mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206526 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GUEYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 novembre 2022 et 14 mars 2023, M. A C, représenté par Me Gueye, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a abrogé son récépissé de demande de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'erreur de droit eu égard aux dispositions des articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article 47 du code civil ;
- il méconnaît les dispositions des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article 371-2 du code civil ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- il viole les stipulations des articles 3§1 et 9 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- il viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant abrogation de son récépissé de demande de titre de séjour est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Douteaud,
- et les observations de Me Gueye, représentant M. C, en présence de ce dernier.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant guinéen né le 4 avril 1995, déclare être entré en France au cours du mois de décembre 2016. Le 11 avril 2017, il a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée en dernier ressort par la Cour nationale du droit d'asile le 12 juillet 2018. Par arrêté du 6 juin 2019, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours. Par un autre arrêté du 1er septembre 2020, dont la légalité a été confirmée le 5 avril 2022 par la cour administrative d'appel de Bordeaux, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai. Le 12 avril 2022, M. C a déposé une demande en vue de son admission au séjour en qualité de parent d'un enfant français. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a rejeté sa demande.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. C ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2023, ses conclusions tendant à être admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, la décision attaquée de refus de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée, et ce de manière suffisamment précise pour mettre le requérant en mesure de les contester utilement. Par suite, et alors que le préfet n'est pas tenu de faire état de tous les éléments de la situation du requérant, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. C. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande :/1° Les documents justifiants de son état civil ;/2° Les documents justifiants de sa nationalité () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil () des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ".
6. Il résulte de la combinaison des articles L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 47 du code civil et de l'article 1er du décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 qu'en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte lorsqu'il est rédigé dans les formes usitées dans ce pays, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. Il incombe donc à l'administration de renverser la présomption précitée en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre Etat, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.
7. Par ailleurs, pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
8. M. C soutient tout d'abord que la décision attaquée méconnaît les dispositions précitées dès lors qu'il a bien remis une carte d'identité consulaire. Toutefois, la décision attaquée n'est pas fondée sur l'absence de présentation de ce document.
9. Le requérant soutient ensuite avoir fourni un acte de naissance authentique à l'appui de sa demande de titre de séjour. Pour remettre en cause l'authenticité de cet acte, le préfet de la Haute-Garonne s'est fondé sur une analyse de la cellule fraude documentaire et à l'identité de la direction interdépartementale de la police aux frontières de Toulouse du 15 avril 2022 qui a conclu que les documents d'état civil produits par le requérant à l'appui de sa demande de carte de séjour étaient irréguliers. Cette analyse relève notamment la modification de la date de naissance figurant sur l'acte de naissance de M. C et, s'agissant de sa carte nationale d'identité guinéenne, l'utilisation d'une impression jet d'encre révélée par l'absence de micro impressions et d'encres fluorescentes. Les anomalies que présente la carte d'identité, au demeurant non contestées par le requérant, étaient suffisantes pour conclure au défaut d'authenticité des documents d'état civil produits et ainsi, conduire le préfet, comme il y était tenu, à rejeter la demande de délivrance de titre de séjour présentée par M. C. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces dernières stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Aux termes de l'article 9 de la même convention : " 1. Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant () ".
12. D'une part, en se bornant à soutenir que la décision attaquée ne fait pas référence à l'intérêt supérieur de l'enfant, M. C n'établit pas que le préfet de la Haute-Garonne n'en aurait pas tenu compte pour prendre la décision attaquée. Au demeurant, cette décision n'a pas pour effet de séparer le requérant de sa fille. Le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3§1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit dès lors être écarté.
13. D'autre part, les stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne créent d'obligations qu'entre les Etats sans ouvrir de droits aux intéressés. Par suite, M. C ne peut utilement invoquer la violation de ces stipulations de cet article pour contester la légalité de la décision attaquée.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Aux termes de l'article 371 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. /Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur. "
15. Si M. C soutient que le préfet de la Haute-Garonne a méconnu les dispositions précitées dès lors qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de sa fille, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet s'est exclusivement fondé sur le défaut d'authenticité de ses actes d'état civil. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté comme inopérant. Pour le même motif, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation alors, au surplus, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille.
16. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
17. M. C soutient tout d'abord qu'il entretient une vie commune avec la mère de sa fille, ressortissante française, depuis trois ans. Toutefois il n'établit pas l'ancienneté de cette relation à la date de la décision attaquée par la seule production d'une attestation d'hébergement rédigée par l'intéressée, les autres justificatifs dont il se prévaut étant postérieurs à la date d'adoption de cette même décision. Si M. C soutient également avoir tissé des liens personnels sur le territoire et s'investir dans les activités d'une association, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Enfin, à supposer que le requérant entretienne une relation intense avec sa fille, ce qu'il ne démontre pas par les quelques pièces qu'il produit, la décision attaquée n'a pas pour effet de le séparer de son enfant. Par suite, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale tel que protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de séjour doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions dirigées contre la décision abrogeant le récépissé de demande de titre de séjour doivent également être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
19. Les conclusions à fin d'annulation de M. C étant rejetées, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. C demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission de M. C à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Gueye et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 juillet 2024.
La rapporteure,
S. DOUTEAUDLa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026