mercredi 18 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206545 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DIAKA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 14 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Diaka, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire sans délai, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour à défaut d'examiner sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat les entiers dépens et une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation au regard des dispositions des articles L. 211-5 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen ;
- elle est entachée d'erreurs de fait en ce qu'elle mentionne qu'il est entré en France " dépourvu des documents et visas exigés " et qu'il n'a jamais sollicité de titre de séjour ;
- elle emporte des conséquences d'une extrême gravité sur sa situation ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- il n'a pas eu les informations permettant d'avertir son conseil, son consulat ou tout autre personne de son choix afin de connaitre les éléments principaux de la décision et n'a donc pas été en mesure d'assurer en temps utile l'exercice de ses droits en violation du respect des droits de la défense ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreurs de fait dès lors qu'il est entré régulièrement sur le territoire français, qu'il a tenté de régulariser sa situation et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement ;
- il justifie de circonstances particulières ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- il justifie de circonstances particulières.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il demande au tribunal de substituer aux dispositions du 1° de l'article L 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile celles du 2° de cet article et soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Jozek, premier conseiller, pour statuer sur les demandes présentées au titre de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Diaka, représentant M. C, absent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens,
- le préfet de la Haute-Garonne n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, de nationalité algérienne, né le 26 mai 1987 à Azazga (Algérie) déclare être entré le 13 mars 2020. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 11 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire sans délai, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 dispose : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise que, M. C déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français le 13 mars 2020 et n'a jamais sollicité de titre de séjour. Il indique qu'il est célibataire et sans enfant à charge et que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables. Le préfet indique qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, elle est suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision portant obligation de quitter le territoire, ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et suffisant de la situation du requérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ".
6. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a fondé la mesure d'éloignement en litige sur les dispositions du 1° du L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que M. C n'établit pas être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'a jamais sollicité de titre de séjour. Il ressort pourtant des pièces du dossier que le requérant est entré en France, à l'aéroport d'Orly le 13 mars 2020, muni d'un visa de court séjour délivré par le consulat général d'Espagne à Alger pour la période du 13 mars 2020 au 11 avril 2020. La base légale et le motif retenus par le préfet pour prendre l'arrêté attaqué sont donc entachés d'illégalité. Toutefois, le préfet de la Haute-Garonne sollicite, dans son mémoire en défense communiqué à M. C, une substitution de base légale, invoquant les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une substitution de motifs, soutenant que le requérant s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de son visa.
8. Il est constant que M. C s'est maintenu à l'expiration de son visa sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour. D'une part, ce motif, qui est de nature à fonder légalement la décision attaquée et qui résulte également de la situation existant à la date de cette décision, peut être substitué au motif initialement retenu dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il avait entendu se fonder initialement sur ce motif et que cette substitution ne prive le requérant d'aucune garantie procédurale liée au motif substitué. D'autre part, les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile peuvent être substituées aux dispositions du 1° de ce même article, dès lors qu'il résulte de l'instruction que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Il y a donc lieu de procéder à ces substitutions et d'écarter le moyen tiré de l'erreur de fait commise par le préfet.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande de titre de séjour ne figurant pas dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2, est effectuée à Paris, à la préfecture de police et, dans les autres départements, à la préfecture ou à la sous-préfecture. () "
10. Si le requérant soutient que la préfecture de la Haute-Garonne a commis une erreur de fait en ce qu'elle mentionne qu'il n'a jamais sollicité de titre de séjour, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment d'un simple échange de courriels avec les services de la préfecture de Tarn-et-Garonne en mai 2021, que le requérant se serait présenté en préfecture pour y déposer une demande de titre de séjour ni même qu'il aurait été dans l'impossibilité de le faire depuis son entrée en France le 13 mars 2020. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
11. En cinquième et dernier lieu, il résulte des pièces du dossier que le requérant est entré récemment sur le territoire le 13 mars 2020. Il est célibataire et sans charge de famille. S'il soutient bénéficier d'attaches familiales fortes en France en invoquant la présence de ses deux sœurs en situation régulière sur le territoire français, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où résident son père et trois de ses sœurs. Dans ces conditions, nonobstant la circonstance que M. C bénéficie d'un contrat de travail à durée indéterminée, qu'il a déclaré avoir conclu sous couvert de faux documents d'identité italiens, le préfet en édictant une décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une décision portant obligation de quitter le territoire français est informé, par cette notification écrite, des conditions, prévues aux articles L. 722-3 et L. 722-7, dans lesquelles cette décision peut être exécutée d'office. / Lorsque le délai de départ volontaire n'a pas été accordé, l'étranger est mis en mesure, dans les meilleurs délais, d'avertir un conseil, son consulat ou une personne de son choix ". Aux termes de l'article L. 613-4 du même code : " L'étranger auquel est notifiée une décision portant obligation de quitter le territoire français est également informé qu'il peut recevoir communication des principaux éléments, traduits dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des décisions qui lui sont notifiées en application des chapitres I et II ".
13. M. C fait valoir que les informations prévues par les dispositions précitées ne lui ont pas été intégralement communiquées et qu'il n'a pas été ainsi en mesure d'assurer en temps utiles l'exercice effectif de ses droits en violation du respect des droits de la défense. Toutefois, si les conditions dans lesquelles un acte administratif est notifié peuvent, dans l'hypothèse d'une notification irrégulière, avoir une incidence sur l'opposabilité des voies et délais de recours, elles restent toutefois sans influence sur la légalité de cet acte. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été pris en méconnaissance des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en violation du respect des droits de la défense doit être écarté.
14. En deuxième lieu, dès lors que l'obligation de quitter le territoire n'est pas entachée d'illégalité, le moyen du requérant tiré, par la voie de l'exception, de ce que la décision portant refus de délai de départ volontaire serait entachée d'illégalité ne peut être accueilli.
15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
16. Le préfet de la Haute-Garonne, pour refuser à M. C un délai de départ volontaire, s'est notamment fondé sur les dispositions du 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'entrée irrégulière de l'intéressé sur le territoire français. Or, il résulte de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement que M. C est entré en France sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa en cours de validité. La décision portant refus de délai de départ volontaire est donc, sur ce point, entachée d'une erreur de fait. Il ressort cependant des pièces du dossier que le préfet s'est également fondé sur les dispositions précitées du 8° du même article, au motif que M. C ne possédait pas de garanties de représentation suffisantes. Il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur ce seul motif compte tenu de ce que l'intéressé, bien que présentant à l'instance une copie de deux pages de son passeport et un contrat de bail, a déclaré lors de son interpellation avoir obtenu, à l'expiration de son visa et par l'intermédiaire d'un ami résidant en Grande-Bretagne, une carte d'identité italienne et un permis de conduire italien falsifiés qu'il a présentés lors de son interpellation le 10 novembre 2022 et avec lesquels il a pu conclure un contrat de travail à durée indéterminée. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté.
17. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au 11, le requérant, qui ne justifie pas de circonstances particulières, n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
18. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que le requérant a pu, à sa seule lecture, en connaître les motifs et a ainsi été mis à même de les discuter utilement. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit, dès lors, être écarté.
19. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en l'interdisant de retour pour une durée d'un an, le préfet aurait commis une erreur d'appréciation de la situation de M. C.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 11 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire sans délai, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de renvoi. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E:
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Diaka et au préfet de la Haute-Garonne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
F. A La greffière
A. BACH
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière en chef :
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026