C, assisté de Mme D, interprète en arabe, qui répond aux questions du magistrat désigné,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, né le 20 septembre 1978 à Oran (Algérie), de nationalité algérienne, déclare être entré en France en mars 2019. Le 3 décembre 2020, il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai assorti d'une interdiction de retour sur le territoire français d'un an édicté par le préfet de la Haute-Garonne, dont la légalité a été confirmée par un arrêt du 31 mai 2021 de la Cour administrative d'appel de Bordeaux. Par un arrêté du 17 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par sa présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
3. En premier lieu, la décision attaquée vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique que M. C est entré en France sous couvert d'un visa court séjour en mars 2019, qu'il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an le 3 décembre 2020 dont la légalité a été confirmée par un arrêt du 31 mai 2021 de la Cour administrative d'appel de Bordeaux, qu'il a été fait l'objet d'une peine de six mois d'emprisonnement prononcée par jugement du tribunal correctionnel de Toulouse en date du 13 juin 2022 pour des faits de " violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, récidive ". Le préfet de la Haute-Garonne indique également que le requérant est divorcé et père de trois enfants, dont la mère est en situation régulière et qu'il ne justifie pas participer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants et particulièrement de son fils qui présente des difficultés de santé. Les décisions attaquées comportent donc l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. " Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Ces stipulations sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
5. En l'espèce, M. C ne démontre pas qu'il participerait effectivement à l'entretien et l'éducation de ses enfants, notamment de son enfant présentant des difficultés de santé, par la seule production d'une convocation devant le juge des enfants prévue le 10 novembre 2022, d'un acte de propriété et de la carte d'invalidité de son fils alors que la Cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté son précédent recours à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français édicté à son encontre le 3 décembre 2020 au motif qu'il ne résidait pas avec eux, qu'il n'apportait aucun élément permettant d'établir qu'il s'occuperait particulièrement de son fils ni qu'il participerait à l'entretien ou à l'éducation de ses enfants. Dans ces conditions, les décisions contestées ne peuvent être regardées, dans les circonstances de l'espèce, comme méconnaissant l'intérêt supérieur des enfants de M. C. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant dont seraient entachées ces décisions doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de M. C avant de prononcer la mesure d'éloignement en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En second lieu, si M. C se prévaut de la présence de ses quatre enfants en France, il résulte de ce qui été dit au point 5 du présent jugement que l'intéressé ne démontre pas sa participation à leur éducation et leur entretien. En se bornant à produire un acte de propriété daté du 30 décembre 2020, il n'établit pas qu'il aurait fixé le centre de ses intérêts privés en France. De plus, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est défavorablement connu des services de police, qu'il a été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à deux d'emprisonnement dont une année avec sursis pour des faits de détention, d'offre et de cession non autorisée de stupéfiants, et qu'il a de nouveau été condamné à une peine de six mois d'emprisonnement par un jugement du 13 juin 2022 du tribunal correctionnel de Toulouse pour des faits de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, en présence d'un mineur, par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, récidive. Enfin, il est constant qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident ses parents ainsi que ses frères et sœurs. Par suite, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à soutenir que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. C s'est maintenu au-delà de la validité de son visa court séjour, valable jusqu'au 25 septembre 2019, qu'il n'a jamais sollicité de titre de séjour et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement à l'exécution de laquelle il s'est soustrait. Lors de son audition du 15 septembre 2022 par la police aux frontières, il a déclaré ne pas souhaiter repartir dans son pays d'origine. Bien que le requérant produit une copie de son passeport algérien en cours de validité, il ne justifie pas d'un hébergement stable sur le territoire, de sorte que le préfet a pu valablement retenir qu'il ne disposait pas de garanties de représentation suffisantes. Par suite, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées ni d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
11. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de cette mesure.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans est illégale en raison de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte de ces dispositions que lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
14. Il ressort des pièces du dossier que M. C n'est présent en France que depuis l'année 2019, qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et comme il a été énoncé aux points précédents du présent jugement, il n'établit pas sa participation à l'éducation et à l'entretien de ses enfants et son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire. Dans ces circonstances, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, le préfet n'a pas commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées ni davantage une erreur manifeste d'appréciation de la situation personnelle du requérant.
15. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 17 octobre 2022.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Sarasqueta la somme réclamée en application des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Sarasqueta et au préfet de de la Haute-Garonne.
Lu en audience publique le 26 octobre 2022.
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne au préfet de de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026