mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206485 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | JAY |
Vu la procédure suivante :
E une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 novembre et 12 décembre 2022, M. D A, représenté E Me Jay, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2022 E lequel la préfète du Lot a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Lot, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour d'une durée d'un an mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, et dans l'attente, de lui remettre dès notification, un autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros E jour de retard, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, et rendre une décision dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros E jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserver que son conseil renonce à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, ou, à titre subsidiaire, sur le fondement du seul article L. 761-1.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut d'examen personnel dès lors qu'elle ne prend pas en compte son état de santé lié au traumatisme subis dans son pays d'origine ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à défaut de saisine du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation dès lors que la préfecture avait connaissance de ses problèmes de santé ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 (9°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une exceptionnelle gravité qu'elle emporte sur sa situation personnelle;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration en l'absence d'indication sur la possibilité de compléter son dossier ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen dès lors qu'elle ne prend pas en compte son état de santé ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
E un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2022, la préfète du Lot conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont attribués E l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les observations de Me Jay, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins E les mêmes moyens et soutient que le requérant est entré en France alors qu'il était mineur, qu'il a été confié à l'ASE, qu'il a été pris en charge et accompagné E le conseil départemental du Lot, qu'au terme de son accompagnement, il est ressorti des difficultés relationnelles, liées à un passé traumatisant tant en Sierra Leone que lors de son parcours migratoire, qu'il a déclaré avoir été enlevé E un groupe mafieux en Sierra Leone, qu'au cours de cet enlèvement de plusieurs mois, il a subi des actes violents avec l'injonction de prendre des médicaments, qu'il a été à plusieurs reprises battu, que la Cour nationale du droit d'asile comme l'office français de protection des réfugiés et apatrides ont considéré que ses dires étaient corroborés, qu'il a en effet fait l'objet d'une expertise médicale dont il est ressorti que son corps portait la trace de multiples blessures, qu'il a été contraint de quitter la Sierra Leone et a subi de nouvelles violences au Mali et en Lybie, qu'il s'agit d'une personne très fragilisée, qu'une tentative de suicide a probablement eu lieu en janvier 2021, que son état nécessite des soins qu'il a été difficile de mettre en place, qu'il a en effet été réticent à prendre des médicaments, qu'un travail a été mené avec une équipe de soignants à Bordeaux, qu'ils ont pu mettre en place une prise en charge adaptée à ce syndrome aigu, que dans un certificat du 8 novembre 2022, il est indiqué qu'il est suivi depuis plus d'un an autour de soins spécialisés, que la psychiatre indique qu'une expulsion vers la Sierra Leone est inenvisageable avec un risque élevé de passage à l'acte suicidaire, qu'au surplus les soins ne sont pas disponibles dans le pays d'origine, que le retour au pays entraînerait une re-traumatisation, que les démarches administratives ont pu être source d'angoisse pour le requérant, que la préfecture n'a pas évalué la situation au regard de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'analyse du dossier n'a pas été faite sur le fondement initial, qu'il en résulte une erreur de droit de nature à entraîner l'annulation (CE, 1er février 2016, n°392965), que de manière indiscutable, le requérant est atteint d'un syndrome de stress post-traumatique, que la préfecture n'a pas examiné pourtant ce volet alors qu'elles avaient pleinement connaissance de sa situation psychique, car notamment elle disposait des décisions de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile, qui retiennent l'existence de sévices physiques et psychologiques, ainsi qu'une note sociale et un mél adressé à la préfecture qui font mention de l'intervention d'équipes médicales en pédo-psychiatrie et d'entretiens ethno-psychiatriques, qu'il en résulte un vice de procédure en raison du défaut de saisine du collège des médecins de l'OFII, qu'il n'existe pas en Sierra Leone de structures capables d'accueillir M. A, que cette situation est documentée E un rapport de l'OMS et d'Amnesty International, que M. A n'a plus de famille qui pourrait l'accompagner dans son pays, que la décision doit donc être annulée sur le fondement de l'article L. 611-3-9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des conséquences d'une exceptionnelle gravité des conséquences de la mesure d'éloignement, qu'il en ira de même de la décision fixant le pays de renvoi, que l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile n'ayant pas examiné la situation du requérant sous l'angle médical, que le traumatisme qu'il a subi trouve son origine dans son pays, que la préfecture passe sous silence cet aspect médical,
- les observations de M. A, assisté E M. C, interprète en langue peul, qui répond aux questions du magistrat,
- la préfète du Lot n'est ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 31 mars 2003 à Freetown (Sierra-Léone), ressortissant sierra-léonais, déclare être entré sur le territoire français le 1er septembre 2018. Il a fait l'objet d'une prise en charge E l'aide sociale à l'enfant à la suite de l'ordonnance de placement provisoire du procureur de la République le 24 septembre 2019, confirmée E un jugement de placement en date du 26 décembre 2019. Il a sollicité une première demande de protection internationale rejetée E une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 7 septembre 2020, devenue définitive. Il s'est présenté à la préfecture du Lot le 17 février 2021 pour demander son admission exceptionnelle au séjour. Il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile le 4 mars 2021. Sa demande de réexamen a été rejetée E l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 17 septembre 2021, puis E la Cour nationale du droit d'asile le 19 juillet 2022. E un arrêté du 25 octobre 2022, la préfète du Lot a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. E sa requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () E la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Lorsque le requérant choisit de hiérarchiser, avant l'expiration du délai de recours, les prétentions qu'il soumet au juge de l'excès de pouvoir en fonction de la cause juridique sur laquelle reposent, à titre principal, ses conclusions à fin d'annulation, il incombe au juge de l'excès de pouvoir de statuer en respectant cette hiérarchisation, c'est-à-dire en examinant prioritairement les moyens qui se rattachent à la cause juridique correspondant à la demande principale du requérant.
4. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens assortissant la demande principale du requérant mais retient un moyen assortissant sa demande subsidiaire, le juge de l'excès de pouvoir n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler la décision attaquée. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande principale.
5. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "
6. La préfète du Lot en édictant l'arrêté portant refus de séjour de M. A du 25 octobre 2022, s'est fondée sur la circonstance qu'il ne pouvait pas se prévaloir de l'application des dispositions de l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une admission exceptionnelle au séjour E le travail. Toutefois, il est constant que M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur la base de l'article L. 435-3 du même code, spécifique à sa situation d'étranger confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans. La préfète du Lot, en s'abstenant d'examiner cette demande de titre de séjour dont elle était pourtant régulièrement saisie, a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation de M. A.
7. E suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens assortissant sa demande subsidiaire, M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 25 octobre 2022 E laquelle la préfète du Lot a refusé la délivrance d'un titre de séjour et, E voie de conséquence, des décisions l'obligeant à quitter le territoire dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
8. Eu égard au motif d'annulation, il y a seulement lieu d'enjoindre à la préfète de réexaminer la situation de M. A. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Jay renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Jay de la somme de 1 250 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. A E le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 250 euros sera versée à ce dernier.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 25 octobre 2022 E lequel la préfète du Lot a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Lot de procéder au réexamen de la situation de M. A.
Article 4 : L'État versera la somme de 1 250 euros à Me Jay, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Jay renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. D A , à Me Jay et à la préfète du Lot.
Rendu public E mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. BLe greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne à la préfète du Lot, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
No 2206485
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026