mardi 16 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulouse |
| Section | Tribunal Administratif de Toulouse |
| N° Dossier | TA31-2206718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CAMBON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 novembre 2022, M. B C, représenté par Me Cambon, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2)° d'annuler la décision du 21 septembre 2022 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2022 par lequel le préfet de la Haute-Garonne lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ou à tout le moins, de réexaminer sa situation ;
5°) de mettre les entiers dépens à la charge de l'Etat ainsi qu'une somme de 1 800 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance de son droit à être entendu ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et révèle un défaut d'examen sérieux ;
- elle est dépourvue de base légale ;
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 février 2023, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Douteaud a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 17 juin 1991, déclare être entré en France le 2 août 2021. Le 9 novembre 2021, il a sollicité son admission au titre de l'asile, demande rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 21 février 2022. Par arrêté du 2 mai 2022, le préfet de la Haute-Garonne l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Le 28 avril 2022, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 2 mai 2022 et de la décision du 21 septembre 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. C ayant été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 avril 2023, ses conclusions tendant à être admis à l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, la décision attaquée vise le texte sur lequel elle se fonde, retrace le parcours administratif de M. C et précise les motifs pour lesquels le préfet de la Haute-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour. Elle comporte ainsi l'énoncé des circonstances de droit et de fait propres à mettre M. C en mesure de la contester utilement. Par suite, le préfet n'ayant pas l'obligation de faire état de tous les éléments relatifs à la situation du requérant, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision attaquée doit être écarté. Pour les mêmes motifs et dès lors qu'il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à une analyse approfondie de la situation de M. C, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de sa situation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si le moyen tiré de la violation de l'article 41 précité par un État membre de l'Union européenne est inopérant, dès lors qu'il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article ne s'adresse qu'aux organes et aux organismes de l'Union, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision défavorable à ses intérêts, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait été privé de la faculté dont il dispose de faire connaître au préfet, à l'appui de sa demande de titre de séjour, tout élément qu'il aurait jugé utile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru en situation de compétence liée pour refuser de délivrer un titre de séjour au requérant. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () 7). Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".
8. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
9. Par son avis du 29 août 2022, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que le traitement qu'il requiert est disponible en Algérie, pays à destination duquel il peut voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier que le préfet s'est approprié cet avis. M. C, qui a levé le secret médical, indique souffrir d'une coxarthrose bilatérale sévère. Toutefois, il n'apporte aucun élément de nature à établir que le traitement nécessité par son état de santé ne serait pas disponible en Algérie. Par ailleurs, si M. C soutient qu'il subit actuellement des examens, cette circonstance, outre qu'elle n'est assortie d'aucune pièce justificative, ne caractérise ni l'existence d'une erreur de droit ni celle d'une erreur manifeste d'appréciation entachant la décision attaquée. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Garonne a entaché sa décision d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.
10. En cinquième lieu, ainsi qu'il a dit précédemment, M. C n'établit pas que le traitement requis par son état de santé ne serait pas disponible en Algérie. Ensuite, s'il soutient avoir toujours sollicité la délivrance de titre de séjour afin de ne pas se placer en situation irrégulière et fournir des efforts pour apprendre le français, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de M. C doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
12. M. C soutient que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au droit garanti par les dispositions précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, il n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, la décision attaquée vise le texte sur lequel elle se fonde et comporte l'énoncé des motifs pour lesquels le préfet de la Haute-Garonne a obligé M. C à quitter le territoire français. Il ne ressort ni de cette motivation ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux doivent être écartés.
15. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Le droit d'être entendu implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
16. Il résulte du principe rappelé ci-dessus que, contrairement à ce que soutient le requérant, il n'appartient pas au préfet de l'inviter à produire les éléments qu'il estime nécessaire à l'instruction de sa demande. Ainsi, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait été privé de la faculté dont il dispose de faire connaître au préfet tout élément qu'il juge utile, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit à être entendu doit être écarté.
17. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru en situation de compétence liée. Par suite, le moyen doit être écarté.
18. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour, d'une attestation de demande d'asile ou d'une autorisation provisoire de séjour autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour. / () ". Aux termes de l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ".
19. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour de M. C n'a pas donné lieu à la remise du récépissé prévu par les dispositions précitées de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais à la remise d'un document daté du 28 avril 2022 comportant la mention : " ce document ne constitue en aucun cas un justificatif d'identité ou une autorisation de séjour ".
20. D'autre part, le seul dépôt d'une demande de titre de séjour ne saurait faire obstacle à ce que l'autorité administrative décide de l'éloignement d'un étranger, y compris si un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour lui a été délivré pendant la durée d'instruction de cette demande de titre de séjour, à moins que la loi prescrive l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à l'intéressé, cette circonstance faisant alors obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière.
21. Il résulte de ce qui a été dit aux points 7 à 9 du présent jugement que M. C n'entre pas dans les cas ouvrant délivrance de plein droit d'un titre de séjour " étranger malade ". Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
22. En cinquième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 10 du présent jugement, le préfet de la Haute-Garonne n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision de refus de séjour sur la situation personnelle du requérant.
23. En sixième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 12, le moyen tiré de ce que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au droit garanti par les dispositions précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision obligeant M. C à quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant délai de départ volontaire :
25. En premier lieu, la décision attaquée vise le texte sur lequel elle se fonde et comporte l'énoncé des motifs pour lesquels le préfet de la Haute-Garonne a accordé un délai de départ volontaire à M. C. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Haute-Garonne n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux doivent être écartés.
26. En deuxième lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de la décision attaquée, en raison de l'illégalité de la décision obligeant M. C à quitter le territoire français, doivent être écartés.
27. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait cru en situation de compétence liée. Par suite, le moyen doit être écarté.
28. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. "
29. M. C n'établit pas qu'il aurait été mis dans l'impossibilité de faire état auprès des services préfectoraux de circonstances particulières susceptibles de justifier l'octroi d'un délai de départ supérieur au délai de droit commun de 30 jours. En outre, les éléments invoqués par le requérant n'étant pas de nature à justifier qu'un délai de départ volontaire supérieur à 30 jours devrait lui être accordé, les moyens tirés de ce que le préfet de la Haute-Garonne aurait entaché sa décision d'une erreur de droit et commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation doivent être écartés.
30. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant délai de départ volontaire doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
31. Les conclusions à fin d'annulation de M. C étant rejetées, ses conclusions à fin d'injonction doivent l'être également, dès lors que le présent jugement ne nécessite aucune mesure d'exécution au regard des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative.
Sur les dépens :
32. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de M. C présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
33. Les conclusions de M. C tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées, l'Etat n'étant pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M.Ca tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M.Ca est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. BCa, à Me Cambon et au préfet de la Haute-Garonne.
Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Héry, présidente,
Mme Sarraute, première conseillère,
Mme Douteaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 juillet 2024.
La rapporteure,
S. DOUTEAUDLa présidente,
F. HÉRY
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
La greffière en chef,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026