mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206544 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SARASQUETA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 novembre 2022 et un mémoire enregistré le 13 décembre 2022, M. C I, représenté par Me Sarasqueta, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 10 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre le préfet de la Haute-Garonne de faire procéder sans délai à la suppression du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et, dans l'hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- elles sont entachée d'un défaut de compétence,
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration,
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation,
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration,
- elle est privée de base légale,
- elle est entachée d'un erreur manifeste d'appréciation de sa situation et ses conséquences dès lors que la décision pouvait être édictée depuis seulement onze jours à la date de l'acte querellé, qu'il a à peine dix-huit ans, que les violences dont il a fait l'objet dans le foyer où il été hébergé l'ont empêché de mener à terme l'évaluation par le conseil départemental et de disposer d'un accompagnement rapproché et qu'il fait preuve d'une volonté de s'intégrer,
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation,
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision du même jour portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale,
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle compte tenu de son âge, de ce qu'il a erré durant sa minorité et de ce qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement,
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation,
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par la décision du même jour portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale,
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation compte tenu de la contradiction entre les motifs de l'arrêté et son dispositif,
- elle est privée de base légale dans la mesure où elle est justifiée par les décisions du même jour portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire elles-mêmes illégales,
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de la particularité de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Sarasqueta, représentant M. I, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le requérant était âgé de dix-huit ans, deux mois et onze jours à la date de la décision attaquée, que le Conseil d'Etat a jugé qu'aucune obligation de quitter le territoire français ne pouvait être édictée avant l'âge de dix-huit ans et deux mois, qu'il s'est présenté au Dispositif Départemental d'Accueil, d'Evaluation et d'Orientation des Mineurs E (F), où il a subi de nombreuses violences, qu'il a fugué, que des éducateurs du Club de prévention l'ont pris en charge, que l'éducatrice du Club relève que le requérant fait part de son envie de s'intégrer, que le Club veut le positionner sur des chantiers éducatifs, que les circonstances particulières auraient dû conduire le préfet de la Haute-Garonne à ne pas édicter une mesure d'éloignement sans délai de départ volontaire, que le préfet mentionne dans les motifs de son arrêté une durée d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an alors que le dispositif édicte une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, de sorte que cette décision n'est pas motivée, que de toute manière cette mesure est disproportionnée, que le requérant est en France depuis deux ans, que la majorité de ce séjour s'est faite en situation régulière, qu'il a erré mais a recréé un lien avec le club de prévention, qu'il n'a jamais fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public, que les mentions du Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) ne sont pas fiables,
- les observations de M. I, assisté de M. B D, interprète en langue arabe, qui répond aux questions du magistrat désigné
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. I, né le 31 août 2004 à Casablanca (Maroc), de nationalité marocaine, déclare être entré en France en 2020. Par un arrêté du 10 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par sa présente requête, M. I demande au tribunal d'annuler ces décisions.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose que : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
3. Par un arrêté du 18 octobre 2022, publié le lendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Haute-Garonne a donné délégation à Mme G H, cheffe de bureau, pour signer les mesures d'éloignement et les mesures les assortissant, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture, de la directrice des migrations et de l'intégration et de l'adjointe à cette directrice. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée vise l'ensemble des dispositions et stipulations, dont elle fait application, et en particulier le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle indique les conditions d'entrée et de séjour de l'intéressé en France et décrit sa situation personnelle, en particulier qu'il est célibataire et sans charge de famille et que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables, compte tenu notamment du fait qu'il a vécu une majeure partie de sa vie dans son pays d'origine. Elle précise qu'il n'est pas porté atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La décision attaquée comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision litigieuse doit être écarté.
5. En deuxième lieu, la décision par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a fait obligation à M. I de quitter le territoire français, pris sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas été prise pour l'application d'un refus de séjour. Cette décision n'a pas davantage pour base légale un tel refus. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision de refus de séjour, soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
6. En troisième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. I est entré récemment en France, à la fin de l'année 2020. Il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays où résident ses parents et ses deux frères et où il a vécu la majorité de sa vie. S'il se prévaut de ce qu'il est entré en France alors qu'il était mineur mais n'a pu bénéficier d'une prise en charge dans une structure adaptée en raison des violences qu'il dit avoir subies, cette seule circonstance ne lui ouvre aucun droit au séjour sur le territoire français. Dans ces conditions, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. I et des conséquences qu'elle emporte sur celle-ci.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le 1° et le 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne avec une précision suffisante les considérations de faits sur lesquelles il repose, rappelant en particulier que M. I est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, qu'il ne dispose pas de garanties de représentation suffisantes et qu'il ne justifie pas de circonstances particulières. Dès lors, la décision est suffisamment motivée.
8. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été développé précédemment que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale. Par suite, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision portant refus de délai de départ volontaire doit être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()/ 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
10. Compte tenu de l'ensemble des motifs exposés au point 7, et notamment de la circonstance que M. I n'a pas présenté de document d'identité ou de voyage en cours de validité mais a déclaré au cours de son audition que son passeport avait été brûlé en Espagne et que sa carte d'identité avait été perdue en mer, le préfet de la Haute-Garonne qui ne s'est pas estimé en compétence liée, a pu légalement considérer qu'il existait un risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. La circonstance qu'il soit âgé de dix-huit ans, qu'il n'ait pas été pris en charge par le conseil départemental au cours de sa minorité et qu'il n'ait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, n'est pas de nature à caractériser une circonstance particulière au sens des dispositions précitées de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, M. I n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, aurait méconnu les dispositions citées au point 9.
11. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 10 du présent jugement, M. I n'est pas fondé à soutenir que le préfet a entaché sa décision portant refus de délai de départ volontaire d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
12. En premier lieu, la décision fixant le pays de renvoi comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
13. En second lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
14. Si l'arrêté litigieux mentionne dans ses motifs que la situation de M. I justifie une interdiction de retour sur le territoire français d'un an, son dispositif fixe une durée d'interdiction de retour d'une durée de deux ans. Le requérant est fondé à demander l'annulation de cette mesure, en raison de cette contradiction entre les motifs et le dispositif de l'arrêté.
15. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que M. I est seulement fondé à demander l'annulation de la décision en date du 10 novembre 2022 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
16. L'annulation de la seule décision portant interdiction de retour sur le territoire français implique que le préfet procède à l'effacement du signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen de M. I dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
17. Sous réserve de l'admission définitive du requérant à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de Me Sarasqueta à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Sarasqueta la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. I.
D E C I D E :
Article 1er : M. I est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet de la Haute-Garonne en date du 10 novembre 2022 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Garonne de supprimer le signalement aux fins de non-admission de M. I dans le système d'information Schengen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive du requérant à l'aide juridictionnelle et de la renonciation de Me Sarasqueta à percevoir la part contributive de l'Etat, ce dernier versera la somme de 1 000 euros à Me Sarasqueta au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant, la somme de 1 000 euros sera versée à M. I.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C I, à Me Sarasqueta et au préfet de de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. A Le greffier,
B. GALAND
La République mande et ordonne au préfet de de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026